Liban: plusieurs frappes d'Israël contre un groupe financier lié au Hezbollah

Selon l'Ani, plusieurs frappes ont touché différents secteurs de la banlieue sud de la capitale libanaise Beyrouth, visant pour trois d'entre elles des "filiales d'Al-Qard al-Hassan". (AFP)
Selon l'Ani, plusieurs frappes ont touché différents secteurs de la banlieue sud de la capitale libanaise Beyrouth, visant pour trois d'entre elles des "filiales d'Al-Qard al-Hassan". (AFP)
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Publié le Lundi 21 octobre 2024

Liban: plusieurs frappes d'Israël contre un groupe financier lié au Hezbollah

  • Une source sécuritaire libanaise avait auparavant évoqué deux bombardements près de l'aéroport, le seul à opérer des vols internationaux au Liban
  • Mais malgré les frappes sur la banlieue sud, des vols commerciaux ont pu atterrir en soirée à l'aéroport, a constaté un journaliste vidéo de l'AFP

BEYROUTH: L'agence nationale d'information libanaise Ani a fait état de plusieurs frappes aériennes menées dimanche soir par l'armée israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth et dans l'est du Liban contre des filiales d'une institution financière liée au Hezbollah.

L'agence a aussi fait état d'une "frappe" près de l'aéroport international Rafic Hariri à Beyrouth, qui jouxte la banlieue sud où l'armée israélienne a mené dimanche soir d'intenses opérations militaires.

Une source sécuritaire libanaise avait auparavant évoqué deux bombardements près de l'aéroport, le seul à opérer des vols internationaux au Liban.

Un correspondant de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever près de l'aéroport. Mais malgré les frappes sur la banlieue sud, des vols commerciaux ont pu atterrir en soirée à l'aéroport, a constaté un journaliste vidéo de l'AFP.

L'armée israélienne avait annoncé des ordres d'évacuation appelant les habitants à s'éloigner "immédiatement" des abords des succursales d'Al-Qard al-Hassan, société financière visée depuis plusieurs années par des sanctions économiques américaines et accusée par Israël de financer le Hezbollah pro-iranien.

Selon l'Ani, plusieurs frappes ont touché différents secteurs de la banlieue sud de la capitale libanaise Beyrouth, visant pour trois d'entre elles des "filiales d'Al-Qard al-Hassan".

Dans la banlieue sud de Beyrouth un important incendie s'est déclaré, projetant dans le ciel des volutes de de fumée noire, selon des images de l'AFPTV.

Dans la plaine de la Bekaa (est), l'aviation israélienne a aussi visé "la filiale d'Al-Qard al-Hassan" dans la région du Hermel, et dans la région de Riyak. Tout comme un "drone ennemi" a pris pour cible un "bâtiment" qui appartenait autrefois à l'institution dans la ville de Baalbek, d'après l'Ani.

Dans la ville côtière de Saïda, au sud de Beyrouth, la panique dans une école transformée en refuge près d'une succursale d'Al-Qard al-Hassan a poussé les déplacés qui y sont installés à quitter précipitamment les lieux pour se mettre en sécurité, notamment en ralliant le front de mer, d'après un correspondant de l'AFP.

Tout comme le maire de cette ville a ordonné "par précaution" l'évacuation du bâtiment de la municipalité, des locaux de la police municipale ainsi que deux refuges acceuillant des déplacés, selon l'Ani.

Al-Qard al-Hassan, organisme financier visé par des sanctions économiques américaines depuis 2007, est accusé de liens avec le mouvement islamiste libanais. Il est aussi considéré par l'Arabie saoudite comme une entité terroriste.

Dimanche soir, l'armée israélienne a précisé que ses ordres d'évacuation concernaient plus d'une dizaine de bâtiments dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la plaine de la Békaa (est), des fiefs du Hezbollah.

Selon le département américain du Trésor, Al-Qard al-Hassan a été utilisé par le Hezbollah pour dissimuler ses activités économiques et accéder au système financier mondial.

Le groupe "n'appartient pas à l'Etat libanais, il appartient au Hezbollah", a souligné un haut responsable des services du renseignement israélien, lors d'un briefing séparé avec la presse.

"Le principal objectif est d'affaiblir la confiance entre le Hezbollah et une grande partie de la communauté chiite qui utilise" cette société comme une banque, a-t-il expliqué.


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com