L'Arabie saoudite lance une licence de consultant en développement d'usine pour stimuler l'industrie

Les tâches de la licence de consultant en développement comprennent la réduction des coûts matériels. Shutterstock
Les tâches de la licence de consultant en développement comprennent la réduction des coûts matériels. Shutterstock
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Publié le Mardi 03 septembre 2024

L'Arabie saoudite lance une licence de consultant en développement d'usine pour stimuler l'industrie

  •  Les tâches de la licence de consultant en développement comprennent la réduction des coûts matériels et l'élaboration et la mise en œuvre de stratégies d'entreprise
  • Les candidats à la licence doivent être des ressortissants saoudiens titulaires au minimum d'une licence

DJEDDAH: L'Arabie saoudite a introduit un nouveau service de licence de consultant en développement d'usine visant à stimuler le secteur industriel.

Cette initiative, lancée par le ministère de l'Industrie et des Ressources minérales, vise à renforcer les installations industrielles, à améliorer leur fonctionnement, à accroître l'efficacité de la production et à tirer parti de l'expertise des professionnels nationaux dans le secteur industriel.

Le ministère a déclaré que les tâches de la licence de conseil en développement comprennent la réduction des coûts des matériaux et l'élaboration et la mise en œuvre de stratégies d'entreprise.

Cet ajout aux licences de conseil industriel s'inscrit dans le cadre d'efforts plus larges visant à développer les installations de production et leurs activités.

Il s'agit d'organiser les processus, d'améliorer les normes de qualité, d'analyser les performances afin d'accroître l'efficacité et la compétitivité, et de dialoguer avec les parties prenantes de l'entreprise, telles que les investisseurs et le conseil d'administration.

Le ministère de l'industrie a indiqué que les candidats à la licence doivent être des ressortissants saoudiens titulaires d'au moins une licence délivrée par une université ou un établissement d'enseignement supérieur local.

Les candidats peuvent également se qualifier avec un diplôme équivalent d'une institution internationalement reconnue en dehors du Royaume.

Le ministère a également entamé des discussions avec l'Université Roi Fahd du Pétrole et des Minéraux, afin de renforcer la coopération scientifique et universitaire mutuelle. Khalid ben Saleh Al-Mudaifer, vice-ministre des affaires minières, a rencontré le 1er septembre Muhammad Al-Saggaf, président de l'Université Roi Fahd du Pétrole et des Minéraux (KFUPM).

Au cours de leur réunion, à laquelle ont assisté Bob Wilt, PDG de la société minière saoudienne Ma'aden, ainsi que certains responsables de la KFUPM, les deux parties ont mis l'accent sur le développement des capacités humaines et la formation de professionnels spécialisés dans le secteur.

Le vice-ministre a également rencontré la première cohorte d'étudiants du programme de sciences et d'ingénierie minières, parrainé par Ma'aden.

Dans le cadre de cette initiative décennale, lancée en novembre 2023 en partenariat avec le ministère de l'industrie et des ressources minérales, Ma'aden a accepté de parrainer 30 étudiants par an dans le cadre du programme - 20 étudiants poursuivant des études d'ingénierie minière et 10 étudiants poursuivant des études de géologie.

La réunion a également porté sur la coopération future entre le ministère et la KFUPM en vue de développer des partenariats dans les domaines de la science et de la recherche, en particulier dans l'ingénierie des matériaux, un domaine scientifique important pour l'avancement des industries modernes et prospectives du Royaume.

Les discussions ont porté sur la demande mondiale croissante de minéraux stratégiques en raison de l'évolution significative vers les énergies renouvelables et les initiatives de décarbonisation.

Les deux parties ont également examiné la croissance substantielle des technologies numériques et de l'innovation dans les minéraux et les industries de pointe, ainsi que l'expansion du développement urbain et des projets d'infrastructure.

Les étudiants ont également présenté leur expérience dans le cadre du programme de formation d'été et ont visité des sites miniers et des industries minérales, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Royaume.

S'adressant au public, Al-Mudaifer a souligné que le secteur saoudien des mines et des minéraux est devenu l'un des plus développés et des plus attrayants au monde. Il a noté que les récents classements internationaux confirment la croissance rapide du secteur dans des environnements réglementaires et fondamentaux qui ont attiré les investissements miniers et minéraux au cours des cinq dernières années.

Il a également souligné que la coopération entre son ministère et les institutions universitaires est essentielle pour faire progresser les aspects clés du secteur industriel et minier, y compris le développement d'une main-d'œuvre nationale qualifiée grâce au soutien des programmes d'éducation et de recherche.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.