Biden à Chicago pour passer le flambeau à Harris et faire ses adieux politiques

Le président américain Joe Biden parle d'un accord de cessez-le-feu à Gaza avant de signer une proclamation pour désigner le Springfield 1908 Race Riot National Monument, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 16 août 2024. (AFP)
Le président américain Joe Biden parle d'un accord de cessez-le-feu à Gaza avant de signer une proclamation pour désigner le Springfield 1908 Race Riot National Monument, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 16 août 2024. (AFP)
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Publié le Lundi 19 août 2024

Biden à Chicago pour passer le flambeau à Harris et faire ses adieux politiques

  • Les démocrates s’apprêtent à sortir "les mouchoirs" lundi pour Joe Biden, qui viendra passer solennellement le flambeau à Kamala Harris en ouverture de la convention démocrate
  • Mais voilà qu'après le retrait de Joe Biden le 21 juillet, les démocrates se prennent à rêver à nouveau d'une victoire avec leur candidate de 59 ans face à Donald Trump

CHICAGO: Les démocrates s’apprêtent à sortir "les mouchoirs" lundi pour Joe Biden, qui viendra passer solennellement le flambeau à Kamala Harris en ouverture de la convention démocrate.

Ce ne sera pas le cas des manifestants pro-palestiniens, qui entendent montrer leur colère contre le président et la vice-présidente dans les rues de Chicago.

Il y a un mois à peine, le parti s'attendait à investir sans passion le président octogénaire, embourbé dans les sondages.

Mais voilà qu'après le retrait de Joe Biden le 21 juillet, les démocrates se prennent à rêver à nouveau d'une victoire avec leur candidate de 59 ans face à Donald Trump.

Comment imaginer que Joe Biden ne ressente aucune amertume face à ce débordement d'enthousiasme, que sa candidature n'a jamais suscité ?

- "Estime immense" -

Il lui sera pourtant interdit lundi d'exprimer autre chose qu'un soutien sans mélange dans son discours.

Ce sera aussi une sorte de testament, au terme d'un demi-siècle de vie politique, même si Joe Biden a promis de jouer un rôle dans la campagne.

Il devrait plaider pour la défense de la démocratie face à Donald Trump, qui n'a jamais concédé sa défaite en 2020, et qui ne s'est pas engagé à reconnaître un verdict défavorable des urnes en novembre.

"J'aurai des mouchoirs en papier demain", a confié dimanche à l'AFP LaurieBeth Hager, une déléguée démocrate représentant le Dakota du Nord.

"Je suis émerveillée par le courage politique qu'il lui a fallu" pour se retirer, a-t-elle ajouté.

"Il y a une estime immense" pour le président démocrate, a commenté dimanche sur CNN J.B. Pritzker, le gouverneur de l'Illinois, l'Etat où se trouve Chicago, "mais (les Américains) ont besoin de savoir qu'ils votent pour quelqu'un qui peut les enthousiasmer."

Maintenant qu'il a jeté l'éponge, le parti démocrate déborde d'affection pour "Joe", qui s'éclipsera sitôt son allocution finie pour des vacances en Californie.

Nul doute donc que l'émotion sera très forte si, comme le veut la rumeur, Kamala Harris vient le rejoindre sur scène lundi soir.

- Manifestations -

Aucune larme à attendre en revanche du côté des manifestants pro-palestiniens, qui veulent protester contre la politique de soutien à Israël de l'administration Biden-Harris tout au long de la convention, avec les plus grands rassemblements attendus lundi et jeudi.

Les organisateurs parlent de dizaines de milliers de manifestants dans la troisième ville américaine, qui a une longue histoire de mobilisation politique.

Les opposants ne pourront qu'entr'apercevoir lundi le United Center, antre de la légendaire équipe de basket des Chicago Bulls, où se tiendra la convention.

Les rues qui y mènent sont barrées par des blocs de béton et des camions garés en travers. La salle est entourée d'un périmètre de sécurité, gardé par de hautes barricades en métal.

Une très importante présence policière sera déployée tout au long de la convention, tandis que les tribunaux ont été mis en alerte.

- Trump en Pennsylvanie-

Et Donald Trump ?

L'ancien président républicain, qui depuis le retrait de Joe Biden a perdu son meilleur ennemi, va multiplier les déplacements dans les Etats clé, pour essayer d'enrayer l'élan pris par sa rivale.

Le milliardaire de 78 ans sera en Pennsylvanie lundi, pour parler d'économie.

Et certainement pour lancer une nouvelle salve de violentes attaques contre son adversaire, cette "folle" et "communiste".

Les anciens présidents Bill Clinton et Barack Obama, ainsi qu'Hillary Clinton et Michelle Obama sont attendus à Chicago.

La convention doit se conclure jeudi avec le grand discours par lequel Kamala Harris acceptera sa nomination, qui lui déjà est acquise suite à un vote des délégués par internet.

L'euphorie démocrate ferait presque oublier que le scrutin s'annonce serré et que l'avance de Kamala Harris dans les sondages reste dans la marge d'erreur statistique.

Donald Trump domine le parti républicain, malgré sa condamnation historique dans une affaire pénale et les poursuites dans plusieurs autres.

Il reste adulé par une base apparemment inoxydable de partisans, encore plus depuis la tentative d'assassinat dont il a été victime en juillet.

"Je ne nous vois pas du tout en favoris", a averti Kamala Harris dimanche.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.