Les Bourses mondiales attentistes face aux développements géopolitiques au Moyen-Orient

L'Autorité palestinienne (AP) est au bord de l'asphyxie financière, a estimé jeudi la Banque mondiale (BM) dans un rapport, du fait de l'assèchement complet de ses flux de ressources et d'une forte récession de l'économie palestinienne, qui vient diminuer d'autant les recettes fiscales. (AFP).
L'Autorité palestinienne (AP) est au bord de l'asphyxie financière, a estimé jeudi la Banque mondiale (BM) dans un rapport, du fait de l'assèchement complet de ses flux de ressources et d'une forte récession de l'économie palestinienne, qui vient diminuer d'autant les recettes fiscales. (AFP).
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Publié le Mercredi 02 octobre 2024

Les Bourses mondiales attentistes face aux développements géopolitiques au Moyen-Orient

  • Or, face aux incertitudes d'ordre géopolitiques, "les investisseurs institutionnels s'éteignent" en attendant d'y voir plus clair", a ajouté David Kruk.
  • Les tensions géopolitiques sont le principal centre de l'attention du marché mercredi.

PARIS : Les Bourses mondiales évoluent en ordre dispersé mercredi mais dans des marges resserrées, prudentes face aux développements géopolitiques entre Israël et l'Iran et avant la publication vendredi du rapport sur l'emploi américain.

A Wall Street, vers 15H50 GMT, le S&P 500 grappille 0,13%, le Nasdaq prend 0,23% et le Dow Jones 0,20%.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé sans grand changement (+0,05%), Francfort a reculé de 0,25% et Milan de 0,28%, tandis que Londres a grappillé 0,17%.

"Le mot d'ordre de la séance est l'attentisme", résume David Kruk, responsable du trading de La Financière de l’Échiquier.

"Le principal sujet devrait être la publication vendredi des chiffres de l'emploi aux États-Unis et de la saison des résultats" qui débutera dans deux semaines "et finalement on parle beaucoup de géopolitique et de pétrole", a-t-il poursuivi.

Or, face aux incertitudes d'ordre géopolitiques, "les investisseurs institutionnels s'éteignent" en attendant d'y voir plus clair", a ajouté David Kruk.

Les troupes israéliennes ont engagé mercredi des combats contre le Hezbollah au Liban. Parallèlement, Israël et Téhéran ont échangé des menaces dans la foulée de l'attaque massive lancée mardi par l'Iran pour venger la mort des chefs du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué dans un raid israélien vendredi dans la banlieue sud de Beyrouth, et du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyeh.

Les cours du pétrole ont profité de la résurgence des tensions géopolitiques dans la région mais leurs gains se réduisent vers 15H45 GMT: le prix du baril de Brent de la mer du Nord prend 0,64% à 74,03 dollars GMT et le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain 0,73% à 70,34 dollars.

Les tensions géopolitiques sont le principal centre de l'attention du marché mercredi, mais peu avant l'ouverture des marchés américains, les investisseurs se sont tournés vers la publication de l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab.

Les entreprises du secteur privé aux États-Unis ont créé 143.000 emplois en septembre, en nette hausse par rapport au mois d'août. Ce chiffre dépasse les attentes des analystes, qui envisageaient une accélération mais plutôt de l'ordre de 120.000 emplois, selon le consensus publié par briefing.com.

Vendredi, les investisseurs surveilleront les chiffres de l'emploi non agricole pour évaluer l'état de santé de l'économie américaine et "c'est ce qu'il faudra regarder le plus. Alors que l'inflation décélère, on veut absolument savoir si la croissance sera au rendez-vous", explique David Kruk.

En effet, "l'emploi touche la consommation, or la consommation représente 70% du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis. Ainsi, si l'emploi va moins bien, l'étape d'après est l'érosion de la consommation, ce qui toucherait la croissance", détaille M. Kruk.

Le secteur pétrolier et de la défense en hausse

Le regain de tensions au Moyen Orient ont profité aux deux secteurs pétrolier et de la défense.

En Europe, TotalEnergies a gagné 2,24%, Shell 1,63%, BP 1,52%, Eni 1,64%. A Wall Street, vers 15H50 GMT, Exxon Mobil prend 1,07%.

"Les attaques de missiles iraniens contre Israël ont également mis en lumière les actions du secteur de la défense", a commenté Russ Mould, analyste de AJ Bell. Thales a par exemple avancé de 0,92%, BAE Systems de 1,96%, Rheinmetall de 1,14% et Leonardo de 3,59% sur le Vieux Continent.

JD Sports et Nike essoufflés

La chaîne de vêtements de sport JD Sports Fashion a lâché 6,12% à Londres après avoir publié ses résultats, et Nike dévisse de 5,64% à New York, après avoir annoncé une baisse de ses ventes trimestrielles.

Le dollar bouge peu

Le dollar avance de 0,21% par rapport à l'euro, à 1,1045 euro, dans un marché des changes attentiste, les investisseurs soupesant le risque qu'une attaque iranienne d'envergure sur le territoire israélien fait peser pour un nouvel élargissement du conflit au Moyen-Orient.

Le bitcoin prend 1,72% à 61.835 dollars.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.