Irak: Washington accuse des groupes armés pro-iraniens d'être derrière l'attaque d'un centre diplomatique américain

Le premier ministre irakien Mohammed Shia Al-Sudani et le président iranien Masoud Pezeshkian marchent lors d'une cérémonie de bienvenue à l'aéroport international de Bagdad, à Bagdad, Irak, le 11 septembre 2024. (AFP)
Le premier ministre irakien Mohammed Shia Al-Sudani et le président iranien Masoud Pezeshkian marchent lors d'une cérémonie de bienvenue à l'aéroport international de Bagdad, à Bagdad, Irak, le 11 septembre 2024. (AFP)
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Publié le Vendredi 13 septembre 2024

Irak: Washington accuse des groupes armés pro-iraniens d'être derrière l'attaque d'un centre diplomatique américain

  • L'attaque menée tard mardi soir sur le Centre de soutien diplomatique n'a pas fait de victimes
  • Situé dans le périmètre de l'aéroport international de Bagdad, mais rattaché à l'ambassade des Etats-Unis, cette "installation diplomatique américaine" fournit un appui logistique et abrite notamment des services médicaux

BAGDAD: L'ambassade des Etats-Unis en Irak a accusé vendredi "des milices alliées à l'Iran" d'être responsables d'une "attaque" contre un centre diplomatique américain à l'aéroport international de Bagdad, réitérant son "droit à l'autodéfense" pour "protéger son personnel".

L'attaque menée tard mardi soir sur le Centre de soutien diplomatique n'a pas fait de victimes. Situé dans le périmètre de l'aéroport international de Bagdad, mais rattaché à l'ambassade des Etats-Unis, cette "installation diplomatique américaine" fournit un appui logistique et abrite notamment des services médicaux.

"Les indications montrent que l'attaque a été initiée par des milices alliées à l'Iran, qui opèrent librement en Irak", selon le communiqué envoyé aux médias par l'ambassade américaine à Bagdad.

Après l'attaque, un haut responsable sécuritaire irakien, s'exprimant sous couvert d'anonymat, avait évoqué deux tirs de "roquettes de type Katioucha".

L'attaque intervenait dans un contexte régional tendu, sur fond de guerre à Gaza. Elle s'est déroulée quelques heures seulement avant une visite à Bagdad du président iranien, Massoud Pezeshkian.

Mais elle intervient aussi à un moment sensible: Bagdad et Washington négocient ensemble le retrait d'Irak d'une coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington. Dans le cadre de ce dispositif des militaires américains sont stationnés dans le pays.

"Le gouvernement irakien s'est engagé à plusieurs reprises à protéger les missions diplomatiques et le personnel militaire américain présent dans le pays à l'invitation" des autorités, rappelle le communiqué de l'ambassade américaine.

"Nous appelons de nouveau le gouvernement irakien, comme nous l'avons déjà fait à de nombreuses reprises, à protéger le personnel et les installations diplomatiques", ajoute le communiqué: "Nous nous réservons le droit à l'autodéfense pour protéger notre personnel, partout dans le monde".

Fin 2023, des dizaines de frappes de drones et tirs de roquettes avaient visé en Irak et en Syrie la coalition internationale, revendiqués par des groupes armés pro-Iran qui disent agir par solidarité avec Gaza et réclament le départ des troupes étrangères.

Après l'incident de mardi soir pourtant, un influent groupe armé pro-iranien, les Brigades du Hezbollah, avait fustigé une "attaque" destinée selon lui à "brouiller la visite du président iranien à Bagdad". Un porte-parole militaire de ce groupe avait appelé les services de sécurité irakiens à identifier les personnes "impliquées".

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.