L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis stimulent le secteur du commerce de détail dans le CCG

Le tourisme religieux et culturel contribue de manière significative à la croissance du secteur, en attirant de nombreux touristes lors des pèlerinages et des festivals. (Reuters)
Le tourisme religieux et culturel contribue de manière significative à la croissance du secteur, en attirant de nombreux touristes lors des pèlerinages et des festivals. (Reuters)
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Publié le Vendredi 27 septembre 2024

L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis stimulent le secteur du commerce de détail dans le CCG

  • Les programmes gouvernementaux ambitieux de diversification économique conduisent à des avancées significatives dans les domaines de l'infrastructure et du tourisme
  • Les nouvelles tendances telles que les options «acheter maintenant, payer plus tard» et l'évolution des préférences des consommateurs redessinent également la dynamique du marché

RIYAD: Le secteur du commerce de détail dans le Conseil de coopération du Golfe devrait croître à un taux annuel de 4,6% entre 2023 et 2028, principalement grâce aux marchés des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite, selon une récente analyse de la société de conseil en banque d'investissement Alpen Capital.

Les ventes au détail dans le CCG devraient passer de 309,6 milliards de dollars (1 dollar = 0,90 euro) en 2023 à 386,9 milliards de dollars en 2028.

Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite devraient connaître une expansion de 5,4% et 5,1%, respectivement, pour atteindre 161,4 milliards de dollars et 139,1 milliards de dollars au cours de cette période. Cette croissance est attribuée à des facteurs tels que l'augmentation de la population, la hausse du revenu par habitant et l'intensification des activités touristiques. Le renforcement du secteur de la vente au détail est essentiel pour l'Arabie saoudite, qui cherche à se positionner comme une destination commerciale et touristique de premier plan, conformément aux objectifs de diversification économique définis dans l'initiative Vision 2030.

En février, Majid al-Hogail, ministre saoudien des Affaires municipales et rurales et du Logement, a indiqué que le secteur du commerce de détail contribuait à hauteur de 23% à l'économie non pétrolière et visait à dépasser les 122,6 milliards de dollars d'ici à la fin de 2024.

«Les perspectives à long terme du secteur de la vente au détail du CCG restent positives en raison de la croissance économique, de la démographie favorable, de l'assouplissement des règles de visa et des politiques de libéralisation», a déclaré Sameena Ahmad, directrice générale d'Alpen Capital.

Elle a ajouté que les programmes gouvernementaux ambitieux de diversification économique conduisent à des avancées significatives dans les domaines de l'infrastructure et du tourisme, ce qui renforce l'attrait de la région.

Les nouvelles tendances telles que les options «acheter maintenant, payer plus tard» et l'évolution des préférences des consommateurs redessinent également la dynamique du marché. Le rapport prévoit que les ventes au détail au Koweït et à Bahreïn augmenteront à un taux de croissance annuel composé de 3,1% chacun entre 2023 et 2028, tandis que le Qatar et Oman devraient croître à des taux de 2,2% et 1%, respectivement.

Alpen Capital souligne que l'augmentation de la population, en particulier avec une concentration d'expatriés et de personnes fortunées, est un moteur essentiel de la croissance du commerce de détail dans le CCG.

«La reprise attendue de l'activité économique et l'amélioration du revenu par habitant devraient renforcer l'appétit pour les marques mondiales et les articles de luxe. Dans un contexte de développement des infrastructures, les économies du CCG s'affirment comme un centre pour les affaires mondiales, les divertissements et les événements sportifs», indique le rapport.

En outre, le tourisme religieux et culturel contribue de manière significative à la croissance du secteur, en attirant de nombreux touristes lors des pèlerinages et des festivals. Toutefois, l'analyse identifie également des risques susceptibles d'entraver la croissance, tels que les tensions géopolitiques. Les vulnérabilités des revenus des hydrocarbures, les préoccupations géopolitiques croissantes et les défis macroéconomiques mondiaux pourraient peser sur l'industrie. «La région est sensible aux chocs du côté de l'offre, ce qui pourrait entraîner des pressions inflationnistes et affecter le pouvoir d'achat des consommateurs», a ajouté Alpen Capital.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Choose France: le groupe américain Ecolab investit 100 millions d'euros

Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
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  • Le groupe américain Ecolab investira 100 M€ en France dans le cadre de Choose France, pour soutenir la décarbonation industrielle et l’électrification
  • Les fonds seront répartis entre les projets GravitHy (fer décarboné) et HoloSolis (panneaux solaires), avec à la clé environ 2.500 emplois

MARSEILLE: Le spécialiste américain du traitement de l'eau Ecolab va investir 100 millions d'euros sur deux sites en France, près de Marseille et en Moselle, a annoncé samedi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

L'annonce se fait dans le cadre des journées de l'investissement Choose France, avant un sommet prévu lundi à Versailles.

"Je suis très heureux de vous annoncer qu'Ecolab confirme son engagement en faveur de la croissance durable de l'économie française avec un investissement de 100 millions d'euros", a déclaré à La Provence le ministre.

"Ces investissements soutiennent la décarbonation industrielle et l'électrification, le développement économique régional et la création d'environ 2.500 emplois qualifiés", a-t-il ajouté.

La somme se répartit entre deux sites industriels.

Le premier est celui où s'implante, à Fos-sur-Mer, l'usine de fer GravitHy, qui réunit, en plus d'Ecolab, le géant des métaux anglo-australien Rio Tinto, le fonds Japan Hydrogen Fund, l'allemand Siemens et le français Engie.

Le premier, GravitHy, promet un fer "décarboné", c'est-à-dire produit sans énergie fossile, à partir d'hydrogène vert. La construction de l'usine doit commencer en 2027, pour un démarrage de la production en 2030.

Le second est une usine de cellules et modules photovoltaïques, HoloSolis, à Hambach (Moselle) près de Sarreguemines. Appartenant au néerlandais InnoEnergy, elle doit être la plus grande d'Europe lorsqu'elle démarrera en 2027.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.