Le CCG et l'UE devraient unir leurs efforts en faveur de la stabilité régionale 

Christophe Farnaud a déclaré que le Conseil de coopération du Golfe et l'UE devaient travailler ensemble pour tenter d'améliorer la stabilité dans la région arabe. (Photo AN/Abdulrahman Shalhoub)
Christophe Farnaud a déclaré que le Conseil de coopération du Golfe et l'UE devaient travailler ensemble pour tenter d'améliorer la stabilité dans la région arabe. (Photo AN/Abdulrahman Shalhoub)
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Publié le Vendredi 11 octobre 2024

Le CCG et l'UE devraient unir leurs efforts en faveur de la stabilité régionale 

  • M. Farnaud a indiqué que le premier sommet conjoint des organisations aborderait également un large éventail d'autres sujets, notamment le commerce, l'innovation et l'éducation
  • Il vise à renforcer davantage les relations et à faire progresser les intérêts communs

RIYAD: Le Conseil de coopération du Golfe et l'UE devraient œuvrer ensemble pour tenter d'améliorer la stabilité dans la région arabe, a déclaré l'ambassadeur de l'UE en Arabie saoudite, au royaume de Bahreïn et au sultanat d'Oman, Christophe Farnaud.

S'exprimant lors d'une table ronde en préparation du premier sommet CCG-UE qui se tiendra à Bruxelles le 16 octobre, il a mentionné les conflits en Palestine, au Liban, au Soudan et au Yémen, ainsi que les attaques des Houthis contre la navigation en mer Rouge, comme autant de sources d'inquiétude, et a ajouté: «Nous devons travailler ensemble pour promouvoir la diplomatie et la stabilité et négocier des solutions aux crises actuelles dans la région.»

«Ce sera l'un des sujets abordés par les dirigeants, d'autant que nous traversons actuellement une période de tensions et de souffrances très fortes au sein des populations de la région. Nous pensons tous à la Palestine, mais il y a aussi le Liban, les risques en mer Rouge (et) le Soudan.»

«Je suis convaincu que le CCG et l'UE peuvent trouver une voie d’entente sur le Liban et la Palestine.»

M. Farnaud a indiqué que le premier sommet conjoint des organisations aborderait également un large éventail d'autres sujets, notamment le commerce, l'innovation, l'éducation et les relations interpersonnelles, dans l'espoir de renforcer davantage les relations et de faire progresser les intérêts communs.

Interrogé par Arab News sur la manière dont le CCG et l'UE pourraient travailler ensemble pour renforcer la stabilité et la sécurité dans la région, l'envoyé a déclaré que l'adoption d'un «langage commun» était un «point clé».

Il a ajouté: «Je suis assez optimiste quant à la possibilité d’adopter un langage commun sur la Palestine, le Liban et d'autres sujets de ce genre, ce qui, je pense, est vraiment nécessaire en ce moment. Si un État ne parle que pour lui-même, c'est intéressant, mais cela a moins de poids. Si tous les Européens et tous les pays du CCG parlent d'une seule voix, cela donne plus de poids à ce que nous avons.»

«Nous vivons une époque où les divisions sont la pire chose qui soit si l'on veut faire passer des messages forts aux parties et je pense qu'il est nécessaire que nous parlions d'une seule voix. Si tous les dirigeants européens et les dirigeants des pays du Golfe parlent d'une seule voix, je pense que cela fera une différence.»

«Parler d'une seule voix et avoir une vision claire de ce que nous voulons faire sont deux choses très importantes. Je pense qu'il est important qu'il y ait un échange entre (le CCG et l'UE). Lorsque vous êtes à un niveau aussi élevé, il est important que vous puissiez échanger et partager votre vision des choses, et nous verrons alors quel type de langage commun en découlera.»

M. Farnaud a déclaré que les dirigeants des nations membres des deux blocs «se rencontreront, discuteront et adopteront des conclusions finales» sur les sujets abordés lors du sommet.

Cette année, la Slovénie, l'Espagne et l'Irlande, pays membres de l'UE, ont officiellement reconnu la Palestine comme un État souverain, tout comme la Norvège, pays non-membre. À la question de savoir si d'autres États membres de l'UE pourraient faire de même, l'ambassadeur a déclaré: «En ce qui concerne la Palestine, la position centrale de l'UE est plus unie que ce que les gens pensent parfois», en particulier en termes de «travail sur une solution politique à long terme pour l'établissement de l'État palestinien, à la lumière de la solution à deux États.»

Mais il a ajouté qu'il était difficile de dire si et quand d'autres pays de l'UE choisiront de reconnaître officiellement la Palestine.

«Le principe est accepté par tous les États membres. Il convient de définir un calendrier», a déclaré M. Farnaud. «Certains ont déjà décidé de le faire – un nombre important – les autres veulent le faire au moment qu'ils considèrent le plus efficace.»

Lors du sommet, les dirigeants devraient s'appuyer sur la coopération existante entre le CCG et l'UE dans les domaines de l'économie, du commerce et de l'investissement.

«Actuellement, l'Union européenne est le principal partenaire du CCG. En 2023, les échanges commerciaux entre le CCG et l'Europe atteindront 170 milliards d'euros», a déclaré M. Farnaud.

«Ils aborderont des sujets essentiels pour l'avenir: relever les défis mondiaux tels que le changement climatique, le développement durable et la transition énergétique. Nous devons faire face à ces sujets ensemble.»

Il a ajouté qu'il existe un certain nombre de domaines dans lesquels il pense que le CCG et l'UE peuvent collaborer plus efficacement, notamment l'innovation, l'éducation et la santé.

L'ambassadeur a également évoqué la possibilité d'un accord de type Schengen permettant de voyager sans visa entre les pays du CCG et de l'UE: «L'UE et les États membres du CCG ont tous deux intérêt à aller plus loin (à ce sujet). L'objectif est le même, mais il est difficile aujourd'hui de dire quand. Nous devrions continuer à travailler sur la possibilité d'un accord d'exemption de visa entre l'espace Schengen et les pays du CCG.»

M. Farnaud a mis en avant les relations historiques entre le CCG et l'UE, en se référant en particulier à l'accord de 1988 qui a fourni le cadre de la coopération économique et politique entre les États membres des deux organisations.

«Les relations ne sont pas nouvelles», a-t-il déclaré. «Mais comme nous avons des intérêts communs et entretenons des liens étroits, nous devons aller plus loin.»

Il a souligné que le sommet inaugural de la semaine prochaine est le résultat d'une réunion du conseil ministériel CCG-UE qui s'est tenue à Mascate (Oman) le 10 octobre de l'année dernière.

«Au cours de cette réunion, après l'attaque du Hamas et l'offensive israélienne, il a été décidé d'organiser une réunion entre le CCG et l'UE», a déclaré M. Farnaud.

Au cours de cette réunion, a-t-il ajouté, des discussions ont également porté sur les moyens de stimuler la coopération et d'échanger des expériences et des connaissances dans les domaines du commerce, de l'investissement, des énergies renouvelables, du changement climatique, de la cybersécurité et de l'hydrogène vert.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.

 

 


L'Arabie saoudite abat plusieurs drones alors que les attaques iraniennes se poursuivent

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent. (AFP)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent. (AFP)
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  • Le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn ont également signalé qu'ils étaient confrontés à des tirs de missiles et à des menaces de drones
  • La raffinerie du port de Mina Al-Ahmadi de la Kuwait Petroleum Corporation a de nouveau fait l'objet d'attaques iraniennes

RIYAD: Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent.

Les autorités du Koweït et des Émirats arabes unis ont déclaré qu'elles étaient également confrontées à des tirs de missiles et à des menaces de drones.

La raffinerie portuaire Mina Al-Ahmadi de la Kuwait Petroleum Corporation a de nouveau été la cible d'attaques de drones iraniens, qui ont provoqué un incendie dans plusieurs de ses unités. Aucun blessé n'a été signalé.

Les pompiers tentent de maîtriser l'incendie dans l'installation, et certaines unités ont été fermées par précaution, a rapporté l'agence de presse nationale UNA.

Le ministère de l'intérieur de Bahreïn a déclaré que des éclats d'obus provenant de ce qu'il a décrit comme une "agression iranienne" ont déclenché un incendie dans un entrepôt, qui a été maîtrisé sans qu'aucun blessé ne soit à déplorer.

Selon le ministère saoudien de la défense, la majorité des drones ont été abattus au-dessus de la province orientale, où se trouvent les principales raffineries de pétrole du royaume, tandis qu'un autre a été intercepté au-dessus de la province septentrionale d'Al Jouf.

Cette nouvelle vague d'attaques survient un jour après qu'un drone a frappé une raffinerie de pétrole saoudienne sur la mer Rouge et provoqué des incendies dans deux autres installations au Koweït, alors que l'Iran intensifie sa campagne contre les infrastructures énergétiques du Golfe.

Ces frappes font suite aux dommages importants subis mercredi à Ras Laffan - la vaste plate-forme de gaz naturel du Qatar et la plus grande au monde - après que l'Iran a riposté aux frappes aériennes israéliennes sur son champ gazier de South Pars.

Ces derniers chiffres portent le nombre total de frappes de drones visant l'Arabie saoudite à au moins 503 depuis le 28 février, selon un décompte basé sur les rapports du ministère de la défense. Outre les drones, les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté 42 missiles balistiques et sept missiles de croisière au cours de la même période, ce qui souligne la nature soutenue et variée de la campagne aérienne menée contre le royaume.


L'Iran en passe d'être «décimé», assure Netanyahu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré jeudi que l'Iran était en passe d'être "décimé", près de trois semaines après le début d'une guerre qui a fait flamber les prix des hydrocarbures. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré jeudi que l'Iran était en passe d'être "décimé", près de trois semaines après le début d'une guerre qui a fait flamber les prix des hydrocarbures. (AFP)
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  • L'Iran est "en train d'être décimé" et Israël "gagne la guerre", a lancé Benjamin Netanyahu
  • "Je pense aussi que cette guerre va se terminer bien plus vite que ce que les gens imaginent", a-t-il ajouté, sans préciser les délais envisagés

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré jeudi que l'Iran était en passe d'être "décimé", près de trois semaines après le début d'une guerre qui a fait flamber les prix des hydrocarbures.

"Après 20 jours, je peux vous annoncer que l'Iran n'a aujourd'hui plus la capacité d'enrichir de l'uranium et qu'il n'a plus la capacité de produire des missiles balistiques", a déclaré M. Netanyahu, lors d'une conférence de presse télévisée.

En lançant une offensive contre Téhéran avec Israël le 28 février, Donald Trump avait d'abord dit que son objectif était d'éliminer la menace nucléaire iranienne, bien qu'il ait affirmé avoir détruit ce programme dans des frappes de juin 2025.

D'après le Premier ministre israélien, l'arsenal de missiles, drones et lanceurs de Téhéran est aujourd'hui fortement amoindri.

L'Iran est "en train d'être décimé" et Israël "gagne la guerre", a lancé Benjamin Netanyahu. "Je pense aussi que cette guerre va se terminer bien plus vite que ce que les gens imaginent", a-t-il ajouté, sans préciser les délais envisagés.

Si Washington n'a pas non plus fixé d'échéance à ses opérations militaires, le président Trump a assuré jeudi qu'il ne déployait "pas de troupes".

Raffineries touchées 

Conséquence des frappes massives jeudi sur des sites de production d'hydrocarbures dans le Golfe, le baril américain WTI, en hausse de plus de 5% jeudi, est brièvement repassé au-dessus de 100 dollars.

Le gaz européen s'est lui envolé (jusqu'à +35%), tandis que les Bourses européennes terminaient en forte baisse tout comme le Dow Jones et le Nasdaq à New York.

Parmi les installations visées: Ras Laffan, premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, où une attaque iranienne a fait des "dommages considérables", selon Doha.

Le Qatar juge que les attaques vont réduire sa capacité d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) de 17%.

Deux raffineries au Koweït ont par ailleurs été ciblées par des drones, tout comme une raffinerie saoudienne à Yanbu, sur la mer Rouge.

Ces attaques répondent à celles, la veille, du site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par Téhéran et Doha.

L'Iran, qui dit viser le Golfe parce qu'il abrite des intérêts américains, ne fera preuve d'"aucune retenue" si ses infrastructures énergétiques sont à nouveau visées, a prévenu le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

"Moratoire" 

Donald Trump a indiqué qu'Israël avait frappé la partie iranienne du site offshore, "sous le coup de la colère".

Israël a "agi seul", a confirmé Benjamin Netanyahu. "Le président Trump nous a demandé de suspendre toute nouvelle attaque et nous nous y conformons", a déclaré le Premier ministre.

Donald Trump a toutefois menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques.

Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants européens ont appelé jeudi à un "moratoire" sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et hydrauliques, exhortant également toutes les parties à une "retenue maximale".

Si d'autres infrastructures sont visées, le baril "dépassera probablement 120 dollars dans l'immédiat, avec un potentiel de hausse supplémentaire", estime Aditya Saraswat, analyste à Rystad Energy.

Pour ajouter au marché pétrolier des millions de barils, Washington pourrait lever certaines sanctions sur le pétrole iranien, mais uniquement celui qui est déjà stocké en mer sur des navires, selon le ministre des Finances Scott Bessent.

Dans la même optique, les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont commencé à libérer des stocks de pétrole, comme annoncé mi-mars.

"Tensions" 

Au 20e jour de la guerre, l'Iran démontre conserver une importante capacité de frappe.

"Nous voyons apparaître des fissures et nous essayons de les creuser aussi vite que possible, non seulement au sein du haut commandement mais aussi sur le terrain", a toutefois assuré Benjamin Netanyahu, qui a dit en outre ne pas vraiment savoir "qui dirige l'Iran en ce moment".

"Ce que nous constatons, c'est qu'il y a beaucoup de tensions parmi ceux qui se disputent le pouvoir", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

Peu après ses déclarations, plusieurs explosions ont été entendues au-dessus de Jérusalem à la suite du signalement d'une nouvelle salve de missiles iraniens, ont rapporté des journalistes de l'AFP.

Dans le Golfe, le stratégique détroit d'Ormuz reste bloqué quasi totalement par Téhéran.

Un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux circule d'ordinaire par ce passage.

Après un appel américain qui était d'abord resté lettre morte, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon se sont dits "prêts à contribuer" aux efforts pour sécuriser la navigation dans le détroit, le moment venu.

Le président français Emmanuel Macron a évoqué en ce sens la possibilité d'un "cadre onusien" pour une future mission, après les hostilités.

Dans la capitale iranienne, rien ou presque ne suggérait jeudi un pays enlisé dans la guerre.

A la veille de Norouz, le Nouvel an persan habituellement célébré avec faste, le centre-ville était comme à l'accoutumée embouteillé, mais avec une présence des forces de sécurité plus importante que d'ordinaire.