Les Houthis disent avoir piégé et provoqué des explosions à bord du pétrolier grec Sounion

Abdel Malek al-Houthi, a affirmé jeudi dans un discours que ses forces avaient "pris d'assaut" le pétrolier cette semaine. Le "Sounion", a-t-il dit, avait violé "l'interdiction" imposée par les Houthis à la navigation à destination d'Israël. (Reuters)
Abdel Malek al-Houthi, a affirmé jeudi dans un discours que ses forces avaient "pris d'assaut" le pétrolier cette semaine. Le "Sounion", a-t-il dit, avait violé "l'interdiction" imposée par les Houthis à la navigation à destination d'Israël. (Reuters)
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Publié le Samedi 31 août 2024

Les Houthis disent avoir piégé et provoqué des explosions à bord du pétrolier grec Sounion

  • Selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, le "Sounion" a été touché le 21 août par des tirs au large de la ville yéménite de Hodeida
  • Parti d'Irak, le pétrolier naviguait vers un port près d'Athènes, transportant 150.000 tonnes de pétrole brut. Il a perdu sa force de propulsion et était ancré en mer Rouge à la suite de l'attaque

SANAA: Les rebelles houthis du Yémen ont annoncé jeudi avoir fait exploser des charges cette semaine sur le pétrolier "Sounion" battant pavillon grec, qu'ils avaient attaqué en mer Rouge, provoquant plusieurs incendies à bord.

Le chef du mouvement houthi, Abdel Malek al-Houthi, a indiqué que l'opération s'était déroulée cette semaine. Depuis, les rebelles ont accepté de donner l'accès au bateau à des équipes de sauvetage.

Selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, le "Sounion" a été touché le 21 août par des tirs au large de la ville yéménite de Hodeida. Les Houthis, proches de l'Iran, ont affirmé l'avoir frappé avec des drones et  missiles.

Parti d'Irak, le pétrolier naviguait vers un port près d'Athènes, transportant 150.000 tonnes de pétrole brut. Il a perdu sa force de propulsion et était ancré en mer Rouge à la suite de l'attaque.

Les 25 membres d'équipage ont été secourus par un navire de la mission de protection des navires marchands en mer Rouge "Aspides" de l'Union européenne.

Jeudi soir, les Houthis ont diffusé sur leurs médias des images vidéo montrant un homme masqué et armé préparant à bord un dispositif explosif.

La vidéo montre ensuite une série d'explosions sur le pont du bateau, d'où s'élèvent flammes et colonnes de fumée.

Abdel Malek al-Houthi, a affirmé jeudi dans un discours que ses forces avaient "pris d'assaut" le pétrolier cette semaine. Le "Sounion", a-t-il dit, avait violé "l'interdiction" imposée par les Houthis à la navigation à destination d'Israël.

La vidéo montre également des dégâts sur la coque du navire.

L'annonce intervient au lendemain de celle de la mission iranienne auprès de l'ONU, affirmant que les Houthis avaient accepté une "trêve temporaire" pour permettre de secourir le pétrolier, dont la situation fait peser un risque de catastrophe écologique en mer Rouge.

"Après que plusieurs parties internationales, notamment européennes, nous ont contactés, elles ont été autorisées à remorquer le pétrolier en feu", avait écrit tard mercredi soir le porte-parole des Houthis, Mohamed Abdel Salam, sur X.

Aspides a pour sa part indiqué jeudi sur X que le "Sounion" était en feu depuis le 23 août, avec "plusieurs incendies observés sur le pont principal", précisant qu'il n'y avait "pas de fuite de pétrole et que le navire est toujours ancré et ne dérive pas".

La mission précise se préparer "à faciliter toutes les actions nécessaires (...) pour éviter une catastrophe environnementale".

Depuis des mois les Houthis mènent des attaques au large du Yémen contre des navires qu'ils estiment liés à Israël, disant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza.

Ces attaques ont perturbé le trafic dans une zone maritime essentielle pour le commerce mondial, poussant les Etats-Unis à mettre en place une coalition maritime internationale et à frapper des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l'aide du Royaume-Uni.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.