Trois policiers tués dans une « attaque armée » dans le sud de la Cisjordanie

Deux des victimes sont des trentenaires, tandis que la troisième, un homme d'une cinquantaine d'années, a succombé à ses blessures après son évacuation. (AFP)
Deux des victimes sont des trentenaires, tandis que la troisième, un homme d'une cinquantaine d'années, a succombé à ses blessures après son évacuation. (AFP)
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Publié le Dimanche 01 septembre 2024

Trois policiers tués dans une « attaque armée » dans le sud de la Cisjordanie

  • Le commandant Ouzi Levy s'est exprimé devant la presse aux côtés du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, colon d'extrême droite
  • "Au lieu de libérer des terroristes, il faut leur tirer une balle dans la tête", a lancé M. Ben Gvir

TARQUMYA: Trois policiers israéliens, dont une femme, ont été tués dimanche dans une "attaque armée" dans le sud de la Cisjordanie occupée, a annoncé le commandant de la police israélienne dans ce territoire palestinien où l'armée israélienne mène une vaste opération "antiterroriste".

Le commandant Ouzi Levy s'est exprimé devant la presse aux côtés du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, colon d'extrême droite.

"Au lieu de libérer des terroristes, il faut leur tirer une balle dans la tête", a lancé M. Ben Gvir.

"Le droit à la vie (des Israéliens) est plus important que la liberté de circulation des habitants dépendant de l'Autorité palestinienne", a ajouté le ministre, partisan de l'annexion de toute la Cisjordanie.

Deux des victimes sont des trentenaires, tandis que la troisième, un homme d'une cinquantaine d'années, a succombé à ses blessures après son évacuation, a de son côté détaillé le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Dans la nuit de vendredi à samedi déjà, deux attaques menées par des Palestiniens avaient visé des colonies juives dans la même région.

Depuis le début de la guerre entre Israël et la bande de Gaza, déclenchée en riposte à l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre, les violences ont flambé en Cisjordanie où environ 490.000 Israéliens vivent dans les colonies au milieu de trois millions de Palestiniens.

L'ONU indique qu'environ 650 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne ou des colons depuis le 7 octobre. Au moins 23 Israéliens parmi lesquels des soldats et des policiers y ont péri dans des attaques palestiniennes ou des opérations de l'armée, selon les données officielles israéliennes.

Depuis mercredi, l'armée israélienne mène des raids sur plusieurs villes et camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie.

Au moins 22 Palestiniens ont été tués dans cette "opération antiterroriste", au cours de frappes aériennes, de tirs ou de combats, en majorité des combattants des groupes armés palestiniens en lutte contre Israël, en tête desquels le Hamas et son allié du Jihad islamique.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.