L'Arabie saoudite condamne les déclarations israéliennes sur le corridor de Philadelphie à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se tient devant une carte de la bande de Gaza, expliquant qu'Israël doit garder le contrôle du « corridor de Philadelphie », une zone stratégique le long de la frontière du territoire avec l'Égypte, lors d'une conférence de presse qu'il a tenue à Jérusalem, le lundi 2 septembre 2024. (AP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se tient devant une carte de la bande de Gaza, expliquant qu'Israël doit garder le contrôle du « corridor de Philadelphie », une zone stratégique le long de la frontière du territoire avec l'Égypte, lors d'une conférence de presse qu'il a tenue à Jérusalem, le lundi 2 septembre 2024. (AP)
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Publié le Mercredi 04 septembre 2024

L'Arabie saoudite condamne les déclarations israéliennes sur le corridor de Philadelphie à Gaza

  • L'Égypte a déclaré qu'elle n'accepterait aucune présence israélienne le long du corridor
  • Le contrôle de la zone a été l'un des principaux points de friction lors des négociations en vue d'un cessez-le-feu et d'un accord sur les otages

RIYAD : L'Arabie saoudite a condamné les déclarations israéliennes concernant la frontière entre Gaza et l'Égypte, affirmant que le Royaume se tenait aux côtés du Caire à ce sujet.

Un communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères, publié mardi en fin de journée, dénonce les ambitions israéliennes concernant le corridor de Philadelphie, dans le sud de la bande de Gaza, à la frontière égyptienne, ainsi que « les tentatives absurdes de justifier les violations israéliennes continues des lois et des normes internationales ».

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré qu'il souhaitait maintenir des troupes dans le corridor dans un avenir prévisible.

« Le corridor de Philadelphie – ou, de manière plus précise, le point de fermeture sud (de Gaza) – doit être entre nos mains. Il doit être fermé. Toute autre initiative ne garantirait pas la démilitarisation que nous recherchons », a-t-il déclaré.

L'Égypte a déclaré qu'elle n'accepterait aucune présence israélienne le long du corridor.
Le contrôle de la zone a été l'un des principaux points de friction lors des négociations en vue d'un cessez-le-feu et d'un accord sur les otages dans le cadre d'une guerre qui entre maintenant dans son onzième mois.

« Le Royaume met en garde contre ces déclarations provocatrices et leurs conséquences, qui risquent de saper les efforts de médiation », indique le communiqué.

L'insistance de M. Netanyahou sur la présence de troupes dans le corridor a irrité certains alliés qui estiment que cette question ne devrait pas être utilisée pour empêcher la conclusion d'un accord sur le conflit.

Interrogé par les journalistes sur la question de savoir si le Premier ministre israélien en faisait assez pour garantir l'accord sur les otages, le président américain Joe Biden a répondu simplement : « Non. »

Benny Gantz, un ancien général de l'armée qui a fait partie du cabinet de guerre de M. Netanyahou jusqu'à sa démission en juin, a critiqué la position du Premier ministre sur le corridor de Philadelphie et a insisté sur la nécessité d'un accord pour la libération des otages.
« Ce n'est pas le corridor de Philadelphie qui est en cause, mais l'absence de décisions véritablement stratégiques », a insisté M. Gantz.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.