L'UE a manqué de transparence dans son accord migratoire avec la Tunisie

La Commission européenne aurait dû être plus transparente sur les risques en terme de violation des droits humains en Tunisie au moment de sceller avec ce pays un accord migratoire l'an dernier, estime la médiatrice de l'UE. (AFP)
La Commission européenne aurait dû être plus transparente sur les risques en terme de violation des droits humains en Tunisie au moment de sceller avec ce pays un accord migratoire l'an dernier, estime la médiatrice de l'UE. (AFP)
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Publié le Mercredi 23 octobre 2024

L'UE a manqué de transparence dans son accord migratoire avec la Tunisie

  • La Commission européenne a négocié un accord migratoire avec la Tunisie qui a été validé à l'été 2023 par les 27 pays membres de l'UE
  • Il prévoit que la Tunisie prenne en charge au moins en partie la gestion de l'immigration illégale à destination de l'UE via la Méditerranée, en échange de financements

BRUXELLES: La Commission européenne aurait dû être plus transparente sur les risques en terme de violation des droits humains en Tunisie au moment de sceller avec ce pays un accord migratoire l'an dernier, estime la médiatrice de l'UE.

"Le manque d'informations accessibles au public dans cette affaire... a clairement été une source de préoccupation", écrit la médiatrice Emily O'Reilly, dans les conclusions, rendues publiques mercredi, d'une enquête ouverte en avril.

La Commission européenne a négocié un accord migratoire avec la Tunisie qui a été validé à l'été 2023 par les 27 pays membres de l'UE.

Il prévoit que la Tunisie prenne en charge au moins en partie la gestion de l'immigration illégale à destination de l'UE via la Méditerranée, en échange de financements.

Mais l'accord a fait l'objet de nombreuses critiques en Europe, émanant d'ONG et d'élus de gauche qui ont dénoncé l'autoritarisme du président tunisien Kais Saied et les atteintes aux droits humains dont sont victimes les migrants subsahariens dans le pays.

Mme O'Reilly juge en particulier que la Commission doit être plus claire sur les critères à respecter par le pays tiers avec lequel elle s'engage, et les conditions qui peuvent amener à suspendre un tel accord.

Le mois dernier, le quotidien britannique The Guardian avait publié une série de témoignages de migrants mettant en cause des membres de la garde nationale tunisienne, accusés de violences sexuelles, dont des viols.

Dans cet article, qui avait poussé l'UE à hausser le ton contre Tunis et à réclamer une enquête, les autorités tunisiennes contestaient des allégations "fausses et sans fondement".

Avec ses côtes situées à moins de 150 kilomètres de l'Italie, la Tunisie est, avec la Libye voisine, le principal point de départ en Afrique du nord pour les migrants subsahariens cherchant à traverser la Méditerranée et à rejoindre clandestinement l'Europe.

Pour faire baisser les arrivées de migrants à ses frontières, et multiplier les contrôles et interceptions au départ des côtes africaines, l'UE a conclu ces dernières années plusieurs accords migratoires du même type: avec la Tunisie, mais aussi l'Egypte et la Mauritanie.

ub-mad/jca/cpy

 

© Agence France-Presse


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.