Israël ordonne la fermeture pendant 45 jours du bureau d'Al Jazeera à Ramallah, annonce la chaîne

La chaîne de télévision qatarie Al Jazeera a annoncé que les forces israéliennes avaient effectué dimanche une descente dans ses bureaux de Ramallah, en Cisjordanie occupée, et émis un ordre de fermeture de 45 jours. (AFP)
La chaîne de télévision qatarie Al Jazeera a annoncé que les forces israéliennes avaient effectué dimanche une descente dans ses bureaux de Ramallah, en Cisjordanie occupée, et émis un ordre de fermeture de 45 jours. (AFP)
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Publié le Dimanche 22 septembre 2024

Israël ordonne la fermeture pendant 45 jours du bureau d'Al Jazeera à Ramallah, annonce la chaîne

  • Walid al-Omari a précisé qu'Al Jazeera est accusé dans l'ordre de fermeture d'"inciter et de soutenir le terrorisme", selon ses propos rapportés par la chaîne
  • Le 12 septembre, le gouvernement israélien avait annoncé la révocation des cartes de presse de plusieurs journalistes d'Al Jazeera, quatre mois après avoir interdit sa diffusion et fermé son bureau en Israël le 5 mai

DOHA: La chaîne de télévision qatarie Al Jazeera a annoncé que les forces israéliennes avaient effectué dimanche une descente dans ses bureaux de Ramallah, en Cisjordanie occupée, et émis un ordre de fermeture de 45 jours.

Un soldat israélien a déclaré au chef du bureau Walid al-Omari: "Il y a une décision de justice pour fermer Al Jazeera pendant 45 jours", a rapporté la chaîne, citant la conversation qui a été retransmise en direct.

"Je vous demande de prendre toutes vos caméras et de quitter le bureau tout de suite", a poursuivi le soldat.

Selon des images de la chaîne, les militaires sont entrés masqués et lourdement armés.

Al Jazeera affirme qu'ils n'ont pas donné la raison de cet ordre de fermeture.

Walid al-Omari a cependant précisé qu'Al Jazeera est accusé dans l'ordre de fermeture d'"inciter et de soutenir le terrorisme", selon ses propos rapportés par la chaîne.

L'armée israélienne n'a pas commenté dans l'immédiat.

Le 12 septembre, le gouvernement israélien avait annoncé la révocation des cartes de presse de plusieurs journalistes d'Al Jazeera, quatre mois après avoir interdit sa diffusion et fermé son bureau en Israël le 5 mai.

Le parlement israélien avait, pour ce faire, adopté début avril une loi lui permettant de prendre des mesures contre des médias étrangers "portant atteinte à la sécurité de l'Etat".

Les fermetures de 45 jours sont renouvelables et la mise à l'arrêt d'Al Jazeera en Israël a été prolongée une quatrième fois par un tribunal de Tel Aviv le 11 septembre.

Cette interdiction n'avait jusque-là pas affecté le travail de la chaîne en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza, où les journalistes d'Al Jazeera sont présents pour couvrir la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.

L'armée israélienne a accusé à plusieurs reprises des journalistes qataris présents à Gaza d'être des "agents terroristes" affiliés au Hamas ou au Jihad islamique, l'un de ses alliés.

De son côté, Al Jazeera rejette les accusations israéliennes et affirme qu'Israël cible systématiquement ses reporters déployés dans la bande de Gaza.

La fermeture du bureau de Ramallah "n'est pas une surprise", selon la correspondante d'Al Jazeera Nida Ibrahim, citée par la chaîne.

"Nous avions entendu des responsables israéliens menacer de fermer le bureau (...) mais nous ne nous attendions pas à ce que cela se produise aujourd'hui", a-t-elle déclaré.

Le service de presse du gouvernement à Gaza, dirigé par le Hamas, a condamné dimanche cette descente de l'armée israélienne, la qualifiant de "scandale retentissant" et de "violation flagrante de la liberté de la presse".

En mai, Al Jazeera avait fustigé son interdiction d'opérer en Israël, évoquant une décision "criminelle".

"Nous condamnons et dénonçons l'acte criminel d'Israël qui viole le droit d'accès à l'information", avait-elle affirmé dans un communiqué.


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com