Les Japonais fêtent le triomphe de la série "Shogun" même s'ils sont peu à l'avoir vue

L'acteur américain Tim Jo et Hannah Jo assistent au tapis rouge de la célébration des Emmy de la Walt Disney Company au Music Center de Los Angeles, le 15 septembre 2024. (Photo Apu GOMES / AFP)
L'acteur américain Tim Jo et Hannah Jo assistent au tapis rouge de la célébration des Emmy de la Walt Disney Company au Music Center de Los Angeles, le 15 septembre 2024. (Photo Apu GOMES / AFP)
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Publié le Lundi 16 septembre 2024

Les Japonais fêtent le triomphe de la série "Shogun" même s'ils sont peu à l'avoir vue

  • "Shogun" a récolté un nombre record de 18 trophées à cet équivalent des Oscars pour la télévision américaine qui se tenait à Los Angeles dimanche.
  • La série n'est disponible que sur la plateforme Disney, qui est relativement nouvelle au Japon.

OSAKA : Les Japonais ont fêté lundi le triomphe de "Shogun" aux Emmy Awards, même si beaucoup ont reconnu n'avoir jamais regardé cette série sur les dynasties nippones en guerre à l'époque féodale.

"Shogun" a récolté un nombre record de 18 trophées à cet équivalent des Oscars pour la télévision américaine qui se tenait à Los Angeles dimanche.

Elle devient la première série non anglophone à remporter la récompense reine, le prix de la meilleure série dramatique, et a également reçu le prix de la meilleure réalisation.

L'acteur principal Hiroyuki Sanada, qui incarne Lord Toranaga, est devenu le premier acteur japonais à remporter un Emmy, tandis qu'Anna Sawai, qui incarne Lady Mariko, a réalisé le même exploit en remportant le prix de la meilleure actrice.

"En tant que Japonaise, je suis heureuse que Sanada ait gagné", a déclaré à l'AFP Kiyoko Kanda, une retraitée de 70 ans, à Tokyo.

"Il a travaillé si dur depuis qu'il s'est installé à Los Angeles".

Dans "Le dernier samouraï", Tom Cruise était le personnage principal, donc c'est excitant que l'acteur japonais Hiroyuki Sanada soit le personnage principal de "Shogun", a ajouté Mme Kanda.

Elle a toutefois avoué n'avoir pour l'instant vu que la bande-annonce, mais assuré qu'elle regarderait la série étant "curieuse de savoir comment le Japon est représenté".

La série n'est disponible que sur la plateforme Disney, qui est relativement nouvelle au Japon.

Mme Otsuka, qui a refusé de donner son prénom, a indiqué n'avoir pas non plus regardé la série. "Mais j'ai vu les nouvelles et je suis heureuse qu'elle ait gagné".

Sur le réseau X japonais, les mots clés "réalisations historiques" et "Hiroyuki Sanada" faisaient partie des tendances du jour, tandis que le discours de l'acteur Sanada lors de la remise des prix a été visionné des dizaines de milliers de fois.

Yusuke Takizawa, 41 ans, n'a lui aussi regardé qu'une bande-annonce, mais dit son admiration pour la qualité de la série.

"J'ai été impressionné par la fougue des acteurs, l'attention portée aux détails et la technologie", a indiqué  M. Takizawa à l'AFP à l'extérieur du château d'Osaka, lieu historique majeur de la série.

"Je pense que de nombreux jeunes voudront tenter leur chance à Hollywood après avoir vu Sanada".

Inspiré du roman historique du Britannique James Clavell, succès littéraire des années 1970, "Shogun" rompt avec des décennies de représentations stéréotypées de l'archipel nippon dans des films ou émissions télévisées produites en Occident.

Une équipe de spécialistes - dont des perruquiers japonais - ont mis leur savoir-faire au service de la série, scrutant avec minutie les décors, costumes et mouvements des acteurs.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com