Le chef de la diplomatie française discute à Kiev du "plan de victoire" ukrainien

Jean-Noël Barrot, ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères à Kiev, le 19 octobre 2024, dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine. (Photo AFP)
Jean-Noël Barrot, ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères à Kiev, le 19 octobre 2024, dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine. (Photo AFP)
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Publié le Samedi 19 octobre 2024

Le chef de la diplomatie française discute à Kiev du "plan de victoire" ukrainien

  • Cette rencontre survient moins d'une semaine après que le président ukrainien eut rendu public son « plan de victoire » censé garantir « une paix juste » face à la Russie.
  • Les ministres ont aussi réagi aux informations en provenance de la Corée du Sud, qui ont fait état vendredi d'une décision de la Corée du Nord d'envoyer jusqu'à 12 000 soldats pour aider la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine.

KIEV : Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a discuté samedi à Kiev avec son homologue ukrainien, Andriï Sybiga, du « plan de victoire » et du second sommet pour la paix voulu par le président Volodymyr Zelensky.

Cette rencontre survient moins d'une semaine après que le président ukrainien eut rendu public son « plan de victoire » censé garantir « une paix juste » face à la Russie, alors que Séoul alerte sur la présence de militaires nord-coréens sur le territoire russe pour renforcer les forces de Moscou.

« Une victoire de la Russie consacrerait la loi du plus fort et précipiterait l'ordre international vers le chaos. C'est pourquoi nos échanges (...) doivent nous permettre de faire avancer le plan de paix du président Zelensky », a dit le chef de la diplomatie française lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Sybiga.

De son côté, ce dernier a indiqué avoir discuté des « mesures supplémentaires à prendre pour mettre en œuvre le plan de victoire », soulignant le soutien de la France dans le « chemin vers (l'adhésion de l'Ukraine à) l'UE et l'Otan », point principal du plan du chef de l'État ukrainien.

Les ministres ont aussi réagi aux informations en provenance de la Corée du Sud, qui ont fait état vendredi d'une décision de la Corée du Nord d'envoyer jusqu'à 12 000 soldats pour aider la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine. Selon Séoul, 1 500 militaires nord-coréens s'entraînent déjà dans l'Extrême-Orient russe avant d'être envoyés au front.

M. Barrot a estimé que la nouvelle serait « extrêmement grave », si elle était avérée, car cela « ferait entrer le conflit dans une nouvelle étape, une étape escalatoire supplémentaire », et constituerait « une exportation du conflit par la Russie vers l'Asie ».

« Nous ne parlons pas de mercenaires (...) nous parlons d'unités militaires de Corée du Nord qui seront impliquées », a pour sa part souligné le ministre ukrainien. Il a évoqué une « menace d'escalade énorme » et un risque que la guerre « dépasse les frontières actuelles ».

Dimanche, M. Barrot se rendra « dans l'est », a-t-il annoncé durant la conférence de presse, non loin de la ligne de front où la Russie continue son avancée, à la faveur du manque d'hommes et de ressources de l'Ukraine.

Dans la matinée, les ministres ont déposé une gerbe devant le mur des héros, monument du centre de Kiev qui rend hommage aux soldats tombés en Ukraine depuis 2014, année où la Russie a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée et accru son soutien aux séparatistes prorusses dans l'est.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.