Le Hamas et Netanyahu s'accusent mutuellement de l'échec des négociations de trêve à Gaza

Des hommes marchent parmi les débris d'un bâtiment touché par un bombardement israélien dans le quartier de Sheikh Radwan, au nord de la ville de Gaza, le 3 septembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours dans le territoire palestinien entre Israël et le Hamas. (AFP)
Des hommes marchent parmi les débris d'un bâtiment touché par un bombardement israélien dans le quartier de Sheikh Radwan, au nord de la ville de Gaza, le 3 septembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours dans le territoire palestinien entre Israël et le Hamas. (AFP)
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Publié le Jeudi 05 septembre 2024

Le Hamas et Netanyahu s'accusent mutuellement de l'échec des négociations de trêve à Gaza

  • Le Hamas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rejettent la responsabilité de l'échec des négociations sur une trêve dans la bande de Gaza
  • Le mouvement islamiste palestinien insiste sur l'application, en l'état, d'un plan annoncé le 31 mai par le président américain Joe Biden, qu'il avait accepté

Territoires palestiniens: Le Hamas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rejettent la responsabilité de l'échec des négociations sur une trêve dans la bande de Gaza, où une campagne anti-polio a déjà permis la vaccination de près de 200.000 enfants, selon l'OMS.

Depuis l'annonce de la découverte, dimanche, des corps de six otages par l'armée israélienne, M. Netanyahu est soumis à une forte pression afin de parvenir à un accord pour la libération des otages encore retenus, en échange d'une trêve des combats, qui permettrait d'aller vers un cessez-le-feu permanent après bientôt onze mois de guerre.

"Nous essayons de trouver des terrains sur lesquels commencer les négociations [mais] ils (le Hamas) refusent [et disent] qu'il n'y a rien à discuter", a dénoncé Benjamin Netanyahu mercredi lors d'une conférence de presse.

Le mouvement islamiste palestinien insiste sur l'application, en l'état, d'un plan annoncé le 31 mai par le président américain Joe Biden, qu'il avait accepté.

"Nous n'avons pas besoin de nouvelles propositions", a écrit le Hamas sur Telegram jeudi, ajoutant que M. Netanyahu "utilise les négociations pour prolonger l'agression contre (le) peuple" palestinien.

Le Premier ministre israélien souhaite qu'Israël conserve le contrôle du couloir de Philadelphie, une zone tampon à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, aussi longtemps qu'il le juge nécessaire, pour empêcher le Hamas de faire entrer des armes dans le territoire palestinien ou d'exfiltrer vers l'Egypte des otages ou certains de ses combattants à travers des tunnels.

Le Hamas demande un retrait israélien total de la zone. L'insistance de M. Netanyahu à vouloir contrôler le couloir de Philadelphie "vise à empêcher l'obtention d'un accord", d'après le Hamas.

A Washington, le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller, a appelé chaque partie à faire les concessions nécessaires.

- Points d'achoppement -

"Nous attendons simplement" que les otages "reviennent vivants et non dans des cercueils", a déclaré Anet Kidron, qui a participé à Tel-Aviv à une des manifestations organisées dans le pays pour appeler à leur libération.

Selon M. Netanyahu, le couloir de Philadelphie est loin d'être le seul point d'achoppement.

La question du nombre de prisonniers palestiniens détenus par Israël devant être relâchés en échange de chaque otage libéré, ou d'un éventuel veto israélien à la libération de certains de ces détenus font partie de tout ce qui "n'a pas été résolu", soutient-il.

Le Qatar, médiateur clé dans les négociations, a jugé mardi que l'approche israélienne cherchait à "falsifier les faits", soulignant qu'un tel procédé "conduira en fin de compte à l'arrêt des efforts de paix".

L'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a déclenché la guerre, a entraîné dans son sillage la mort de 1.205 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 97 sont toujours retenues à Gaza dont 33 ont été déclarées mortes par l'armée israélienne.

Les représailles israéliennes, qui ont dévasté Gaza, y ont fait au moins 40.861 morts, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, qui ne détaille pas le nombre de civils et de combattants tués. Selon l'ONU, la majorité des morts sont des femmes et des enfants.

- "Destruction injustifiée" -

Une frappe nocturne israélienne a tué quatre personnes abritées dans des tentes près de l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir al-Balah (centre), a indiqué jeudi matin à l'AFP une source médicale.

L'armée israélienne a affirmé avoir ciblé "un centre de commandement" utilisé par le Hamas et des militants du Jihad islamique à Deir al-Balah.

Plus au sud, dans la zone d'Al-Mawasi, un missile a fait un mort et plusieurs blessés, a rapporté le Croissant-Rouge palestinien.

D'après un rapport d'Amnesty international consulté jeudi par l'AFP, sur une bande large de 1 à 1,8 km le long de la frontière de l'enclave palestinienne avec Israël, plus de 90% des bâtiments semblent avoir été "détruits ou gravement endommagés" par l'armée israélienne afin d'y créer une zone tampon.

L'ONG de défense des droits humains appelle à une enquête internationale pour "crimes de guerre", dénonçant "une campagne de destruction injustifiée".

"Malgré les mauvaises conditions" à Gaza, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé mercredi avoir pu administrer une première dose de vaccination anti-polio à quelque 187.000 enfants dans le centre du territoire.

Après la découverte du premier cas de polio à Gaza en 25 ans, une campagne à grande échelle a débuté dimanche, après de premières vaccinations samedi, à la faveur de "pauses humanitaires" dans les combats.

L'OMS doit commencer jeudi à vacciner dans le sud du territoire, où elle estime devoir toucher 340.000 enfants en quatre jours. Entre le 9 et le 11 septembre, l'organisation passera dans le nord de Gaza.

- Raid en Cisjordanie -

A Tubas, dans le nord de la Cisjordanie occupée où l'armée israélienne poursuit jeudi sa vaste opération lancée le 28 août, cinq hommes âgés de 21 à 30 ans ont été tués et deux autres personnes blessées "lors d'une attaque contre une voiture", a affirmé le Croissant-Rouge palestinien dans un communiqué.

Les forces israéliennes ont pris d'assaut le camp de réfugiés de Faraa, dans le gouvernorat de Tubas, et des explosions y ont été entendues, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Le Croissant-Rouge affirme que l'armée israélienne leur a confié le corps sans vie d'un adolescent de 17 ans à l'entrée du camp de Faraa, après avoir été empêchée par elle de le soigner, dit l'organisation.

L'armée israélienne a pour sa part indiqué avoir mené dans la zone "trois frappes ciblées contre des terroristes armés qui présentaient une menace".

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a affirmé mercredi la nécessité d'employer "toute la force" contre les groupes armés palestiniens en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, où l'armée a annoncé samedi la mort d'un de ses soldats.

Au moins 35 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début de l'opération, d'après le ministère palestinien de la Santé.


L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie

L'Union européenne et l'Arménie ont tenu mardi leur tout premier sommet, illustrant la volonté des Européens d'aider ce pays du Caucase à s'éloigner prudemment de la Russie, son allié historique. (AFP)
L'Union européenne et l'Arménie ont tenu mardi leur tout premier sommet, illustrant la volonté des Européens d'aider ce pays du Caucase à s'éloigner prudemment de la Russie, son allié historique. (AFP)
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  • Ce sommet est une "occasion de renforcer nos liens et de porter notre partenariat unique à un niveau supérieur", a expliqué Mme von der Leyen
  • Les dirigeants européens et arméniens ont ainsi signé plusieurs accords dans différents domaines comme les transports, l'énergie, la sécurité ou le soutien à l'économie

EREVAN: L'Union européenne et l'Arménie ont tenu mardi leur tout premier sommet, illustrant la volonté des Européens d'aider ce pays du Caucase à s'éloigner prudemment de la Russie, son allié historique.

"Nous vivons tous dans un contexte géopolitique volatil et, dans cet environnement difficile, le tout premier sommet UE–Arménie ne pouvait pas être plus opportun", a déclaré à Erevan la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

Ce sommet est une "occasion de renforcer nos liens et de porter notre partenariat unique à un niveau supérieur", a expliqué Mme von der Leyen.

Les dirigeants européens et arméniens ont ainsi signé plusieurs accords dans différents domaines comme les transports, l'énergie, la sécurité ou le soutien à l'économie.

"Nous voulons faire de l'Arménie une destination clé pour les investisseurs", a encore affirmé la présidente de la Commission européenne.

Désormais, "l'UE appelle les entreprises à investir en Arménie. C'est aussi un fait historique, car nous n'avions encore jamais entendu un tel appel, un tel message", s'est félicité M. Pachinian.

"L'Arménie peut devenir un hub régional pour les nouvelles routes commerciales mondiales, en particulier dans le domaine crucial des matières premières critiques. Et l'Europe est prête à vous soutenir", a encore assuré Mme von der Leyen.

L'UE veut en outre aider l'Arménie à mieux résister face aux crises et à combattre la désinformation en matière électorale, alors que des élections législatives doivent se tenir dans un mois dans le pays.

L'Arménie espère également des avancées sur la question de l'assouplissement des visas pour ses ressortissants qui se rendent dans l'UE.

Candidate à l'UE ? 

Autre témoignage du soutien des Européens à l'Arménie, Emmanuel Macron, en visite d'Etat dans le pays et qui a reçu un accueil digne d'une star à son arrivée dimanche, a pris part mardi avec Nikol Pachinian à la deuxième édition du "dialogue d'Erevan", un forum consacré à de multiples sujets, de la résilience démocratique aux interconnexions régionales entre Asie et Europe.

"Je crois très profondément que la vocation de l'Arménie est une vocation européenne", a lancé le président français.

"L'Europe est le partenaire le plus naturel de l'Arménie et du Sud Caucase dans le moment que nous vivons", a-t-il insisté.

Lundi, Erevan a accueilli le 8e sommet de la Communauté politique européenne, rendez-vous qui rassemble deux fois par an des dizaines de dirigeants de toute l'Europe, à l'exception de la Russie et du Bélarus.

En toile de fond de cet étalage de soutiens, se pose la question d'une potentielle future demande d'adhésion de l'Arménie à l'UE, sur laquelle les autorités du pays avancent cependant très prudemment.

Interrogé mardi sur une éventuelle candidature, M. Pachinian a expliqué que son pays devait d'abord se mettre au niveau des exigences liées au processus d'adhésion.

L'an dernier, l'Arménie a adopté une loi déclarant officiellement son intention de se porter candidate à l'UE, dans la continuité d'un partenariat noué en 2017.

Mais Erevan n'a pas encore sauté le pas pour le moment, tandis que Moscou a prévenu qu'il serait "impossible" au pays d'adhérer à l'UE, vu ses liens très étroits avec l'économie russe.

Alliée de longue date à la Russie, notamment pour des raisons de sécurité, l'Arménie abrite une base militaire russe et reste membre d'alliances économiques et sécuritaires avec Moscou.

Les relations entre les deux pays se sont cependant refroidies, Erevan s'interrogeant sur la fiabilité de son allié traditionnel, qui n'est pas venu à son secours lors de la guerre avec l'Azerbaïdjan en 2023.

L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé en août un accord à Washington sous l'égide du président américain Donald Trump en vue de mettre fin au conflit territorial qui les oppose depuis des décennies.

Les Européens ne sont pas les seuls à se rapprocher de l'Arménie. Le vice-président américain J.D Vance a lui aussi fait le voyage à Erevan en février, première visite d'un tel haut responsable américain dans ce pays du Caucase.


Ormuz: l'armée américaine dit avoir détruit des missiles, des drones et six petits bâteaux iraniens

Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient. (AFP)
Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient. (AFP)
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  • Les forces américaines ont "neutralisé efficacement" l'ensemble des "missiles et drones tirés contre nos forces et contre la navigation commerciale ", a déclaré à la presse l'amiral Brad Cooper, à la tête du CENTCOM
  • Téhéran avait affirmé plus tôt avoir tiré des "missiles de croisière, roquettes et drones de combat" vers des bâtiments américains

WASHINGTON: Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient.

Ces hostilités surviennent au premier jour d'une opération américaine destinée à porter assistance à des navires bloqués dans la région du Golfe et du détroit d'Ormuz, Donald Trump affirmant qu'il s'agit là d'un "geste humanitaire" pour aider les équipages.

D'une part, les forces américaines ont "neutralisé efficacement" l'ensemble des "missiles et drones tirés contre nos forces et contre la navigation commerciale ", a déclaré à la presse l'amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Téhéran avait affirmé plus tôt avoir tiré des "missiles de croisière, roquettes et drones de combat" vers des bâtiments américains.

L'amiral a affirmé que la plus grande partie de ces attaques iraniennes ciblaient des navires commerciaux, et qu'une minorité avaient visé des bâtiments militaires américains.

D'autre part, des hélicoptères d'attaque Apache et Seahawk ont visé et détruit "six bateaux iraniens qui représentaient une menace pour la navigation commerciale ", a ajouté l'amiral Brad Cooper.

Donald Trump a affirmé de son côté que "sept petits bateaux" avaient été visés par les tirs américains.

Un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision d'Etat, a démenti la destruction des navires iraniens.

"Ensemble défensif" 

Après ces tirs, l'armée israélienne a affirmé être en "état d'alerte élevé".

Selon Donald Trump, "il n'y a pas eu, pour le moment, de dégâts dans le détroit", à part des tirs contre un navire sud-coréen à propos desquels il n'a pas donné de détail.

L'armée américaine affirme que deux destroyers, d'imposants bâtiments qui peuvent tirer des missiles, ont traversé le détroit d'Hormuz dans le cadre de l'opération "Freedom project", annoncée dimanche, tandis que deux navires commerciaux battant pavillon américain ont fait le chemin inverse et "poursuivent leur route en sécurité".

Selon l'amiral Cooper, les forces armées américaines n'escortent pas directement les navires à travers le détroit mais ont déployé "plusieurs couches qui incluent des navires, des hélicoptères, des avions, des avertissements aériens et des attaques électroniques". Le tout constitue selon lui "un ensemble défensif bien plus large" qu'une "simple escorte".

Il a assuré qu'"au final, il y aura une voie de passage dans les deux sens", mais que pour l'instant, "la chose la plus importante (...) est que les navires puissent partir."

Il n'a pas explicitement cité le détroit d'Hormuz, voie stratégique par laquelle transite d'ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole contrôlée par Téhéran depuis le début des hostilités lancées par les Etats-Unis et Israël le 28 février.

 


Russie: un immeuble endommagé à Moscou dans une frappe de drone ukrainienne

Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine. (AFP)
Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine. (AFP)
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  • "Le drone a visé un immeuble" dans la rue Mosfilmovskaïa, dans l'ouest de Moscou, a écrit sur Telegram Sergueï Sobianine le maire de la capitale russe
  • Pour sa part, la chaîne de télévision russe Vesti a diffusé des images sur lesquelles on voit un appartement endommagé, avec des murs effondrés et des portes brisées

MOSCOU: Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine.

Cette attaque intervient à quelques jours des célébrations le 9 mai de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie, à l'occasion desquelles la Russie ne déploiera pas cette année de matériel militaire pour le traditionnel défilé sur la place Rouge - pour des raisons de sécurité, selon le Kremlin.

"Le drone a visé un immeuble" dans la rue Mosfilmovskaïa, dans l'ouest de Moscou, a écrit sur Telegram Sergueï Sobianine. "Personne n'a été blessé", a-t-il précisé.

Pour sa part, la chaîne de télévision russe Vesti a diffusé des images sur lesquelles on voit un appartement endommagé, avec des murs effondrés et des portes brisées.

Selon M. Sobianine, deux autres drones visant Moscou ont été abattus dans la nuit par les systèmes de défense aérienne et un autre appareil sans pilote a été neutralisé lundi matin.

Depuis le début de son offensive en Ukraine en février 2022, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, la Russie bombarde régulièrement l'ensemble du territoire ukrainien et notamment ses infrastructures essentielles.

En représailles, Kiev frappe des cibles en Russie, assurant viser des sites militaires mais aussi des infrastructures d'hydrocarbures afin de réduire la possibilité pour Moscou de financer son effort de guerre.

Si la région moscovite fait régulièrement l'objet d'attaques de drones ukrainiennes, Moscou elle-même est plus rarement visée.

L'Ukraine, qui tente de repousser l'offensive contre son territoire, avait cherché à perturber le défilé du 9 mai l'an dernier avec des attaques de drones visant Moscou les jours précédents.

Le Kremlin a annoncé que l'armée russe ne déploierait pas de matériel militaire lors du défilé sur la place Rouge samedi prochain en raison de la "menace terroriste" posée par Kiev.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé lundi que la Russie ne pouvait "se permettre" actuellement de faire défiler des équipements militaires à Moscou et avait "peur" que des drones ukrainiens ne perturbent les commémorations. "Cela montre qu'ils ne sont pas forts", a-t-il affirmé lors d'un sommet en Arménie.