Manifestation à Tunis pour la libération de femmes critiques de Saied

Des journalistes tunisiens portent des pancartes et crient des slogans lors d'une manifestation à Tunis le 27 mai 2024. (AFP)
Des journalistes tunisiens portent des pancartes et crient des slogans lors d'une manifestation à Tunis le 27 mai 2024. (AFP)
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Publié le Mercredi 14 août 2024

Manifestation à Tunis pour la libération de femmes critiques de Saied

  • Des centaines de Tunisiens ont manifesté mardi à Tunis pour marquer la Journée nationale de la femme et demander la libération de détenues ayant critiqué le président Kais Saied
  • Elu en 2019, M. Saied s'est accaparé tous les pouvoirs lors d'un coup de force en juillet 2021, et est depuis accusé de dérive autoritaire

TUNIS: Des centaines de Tunisiens ont manifesté mardi à Tunis pour marquer la Journée nationale de la femme et demander la libération de détenues ayant critiqué le président Kais Saied, a constaté un journaliste de l'AFP.

Elu en 2019, M. Saied s'est accaparé tous les pouvoirs lors d'un coup de force en juillet 2021, et est depuis accusé de dérive autoritaire. De nombreux opposants, dont des femmes, ont été arrêtés.

"Malheureusement aujourd'hui, c'est un jour de colère pour les femmes emprisonnées à cause de leurs opinions politiques (et) de leur militantisme dans la société (...) Nous sommes en colère et nous demandons la liberté pour toutes les prisonnières", a déclaré Karima Brini, présidente de l'Association Femme et citoyenneté.

Chaïma Issa, figure de l'opposition et membre de la coalition du Front de salut national, qui a été emprisonnée plusieurs mois en 2023, a aussi dénoncé les arrestations ainsi que les conditions de détention des détenues.

"Je ne peux qu'être solidaire avec elles, car ce qu'elles vivent actuellement, je l'ai vécu aussi (...) Aujourd'hui, avec cette chaleur étouffante, les prisonnières croupissent dans les prisons sans électricité, sans eau, sans les moindres conditions de vie décente", a-t-elle dit.

Les partisans du Parti destourien libre se sont également rassemblés près du ministère de la Femme plus tôt dans la journée, appelant à la libération de leur dirigeante, Abir Moussi.

Critique de M. Saied et emprisonnée depuis octobre, Mme Moussi a récemment été condamnée à deux ans de prison, deux jours après avoir déposé sa candidature à l'élection présidentielle prévue le 6 octobre.

Elle a été condamnée en vertu d'une loi promulguée par M. Saied en 2022 pour lutter contre les "fausses nouvelles".

En juillet, l'avocate Sonia Dahmani avait elle aussi été condamnée à un an de prison pour "diffusion de fausses nouvelles", près de deux mois après son arrestation suite à des commentaires ironiques sur la situation du pays.

En mai, la militante antiraciste Saadia Mosbah avait été arrêtée, quelques heures après que M. Saied a critiqué les organisations d'aide aux migrants.

Mme Mosbah avait notamment défendu les droits des migrants subsahariens après un discours en février 2023 du président qui avait critiqué l'arrivée "de hordes de migrants clandestins", présentés comme une menace pour le pays.

Les associations de défense des droits humains ont récemment dénoncé une "dérive autoritaire" et un "recul" des libertés en Tunisie, berceau du Printemps arabe.


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.