Israël retire leurs cartes de presse à des journalistes d'Al Jazeera

Le gouvernement israélien a annoncé jeudi qu'il révoquait les cartes de presse de plusieurs journalistes de la chaîne qatarie Al Jazeera
Le gouvernement israélien a annoncé jeudi qu'il révoquait les cartes de presse de plusieurs journalistes de la chaîne qatarie Al Jazeera
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Publié le Jeudi 12 septembre 2024

Israël retire leurs cartes de presse à des journalistes d'Al Jazeera

  • Le Bureau de presse du gouvernement (GPO) "révoque les cartes de presse de journalistes d'Al Jazeera travaillant en Israël", indique un communiqué
  • Début avril, le Parlement israélien a adopté une loi taillée sur mesure contre Al Jazeera et permettant d'interdire temporairement la diffusion en Israël de médias étrangers "portant atteinte à la sécurité de l'Etat".

JERUSALEM : Le gouvernement israélien a annoncé jeudi qu'il révoquait les cartes de presse de plusieurs journalistes de la chaîne qatarie Al Jazeera, quatre mois après avoir interdit sa diffusion et fermé son bureau en Israël.

Le Bureau de presse du gouvernement (GPO) "révoque les cartes de presse de journalistes d'Al Jazeera travaillant en Israël", indique un communiqué de cet organisme chargé à la fois de la communication du gouvernement israélien et de l'accréditation officielle des journalistes pour son compte.

Al Jazeera est un "média qui diffuse des contenus mensongers, notamment des incitations à la haine contre les Israéliens et les Juifs, et qui constitue une menace pour les soldats de Tsahal", l'armée israélienne, ajoute le GPO.

Contacté par l'AFP, Walid al-Omari, chef du bureau d'Al Jazeera pour Israël et les Territoires palestiniens a indiqué ne pas avoir été notifié officiellement de la décision annoncée par le GPO. "Nous verrons quand ce sera le cas", a-t-il dit. Selon lui, 14 employés d'Al Jazeera, tous de nationalité israélienne, sont actuellement titulaires d'une carte GPO.

L'accréditation du GPO n'est pas obligatoire pour travailler comme journaliste en Israël, mais sans elle, il est pratiquement impossible d'accéder au Parlement ou d'entrer dans des ministères ou d'avoir accès à des infrastructures militaires.

Selon une source proche du dossier, seuls quatre employés d'Al Jazeera, journalistes, sont concernés par la révocation des cartes du GPO, mesure qui ne s'applique pas aux réalisateurs de reportages et aux JRI de la chaîne.

Début avril, le Parlement israélien a adopté une loi taillée sur mesure contre Al Jazeera et permettant d'interdire temporairement la diffusion en Israël de médias étrangers "portant atteinte à la sécurité de l'Etat".

Sur la base de ce texte, le gouvernement israélien a décidé le 5 d'interdire la diffusion de la chaîne en Israël et d'y fermer ses bureaux pour une période renouvelable de 45 jours. L'interdiction a été prolongée une nouvelle fois mercredi par un tribunal de Tel-Aviv, mais n'affecte pas les opérations de la chaîne en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.

Les autorités israéliennes critiquent publiquement depuis plusieurs années la couverture par Al Jazeera de l'actualité en Israël et dans les Territoires palestiniens. Ces critiques n'ont fait que s'intensifier depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre.

L'armée israélienne a accusé à plusieurs reprises des journalistes de la chaîne qatarie travaillant dans la bande de Gaza d'être "des agents terroristes" affiliés au Hamas ou au Jihad islamique.

La chaîne nie ces accusations et accuse Israël de cibler systématiquement ses équipes dans la bande de Gaza. Quatre de ses journalistes y ont été tués depuis le début de la guerre.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".