Les leaders mondiaux se réunissent à Bakou pour faire avancer les négociations sur le climat avant la COP29.

Les participants à la pré-COP, comprenant des leaders mondiaux du climat, des responsables gouvernementaux, des groupes d'intérêt et des délégués, posent pour une photo de famille à l'ouverture de la réunion à Bakou, en Azerbaïdjan, le 10 octobre 2024. (Photo COP29)
Les participants à la pré-COP, comprenant des leaders mondiaux du climat, des responsables gouvernementaux, des groupes d'intérêt et des délégués, posent pour une photo de famille à l'ouverture de la réunion à Bakou, en Azerbaïdjan, le 10 octobre 2024. (Photo COP29)
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Publié le Samedi 12 octobre 2024

Les leaders mondiaux se réunissent à Bakou pour faire avancer les négociations sur le climat avant la COP29.

  • Les discussions portent sur le financement et le soutien aux communautés vulnérables.
  • Le président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, appelle à un accord sur les questions clés.

La présidence de la COP29 accueille les leaders mondiaux du climat, les représentants des gouvernements, les groupes d'intérêt et les délégués à la pré-COP à Bakou, en Azerbaïdjan, pour discuter des principales questions environnementales auxquelles la planète est confrontée.

La réunion de trois jours de la pré-COP, qui a débuté le 10 octobre, constitue une plateforme importante pour les parties afin de faire avancer les négociations sur le climat avant la 29e conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui doit avoir lieu en novembre.

Selon un communiqué de presse publié par les organisateurs, les discussions préalables à la COP29 se concentrent sur la réalisation de progrès sur les priorités clés avant la COP29, y compris le financement du climat, le nouvel objectif collectif quantifié, l'atténuation, l'adaptation et le soutien aux communautés vulnérables.

Dans un discours prononcé en son nom par le président désigné de la COP29, Mukhtar Babayev, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a souligné l'importance de convenir d'un NCQG lors de la COP29 qui « réponde aux besoins des pays en développement, des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement » et qui représente une « augmentation substantielle » par rapport à l'objectif précédent.

M. Aliyev a déclaré que la réalisation de cet objectif nécessiterait la collaboration de la communauté internationale. « Ni l'Azerbaïdjan, en sa qualité de président de la COP29, ni aucun autre État ne peut prendre de décisions au nom des autres.

Notre rôle est de fournir une plateforme pour faciliter les négociations, et nous pensons nous en être acquittés de manière impartiale », a-t-il déclaré.

Dans son propre discours lors de la cérémonie d'ouverture, M. Babayev a reconnu les progrès accomplis, tout en appelant les participants à agir de toute urgence et à utiliser la réunion de la pré-COP pour jeter les bases d'un résultat positif lors de la COP29.

« Nous jetons des ponts et créons une dynamique, mais nous avons besoin de beaucoup plus », a déclaré M. Babayev. « Nous progressons lorsque nous nous réunissons, que nous mettons nos différences de côté et que nous nous engageons dans un dialogue ouvert et honnête.

En définissant des objectifs clairs pour chaque priorité, il a souligné la nécessité de « prendre au sérieux la responsabilité d'identifier un chiffre dans un délai donné et de proposer des solutions ».

« Les éléments qualitatifs de l'objectif, tels que la transparence et l'accessibilité, sont également essentiels pour garantir que l'objectif est à la fois juste et ambitieux.

M. Babayev a également défini des objectifs pour chacune des autres priorités de négociation, y compris la conclusion des travaux sur l'article 6, qui est une priorité essentielle pour l'affectation des ressources financières et techniques.

L'objectif est de transformer les promesses en accords signés par les contributeurs au fonds de réponse aux pertes et dommages, et d'attirer « des contributions significativement plus importantes » à tous les fonds.

Cela inclut le Fonds vert pour le climat et le Fonds d'adaptation, et la réponse à l'appel du Consensus des Émirats arabes unis à abandonner les combustibles fossiles d'une manière juste et ordonnée.

La pré-COP est la dernière étape des préparatifs de l'Azerbaïdjan en vue de la COP29, qui sera un moment clé dans l'effort mondial pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius et renforcer la résilience aux impacts climatiques.

Dans la perspective de la pré-COP, la présidence de la COP29 a également organisé une réunion informelle des chefs de délégation le 8 octobre à Bakou, suivie d'un dialogue ministériel officiel de haut niveau sur le NCQG le 9 octobre.

Une autre réunion des chefs de délégation est prévue pour le 12 octobre.
« La COP29 sera un test décisif pour l'Accord de Paris et le multilatéralisme », a déclaré M. Babayev.

« Le monde nous observe et l'histoire nous jugera sur les résultats que nous obtiendrons. Le succès ou l'échec de la COP29 sera collectif et chacun d'entre nous a un rôle à jouer. Nous devons tous offrir le meilleur de nous-mêmes ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Washington prévoit d'annoncer un accord sur le nucléaire avec Ryad 

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
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  • Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi
  • L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient d'annoncer mercredi un accord avec l'Arabie saoudite qui doterait le royaume d'un programme nucléaire civil, selon des médias américains.

L'annonce interviendrait alors que les Etats-Unis ont repris leur guerre contre l'Iran, un rival de Ryad, qui avait notamment été déclenchée en raison de la crainte américaine que le programme nucléaire iranien ne vise à doter le pays de la bombe atomique.

Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi.

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars.

En effet, une clause de l'accord, qui serait valable pendant 30 ans, prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu'il est justifié, a annoncé le Wall Street Journal.

Toutefois, des parlementaires américains républicains et démocrates, ainsi que des responsables israéliens, ont exprimé leur opposition à tout projet nucléaire civil en Arabie saoudite, craignant qu'il ne serve finalement à développer des armes nucléaires.

Interrogé à ce sujet mercredi à Manille, en marge d'une réunion de l'Asean, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'est refusé à confirmer un tel accord, renvoyant toute éventuelle annonce à la Maison Blanche.

Pressé de questions par des journalistes et visiblement un peu dans l'embarras, il a cependant assuré que les Etats-Unis "ne conclueraient jamais d'accord avec un pays dans le monde qui conduirait à un risque de prolifération" nucléaire.

Tensions régionales 

L'accord devrait être soumis au Congrès américain dans les prochains jours, mais son approbation n'est pas nécessaire pour qu'il soit entériné.

L'Arabie saoudite insiste depuis longtemps sur son droit au nucléaire civil.

Ces dernières années, Washington a cherché à intégrer tout accord concernant le nucléaire dans une stratégie plus large, qui inclurait la normalisation des relations avec Israël et la signature d'un pacte de défense.

Washington a signé un accord nucléaire en 2009 avec un voisin de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, qui n'enrichissent toutefois pas d'uranium.

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.