Nouvelles frappes israéliennes violentes contre Beyrouth

L'agence officielle libanaise Ani a fait état de quatre raids israéliens dimanche soir contre la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pilonné depuis plusieurs jours, l'armée israélienne disant y avoir visé des entrepôts d'armes du mouvement. (AFP)
L'agence officielle libanaise Ani a fait état de quatre raids israéliens dimanche soir contre la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pilonné depuis plusieurs jours, l'armée israélienne disant y avoir visé des entrepôts d'armes du mouvement. (AFP)
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Publié le Lundi 07 octobre 2024

Nouvelles frappes israéliennes violentes contre Beyrouth

  • Dans la nuit de samedi à dimanche, la banlieue sud avait été touchée par plus de 30 frappes, selon l'Ani, lors d'une nuit de bombardements parmi les plus intenses
  • La frappe visant Sainte-Thérèse a aplati un bâtiment, a indiqué à l'AFP une source proche du Hezbollah

BEYROUTH: L'agence officielle libanaise Ani a fait état de quatre raids israéliens dimanche soir contre la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pilonné depuis plusieurs jours, l'armée israélienne disant y avoir visé des entrepôts d'armes du mouvement.

"Des avions de guerre ennemis ont mené deux frappes sur la banlieue sud, la première a visé le quartier Sainte-Thérèse, et la seconde le quartier de Bourj al-Barajneh", a indiqué l'agence.

L'Ani a ensuite fait état de deux autres frappes israéliennes dans la banlieue, dont l'une contre la localité d'Hadath, qu'elle a décrit comme "violente".

La frappe visant Sainte-Thérèse a aplati un bâtiment, a indiqué à l'AFP une source proche du Hezbollah. Un correspondant de l'AFP a senti les fenêtres trembler. Un autre a entendu de fortes explosions et senti une puissante odeur de soufre qui était en train de se répandre dans Beyrouth.

 

Le Hezbollah libanais continuera à combattre «  l'agression » israélienne

Le Hezbollah libanais a affirmé lundi qu'il continuerait à combattre "l'agression" d'Israël, qu'il a qualifié d'entité "cancéreuse" devant être "éliminée" à terme, dans un communiqué à l'occasion du premier anniversaire de l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a embrasé la région.

La puissante formation pro-iranienne a affirmé avoir ouvert le front contre Israël dans le sud du Liban au lendemain du 7 octobre pour "défendre le Liban", tout en reconnaissant avoir "payé un prix élevé".

 

Dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée israélienne a déclaré que son aviation avait frappé des "cibles terroristes du quartier général des renseignements du Hezbollah" et "des installations de stockage d'armes" du mouvement armé dans la région de Beyrouth.

"Des explosions secondaires ont été identifiées après les frappes, indiquant la présence d'armes", a ajouté l'armée.

Une vidéo de l'AFP montre quatre frappes, deux provoquant d'énormes explosions secondaires et projetant de grandes gerbes de flammes, ainsi que des épais nuages de fumée noire.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la banlieue sud avait été touchée par plus de 30 frappes, selon l'Ani, lors d'une nuit de bombardements parmi les plus intenses, poussant de nombreuses personnes des quartiers voisins à fuir.

La banlieue sud de la capitale libanaise est régulièrement pilonnée par Israël depuis le début de sa guerre ouverte contre le Hezbollah pro-iranien le 23 septembre, notamment la nuit.

Dimanche soir, l'armée israélienne a émis un nouvel appel à évacuer au préalable.

Le Hezbollah a engagé les hostilités à la frontière avec Israël dès le début de l'offensive israélienne contre son allié, le Hamas palestinien, à Gaza en octobre 2023.

De nombreux habitants de la banlieue sud de Beyrouth ont fui vers d'autres régions libanaises depuis qu'Israël a intensifié sa campagne de bombardements le 23 septembre.

Douze personnes ont été tuées dimanche, selon le ministère de la Santé, dans des frappes israéliennes visant Kayfoun et Qmatiye, deux villages des montagnes qui surplombent Beyrouth et sa banlieue, et qui accueillent des déplacés.

Depuis octobre 2023, plus de 2.000 personnes ont été tuées dans le pays, dont plus de 1.100 depuis le 23 septembre, selon les autorités. Environ 1,2 million de personnes ont été déplacées.

 

L'armée israélienne fait état de quatre projectiles tirés de Gaza après le début des cérémonies du 7 octobre

Dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée israélienne a déclaré que son aviation avait frappé des "cibles terroristes du quartier général des renseignements du Hezbollah" et "des installations de stockage d'armes" du mouvement armé dans la région de Beyrouth.

"Des explosions secondaires ont été identifiées après les frappes, indiquant la présence d'armes", a ajouté l'armée.

Une vidéo de l'AFP montre quatre frappes, deux provoquant d'énormes explosions secondaires et projetant de grandes gerbes de flammes, ainsi que des épais nuages de fumée noire.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la banlieue sud avait été touchée par plus de 30 frappes, selon l'Ani, lors d'une nuit de bombardements parmi les plus intenses, poussant de nombreuses personnes des quartiers voisins à fuir.

La banlieue sud de la capitale libanaise est régulièrement pilonnée par Israël depuis le début de sa guerre ouverte contre le Hezbollah pro-iranien le 23 septembre, notamment la nuit.

Dimanche soir, l'armée israélienne a émis un nouvel appel à évacuer au préalable.

Le Hezbollah a engagé les hostilités à la frontière avec Israël dès le début de l'offensive israélienne contre son allié, le Hamas palestinien, à Gaza en octobre 2023.

De nombreux habitants de la banlieue sud de Beyrouth ont fui vers d'autres régions libanaises depuis qu'Israël a intensifié sa campagne de bombardements le 23 septembre.

Douze personnes ont été tuées dimanche, selon le ministère de la Santé, dans des frappes israéliennes visant Kayfoun et Qmatiye, deux villages des montagnes qui surplombent Beyrouth et sa banlieue, et qui accueillent des déplacés.

Depuis octobre 2023, plus de 2.000 personnes ont été tuées dans le pays, dont plus de 1.100 depuis le 23 septembre, selon les autorités. Environ 1,2 million de personnes ont été déplacées.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.