Aiguisez vos crayons, les enfants, il est temps de retourner à l’école

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Publié le Mercredi 14 août 2024

Aiguisez vos crayons, les enfants, il est temps de retourner à l’école

  • Voir des visages désireux d’apprendre est revigorant, dit un enseignant saoudien.
  • La rentrée scolaire en Arabie saoudite suscite une vague d’enthousiasme et de préparation alors que les élèves, les parents, les détaillants et les éducateurs se préparent pour la nouvelle année scolaire.

DJEDDAH : Une nouvelle année académique est prévue pour commencer en Arabie saoudite.

Les magasins de papeterie et d’articles scolaires du royaume sont très actifs car les parents et les élèves font le plein de fournitures en prévision du début des cours.

Pour de nombreux étudiants, la promesse d’un nouveau départ suscite l’enthousiasme d’acheter des articles de papeterie conçus selon leurs personnages préférés ou qui correspondent à leur style personnel. Le marché regorge d’options adaptées à chaque esthétique. Des roses scintillantes aux nuances de noir chics.

Les acheteurs de retour à l’école comme Neama Al-Sabea ont exprimé leur satisfaction face aux diverses options et aux prix concurrentiels offerts par les magasins de papeterie et de fournitures de bureau  à l'occasion de la rentrée scolaire

Mère de cinq enfants, Al-Sabea a déclaré à Arab News : « Nous sommes reconnaissants d’un retour en douceur à l’école – un retour à la routine, à l’apprentissage, à l’étude et au bon rythme. Il y a beaucoup de magasins qui offrent de belles fournitures scolaires à divers prix.

« Chaque magasin a son propre prix, mais nous penchons vers le centre Al-Hadaya pour ses prix raisonnables et sa large gamme de produits de qualité. Bien sûr, la librairie Jarir est une excellente option aussi, même si elle est un peu chère. »

Al-Sabea a déclaré que cette année, les enfants plus âgés se sont tournés vers des sacs à dos simples et sportifs de marques comme Adidas et Nike, privilégiant les couleurs sombres, tandis que sa fille en troisième année optait pour des couleurs vives, des papillons et « toutes sortes de choses mignonnes ».

La plupart des parents sont d’accord pour dire que le retour à l’école nécessite une planification et du temps, car ce n’est généralement pas quelque chose qui peut être fait en un jour.

Al-Sabea a une routine et dit : « Tout préparer pour l’école prend plus qu’une journée, car il y a beaucoup à acheter.

« Nous décomposons habituellement le plan en magasins de papeterie pour les stylos, les carnets de notes et les sacs à dos. Une journée pour les magasins d’uniformes, de vêtements de sport, de chaussures, de chaussettes et d’accessoires pour cheveux, puis Abaya pour les filles plus âgées, ce qui peut prendre un jour pour se réconcilier. »

Le centre Al-Hadaya est à l’avant-garde de la rentrée scolaire, où Sufyan Raya, spécialiste principal du marketing numérique, a déclaré à Arab News que la campagne promotionnelle lancée il y a un mois avait vu une forte hausse de la demande.

Parmi les joyaux de la couronne du centre cette année, une gamme exclusive de produits de marques mondialement reconnues telles que Adidas, Nike, Puma, Disney et Marvel. Centrepoint et Jarir Bookstore sont les deux autres magasins qui offrent les produits dans la région occidentale du royaume.

« Les produits ornés de personnages seront exclusivement disponibles chez nous, au lieu des articles traditionnels pour protéger les droits de la marque », a déclaré Raya à Arab News.

Le magasin a également acheté des produits auprès de fournisseurs internationaux et de ses propres usines à Turkiye, en Chine et en Malaisie.

« Nous veillons à offrir des prix très compétitifs dans le magasin, ce qui explique pourquoi la demande cette année a été et continue d’être beaucoup plus élevée que les années précédentes », a ajouté M. Raya. « Nos préparatifs pour la sélection et la réception des marchandises ont commencé il y a six mois. »

Mariam Shafea, propriétaire d’une papeterie à La Mecque, a récemment lancé sa propre entreprise pour tirer parti de la demande accrue de fournitures scolaires.

« Nous avons constaté une forte hausse des ventes, en particulier dans le secteur de la papeterie », a-t-elle déclaré.

Lorsqu’on lui a posé une question sur les achats en ligne, Al-Sabea a noté qu’elle préférait clairement les magasins traditionnels car elle pense que l’excitation de la préparation à l’école est palpable, avec des enfants et des parents qui se préparent pour une nouvelle année scolaire.

Elle a déclaré : « Faire des achats en magasin me permet de voir et de sentir les articles, de vérifier leur taille et d’évaluer leur qualité en personne — ce qui n’est tout simplement pas possible lorsque je fais mes achats en ligne.

« C’est bien plus qu’acheter des choses, c’est une expérience avec vos enfants. Il est amusant de faire le shopping avec toute la famille, ce qui fait que c’est un événement commun plutôt qu’une tâche solitaire. »

Cependant, Al-Sabea reconnaît la commodité des achats en ligne pour certains articles, surtout lorsqu’il s’agit d’éléments essentiels comme les produits de soin.

Elle a ajouté : « C’est (aussi) pratique pour faire des provisions de collations saines pour mes enfants. Ce sont des articles dont je me fie à la qualité et que je n’ai pas besoin de voir en personne. »

La rentrée scolaire en Arabie saoudite suscite une vague d’enthousiasme et de préparation alors que les élèves, les parents, les détaillants et les éducateurs se préparent pour la nouvelle année scolaire.

Pour Dania Al-Mousa, une enseignante saoudienne de Djeddah, le retour à l’école après les vacances d’été est un moment d’anticipation et d’excitation.

« Voir les visages des étudiants désireux d’apprendre est vraiment revigorant », a déclaré Al-Mousa.

« La pause nous a permis de recharger nos batteries, mais c’est le retour en classe qui nous permet de vraiment sentir l’impact que nous pouvons avoir sur la vie de nos élèves.

« Chaque nouvelle année apporte de nouveaux défis et de nouvelles possibilités, et je suis ravie de guider mes élèves dans un autre chapitre de leur parcours éducatif. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le bilan des morts s'alourdit, le pouvoir appelle à des contre-manifestations

Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains". (AFP)
Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains". (AFP)
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  • "Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées", a-t-elle souligné, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien"
  • D'une ampleur inédite depuis trois ans, le mouvement pose à la République islamique, proclamée en 1979, l'un de ses plus grands défis

PARIS: Le pouvoir iranien a perpétré un "massacre", selon un groupe de défense des droits humains, pour réprimer le mouvement de contestation dans le pays, où les autorités ont appelé à des manifestations lundi en soutien à la République islamique.

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé.

"Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées", a-t-elle souligné, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien".

D'une ampleur inédite depuis trois ans, le mouvement pose à la République islamique, proclamée en 1979, l'un de ses plus grands défis.

Déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants protestant contre la cherté de la vie, il a gagné de nombreuses autres villes. Les autorités ont imposé une coupure d'internet, désormais en vigueur depuis plus de 72 heures, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a appelé les autorités à "la plus grande retenue" dans l'usage de la force et à rétablir les communications.

L'IHR a aussi estimé à plus de 2.600 les manifestants arrêtés.

Le pouvoir judiciaire a réitéré que les mis en cause seraient traités "avec fermeté", après que le chef de la police a fait état "d'importantes arrestations".

"Deuil national" 

En fin de journée, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les "martyrs de la résistance", en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués.

Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent désormais de plus en plus des "émeutiers" instrumentalisés selon elles par l'étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.

Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains".

La télévision d'Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funéraires d'agents des forces de l'ordre.

Dimanche, une vidéo largement partagée montrait de nouveau des manifestants se rassemblant dans le quartier de Pounak, à Téhéran, en scandant des slogans en faveur de la monarchie déchue.

La télévision d'Etat s'est efforcée de montrer une forme de retour au calme, diffusant des images d'une circulation fluide. Le gouverneur de Téhéran, Mohammad-Sadegh Motamedian, a affirmé à la télévision que "le nombre de manifestations (était) en baisse".

Très présent sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils en exil du chah renversé en 1979, a de son côté appelé à de nouvelles actions, se disant prêt à retourner dans son pays et mener une transition démocratique.

Hôpitaux "débordés" 

Des images publiées sur les réseaux sociaux  - probablement par des moyens satellitaires - ont montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l'est du pays.

Dans une autre vidéo authentifiée par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de Téhéran, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.

Le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé que les hôpitaux étaient "débordés" par l'afflux de manifestants blessés, et que les réserves de sang diminuent.

A Téhéran, un journaliste de l'AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne, avec beaucoup de boutiques qui ont baissé le rideau.

Les écoles sont fermées et l'enseignement se fait désormais à distance mais sans internet, il est impossible de se connecter. De même, si de nombreux Iraniens se rendent encore au bureau, l'absence de réseau rend toute activité difficile.

Des manifestations de solidarité ont rassemblé des milliers de personnes dimanche à Paris, Londres ou Vienne, tandis qu'à Istanbul, la police turque a bloqué les manifestants devant le consulat iranien.

"Vivant ou non" 

"Nous ne savons rien de nos proches actuellement en Iran", a déploré dans la foule londonienne Fahimeh Moradi, 52 ans. "Mon fils est là-bas, et je ne sais pas s'il est vivant ou non".

Le président américain Donald Trump a répété samedi que Washington se tenait "prêt à aider" les manifestants "aspirant à la liberté".

En cas de frappes américaines, l'Iran ripostera en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis, a averti le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui dit espérer que Téhéran "serait bientôt délivré du joug de la tyrannie", tandis qu'un haut responsable militaire affirmait que l'armée serait "en mesure de répondre avec force si nécessaire".

La mobilisation survient dans un pays affaibli par une guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l'ONU.


Soudan: chassé par la guerre, le gouvernement annonce son retour à Khartoum

Le gouvernement, allié à l'armée, ainsi que des agences de l'ONU avaient également quitté la capitale pour se replier à Port-Soudan, devenue alors capitale provisoire. (AFP)
Le gouvernement, allié à l'armée, ainsi que des agences de l'ONU avaient également quitté la capitale pour se replier à Port-Soudan, devenue alors capitale provisoire. (AFP)
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  • "Nous sommes de retour aujourd'hui (...) le gouvernement de l'espoir revient dans la capitale nationale", a déclaré Kamel Idris aux journalistes à Khartoum, promettant de "meilleurs services" pour les habitants
  • Plus de 3,7 millions de personnes avaient fui la capitale dès les premiers mois du conflit, déclenché en avril 2023, lorsque les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) s'en étaient emparés

KHARTOUM: Le Premier ministre soudanais a annoncé dimanche le retour dans la capitale Khartoum du gouvernement qui en avait été chassé en 2023 par la guerre et avait été transféré à Port-Soudan, dans l'est du pays.

"Nous sommes de retour aujourd'hui (...) le gouvernement de l'espoir revient dans la capitale nationale", a déclaré Kamel Idris aux journalistes à Khartoum, promettant de "meilleurs services" pour les habitants.

Plus de 3,7 millions de personnes avaient fui la capitale dès les premiers mois du conflit, déclenché en avril 2023, lorsque les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) s'en étaient emparés.

Le gouvernement, allié à l'armée, ainsi que des agences de l'ONU avaient également quitté la capitale pour se replier à Port-Soudan, devenue alors capitale provisoire.

Reprise en mars 2024 par l'armée, Khartoum a depuis enregistré le retour de plus d'un  million de personnes, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Mais après plus de 1.000 jours de guerre, les services de base de la capitale -- hôpitaux, aéroports, centrales électriques-- restent dévastés.

L'ONU estime à environ 350 millions de dollars le coût de la réhabilitation des infrastructures.

Dans son discours dimanche, M. Idris a promis de reconstruire les hôpitaux, d'améliorer les services éducatifs, d'électricité, d'eau et d'assainissement.

Lors d'une visite à Khartoum en juillet dernier, la première depuis sa prise de fonction en mai, il avait déjà affirmé que "Khartoum redeviendra une capitale nationale fière".

Depuis, les autorités ont commencé à reconstruire certains quartiers, même si les FSR ont mené à plusieurs reprises des frappes de drones, notamment contre des infrastructures.

Fin octobre, les paramilitaires qui avaient redirigé leurs offensives vers l'ouest du pays après la perte de la capitale, s'étaient emparés d'El-Facher, la dernière des cinq capitales de la vaste région du Darfour qui était encore contrôlée par l'armée.

Depuis, les FSR se concentrent sur la région voisine du Kordofan, terre pétrolifère située sur l'axe entre le Darfour et Khartoum.

La guerre a tué plusieurs dizaines de milliers de personnes et déraciné plus de 11 millions d'autres, tant à l'intérieur du territoire qu'au-delà de ses frontières.


Syrie: les forces kurdes quittent Alep après des jours de combats meurtriers

Les affrontements, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, ont fait au moins 21 morts parmi les civils depuis mardi, et provoqué le déplacement d'environ 155.000 personnes, selon les données officielles. (AFP)
Les affrontements, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, ont fait au moins 21 morts parmi les civils depuis mardi, et provoqué le déplacement d'environ 155.000 personnes, selon les données officielles. (AFP)
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  • L'agence officielle syrienne Sana a confirmé que "les bus transportant le dernier groupe de membres des FDS ont quitté le quartier de Cheikh Maqsoud à Alep, en direction du nord-est"
  • Après avoir pris le contrôle d'Achrafieh, l'armée syrienne avait déjà annoncé samedi la fin de ses opérations à Cheikh Maqsoud et le départ des combattants kurdes vers le nord. Mais les forces kurdes avaient démenti ces affirmations

ALEP: Les forces kurdes en Syrie ont annoncé dimanche l'évacuation de leurs combattants des deux quartiers où ils étaient retranchés à Alep, après plusieurs jours de combats meurtriers contre les forces gouvernementales.

"Nous sommes parvenus à un accord qui a conduit à un cessez-le-feu et permis l'évacuation des martyrs, des blessés, des civils pris au piège et des combattants des quartiers d'Achrafieh et de Cheikh Maqsoud vers le nord et l'est de la Syrie", ont écrit les Forces démocratiques kurdes (FDS) dans un communiqué.

L'agence officielle syrienne Sana a confirmé que "les bus transportant le dernier groupe de membres des FDS ont quitté le quartier de Cheikh Maqsoud à Alep, en direction du nord-est".

Après avoir pris le contrôle d'Achrafieh, l'armée syrienne avait déjà annoncé samedi la fin de ses opérations à Cheikh Maqsoud et le départ des combattants kurdes vers le nord. Mais les forces kurdes avaient démenti ces affirmations.

Les affrontements, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, ont fait au moins 21 morts parmi les civils depuis mardi, et provoqué le déplacement d'environ 155.000 personnes, selon les données officielles.

Accusations mutuelles 

Les deux camps s'accusent mutuellement d'en être à l'origine.

Ces combats ont fragilisé encore plus un accord conclu en mars entre les deux parties pour intégrer les institutions civiles et militaires de l'administration autonome kurde au sein de l'Etat syrien, qui n'a pas encore été appliqué.

L'évacuation des combattants a été obtenue "grâce à la médiation des parties internationales pour mettre fin aux attaques et aux violations commises contre notre peuple à Alep", a affirmé le FDS, après avoir au contraire dénoncé quelques heures plus tôt des déplacements forcés et des enlèvements de civils.

Depuis Damas, l'émissaire américain Tom Barrack avait lancé samedi un appel à la "retenue" et à la fin des hostilités, après avoir rencontré le président Ahmad al-Chareh dont le gouvernement se dit déterminé à asseoir son autorité sur Alep, la deuxième ville du pays.

Un correspondant de l'AFP posté samedi à l'entrée du quartier Cheikh Maqsoud a vu au moins cinq autocars transporter des hommes, escortés par les forces de sécurité.

Prises au piège pendant des jours, des familles hagardes ont enfin pu quitter le lieu des combats.

Des hommes portent leurs enfants sur le dos, des femmes et des enfants pleurent. "Papa, papa", répète une petite fille cherchant son père.

Mais plusieurs dizaines de jeunes gens sont mis à l'écart par les forces de sécurité, qui les forcent à s'asseoir par terre, tête baissée, sous leur garde, avant de les embarquer dans des cars.

Les FDS, qui ont été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique en Syrie, sont soutenues par Washington qui appuie également Ahmad al-Chareh.

Les combats ont fait craindre une escalade régionale, la Turquie voisine se disant prête à intervenir aux côtés des autorités syriennes et Israël prenant la défense des Kurdes.

Depuis la chute de Bachar al-Assad, le pouvoir islamiste s'est engagé à protéger les minorités. Mais les combats d'Alep sont le troisième épisode de violences avec des minorités, après des massacres d'alaouites sur la côte en mars et des combats avec les druzes dans le sud en juillet.

Les Kurdes, qui ont tiré profit du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s'emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, y compris des champs pétroliers et gaziers, réclament notamment un système de gouvernance décentralisé, ce que rejette Damas.