Inondations: Barnier dans le Rhône pour dévoiler le plan d'adaptation au changement climatique

Les intempéries de la semaine dernière ont frappé plusieurs départements du Centre-Est et du Sud-Est. Au total, un millier de personnes avait été évacué, l'autoroute et la ligne ferroviaire entre Lyon et Saint-Étienne fermées et des communes, comme Annonay en Ardèche, particulièrement touchées. (AFP)
Les intempéries de la semaine dernière ont frappé plusieurs départements du Centre-Est et du Sud-Est. Au total, un millier de personnes avait été évacué, l'autoroute et la ligne ferroviaire entre Lyon et Saint-Étienne fermées et des communes, comme Annonay en Ardèche, particulièrement touchées. (AFP)
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Publié le Vendredi 25 octobre 2024

Inondations: Barnier dans le Rhône pour dévoiler le plan d'adaptation au changement climatique

  • Le Premier ministre va rencontrer, en début d'après-midi, à Givors, des commerçants et des entreprises victimes des intempéries des 17 et 18 octobre
  • "400 habitations" ont été touchées dans la commune, ainsi que "110 commerces" de la zone commerciale "ravagée", selon le maire Mohamed Boudjella

GIVORS: Des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et une facture qui s'alourdit: Michel Barnier se rend vendredi dans le Rhône auprès de sinistrés durement touchés par les inondations la semaine dernière, l'occasion de dévoiler le nouveau plan national d'adaptation au changement climatique, attendu de longue date.

Le Premier ministre va rencontrer, en début d'après-midi, à Givors, des commerçants et des entreprises victimes des intempéries des 17 et 18 octobre.

"400 habitations" ont été touchées dans la commune, ainsi que "110 commerces" de la zone commerciale "ravagée", selon le maire Mohamed Boudjella.

"On a surtout besoin de beaucoup de financements à titre exceptionnel", ajoute l'élu. "Givors et une ville dont la population a de faibles revenus, donc reconstruire leur vie va être long" pour les habitants.

Huit jours plus tard, les traces des inondations étaient toujours visibles dans la zone commerciale, en partie toujours recouverte de boue, et les services de nettoyage étaient encore à pied d'oeuvre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les intempéries de la semaine dernière ont frappé plusieurs départements du Centre-Est et du Sud-Est. Au total, un millier de personnes avait été évacué, l'autoroute et la ligne ferroviaire entre Lyon et Saint-Étienne fermées et des communes, comme Annonay en Ardèche, particulièrement touchées.

Michel Barnier se rendra ensuite à Eveux au bord de la Brévenne, un sous-affluent de la Saône, afin d'observer les aménagements récemment construits pour éviter les crues.

Les épisodes très pluvieux se multiplient en France depuis la fin de l'année 2023.

De fortes pluies sont de nouveau attendues dans le Gard et le Var, placés en vigilance orange ce vendredi. "Les cours d’eau peuvent réagir très rapidement en lien avec des sols parfois déjà saturés", a mis en garde la préfecture du Gard, appelant la population à "une extrême vigilance".

 

- "Mobiliser en dehors de l'Etat" -

 

Dans ce contexte de phénomènes météorologiques extrêmes à répétition, le troisième Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC-3), qui va être dévoilé vendredi par Michel Barnier, accompagné de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, est très attendu.

D'autant que la présentation de ce plan, lancé en 2023 par le précédent ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a été sans cesse repoussée, bousculée par des crises jugées plus urgentes par l'exécutif, puis par les élections européennes et la dissolution de l'Assemblée nationale en juin.

Conçu à partir de l'hypothèse d'un réchauffement de 4°C en France d'ici à la fin du siècle (contre 1,7°C à ce stade), il a pour objectif de présenter une série de mesures concrètes destinées à préparer le pays aux inondations, à l'érosion des côtes, la canicule...

Il faut "mieux s’adapter, mieux anticiper, mieux prévoir et bien sûr accompagner les collectivités locales dans leurs aménagements", a relevé mercredi Agnès Pannier-Runacher devant les sénateurs, lors des questions au gouvernement.

La ministre a promis d’agir pour "mobiliser d’autres moyens en dehors de l’État".

Les ONG restent vigilantes. Ce plan "sera vain sans moyens financiers adéquats, en particulier pour les plus vulnérables", relève à l'AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat.

"L’adaptation ne pourra reposer sur le chacun pour soi ni sur un Etat se défaussant sur les collectivités tout en leur coupant les vivres", ajoute-t-elle, observant que le changement climatique occasionne déjà "des milliards d’euros de dégâts chaque année en France".

Le PNACC-3 ne "doit pas être un énième objet de communication qui cache le désengagement de l’Etat. Il doit être opposable et contraignant, évaluable et financé", abonde Quentin Ghesquière chez Oxfam France. Il dénonce, lui aussi, la baisse de cinq milliards à destination des collectivités dans le budget 2025 et la coupe de 1,5 milliard dans le Fonds vert, destiné à financer leurs projets de transition écologique.

La présentation du plan ce vendredi ouvre une phase de consultations de deux mois à l'issue de laquelle les mesures finales seront dévoilées.


Risque de feux de forêt : la Gironde repasse en vigilance rouge

Une ligne pare-feu, une zone de rupture de la végétation, aménagée par des habitants près de Lège-Cap-Ferret, à l’ouest de Bordeaux, le 29 juillet 2026, lors des incendies de forêt en Gironde, dans le sud-ouest de la France. (AFP)
Une ligne pare-feu, une zone de rupture de la végétation, aménagée par des habitants près de Lège-Cap-Ferret, à l’ouest de Bordeaux, le 29 juillet 2026, lors des incendies de forêt en Gironde, dans le sud-ouest de la France. (AFP)
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  • La Gironde repasse en vigilance rouge face au risque de feux de forêt, avec des températures pouvant atteindre 38 °C et de nouvelles restrictions pour prévenir les incendieS
  • Le mégafeu de Saumos, désormais maîtrisé mais toujours sous surveillance, a ravagé 42 000 hectares, détruit 240 maisons et entraîné l’évacuation de plus de 220 000 personnes

BORDEAUX: La Gironde, où 42.000 hectares ont brûlé en raison d'un mégafeu "fixé" le 1er août, est repassée samedi midi en vigilance rouge pour les risques de feux de forêt, le quatrième niveau sur une échelle de cinq, a annoncé la préfecture.

La décision, prise "au regard de l'évolution météorologique défavorable", avec des pointes de chaleur avoisinant les 38°C dans le Sud-Ouest selon Météo-France, "entraîne le renforcement des mesures de prévention et de restriction", précise la préfecture dans un communiqué. Les manifestations festives, sportives et culturelles sont notamment interdites dans les "espaces exposés" des "communes à dominante forestière".

Dans l'ensemble du département, plusieurs activités susceptibles de provoquer des incendies sont interdites : utiliser un chalumeau pour débroussailler ou des lanternes volantes, brûler des déchets verts, tirer des feux d'artifice, sauf ceux d'initiative publique depuis une plage, en dehors des zones exposées et en direction du large.

L'incendie déclenché le 22 juillet à Saumos, à l'ouest de Bordeaux, a brûlé 42.000 hectares - une superficie correspondant à quatre fois celle de Paris -, détruit 240 maisons et contraint à l'évacuation de plus de 220.000 personnes. Ce mégafeu, le plus dévastateur depuis 1949, est considéré comme "maîtrisé" par les autorités, mais reste sous surveillance étroite.


Indemnité carburant pour "grands rouleurs": la date limite de dépôt reportée à fin août

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s’exprime lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s’exprime lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
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  • La demande pour l’indemnité carburant de 100 euros est prolongée jusqu’au 31 août 2026 pour les travailleurs modestes grands rouleurs
  • L’aide concerne notamment les actifs avec un revenu fiscal par part inférieur ou égal à 16 880 euros, sous conditions de distance parcourue

PARIS: La date limite de dépôt d'un dossier pour demander l'indemnité carburant de 100 euros destinée aux travailleurs modestes grands rouleurs est reportée au 31 août, selon un arrêté publié samedi au Journal officiel.

Le dispositif, réservé aux ménages modestes, avait été annoncé le 22 avril par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, en réponse aux conséquences sur les prix à la pompe de la guerre au Moyen-Orient. Puis, le gouvernement avait précisé le 21 mai que cette indemnité, prévue au départ de 50 euros, serait finalement de 100 euros.

Cette aide est destinée aux actifs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16.880 euros et qui effectuent chaque jour au moins 15 kilomètres pour aller travailler (30 kilomètres aller-retour) ou plus de 8.000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle (en incluant les trajets domicile-travail).

Selon le décret du ministère de l'Action et des comptes publics publié samedi, les travailleurs concernés peuvent en faire la demande jusqu'au 31 août 2026, contre le 30 juillet annoncé précédemment, via l'ouverture d'un formulaire en ligne sur le site des impôts (impots.gouv.fr).

Ce soutien public au secteur représente en moyenne 20 centimes d'euros par litre de carburant.


En plein été, Gabriel Attal omniprésent sur le terrain et à portée des critiques

Gabriel Attal (2e à droite), secrétaire général du parti centriste français Renaissance et candidat à la prochaine élection présidentielle, serre la main de policiers municipaux lors d'une visite de campagne à Vannes, dans l'ouest de la France, le 25 juillet 2026. (Photo : AFP)
Gabriel Attal (2e à droite), secrétaire général du parti centriste français Renaissance et candidat à la prochaine élection présidentielle, serre la main de policiers municipaux lors d'une visite de campagne à Vannes, dans l'ouest de la France, le 25 juillet 2026. (Photo : AFP)
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  • Gabriel Attal mène une campagne estivale active pour rattraper Édouard Philippe et présenter ses priorités pour 2027
  • Ses propositions sur les institutions et l’immigration provoquent de fortes critiques de ses opposants

PARIS: Gabriel Attal multiplie les interviews et les déplacements au cœur de l'été pour tenter de rattraper son retard sur son rival Édouard Philippe dans la campagne présidentielle et se retrouve sous le feu des critiques nourries de ses adversaires.

Le Finistère, la Loire-Atlantique, la Haute-Savoie, Le Morbihan, les Yvelines, la Vendée...

Ce jeudi, il s'est rendu sur un marché à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône pour parler salaires, sécheresse, conditions de travail avec des agriculteurs.

L'ancien Premier ministre occupe le terrain politique, quasiment déserté par les autres candidats en ce début août.

"Oui, moi effectivement j'ai décidé de passer mon été auprès des Français. Parce que je considère que, quand on sollicite le suffrage des Français, quand on est candidat à l'élection présidentielle, il ne peut pas y avoir de vacances. On doit être en permanence au contact des Français pour les écouter", a lancé jeudi le patron de Renaissance sur RTL, dans une pique à ses adversaires. Et en premier lieu au candidat d'Horizons, Édouard Philippe, qui le devance dans les sondages, et a pris trois semaines de vacances.

Le patron de Renaissance, qui déplore qu'il n'y ait pas "eu de campagne en 2022", avec la guerre en Ukraine et un Emmanuel Macron sortant qui s'est représenté très tard, dit vouloir "que la France ait la campagne présidentielle qu'elle mérite et un vrai débat en vue de 2027".

Celui qui a pris ses distances avec le président de la République égrène ses mesures et ses priorités au fil des déplacements et des interviews: valeur travail, salaires, gestion de l'eau, frontières, gens du voyage... et se retrouve par ricochet dans le viseur de ses concurrents.

Une interview notamment a fait tiquer: celle parue dans le Journal du dimanche, média dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.

Gabriel Attal y dévoile une partie de son projet, promettant "la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958", avec "une nouvelle organisation territoriale" pour faire du maire "l'élu le plus puissant", une révision du système de nomination des postes stratégiques de l'administration, une baisse du nombre de députés de 577 à 350, la suppression de 100.000 postes de fonctionnaires, la suppression des remises automatiques de peine ou encore "des quotas limitatifs" pour l'immigration.

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, en campagne mais pas officiellement déclaré, y a vu "un autoritarisme subversif et surexcité" et le "vestige d'un sarkozo-macronisme historique", comparant même Gabriel Attal à un "étudiant en droit constitutionnel qui se rêve Premier consul".

- "Ébahissement" -

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure avoue avoir eu "le même ébahissement en lisant Gabriel Attal qui a choisi le JDD de Bolloré pour se lancer dans un concours de démagogie".

"Il faut parler à tout le monde et décider de ne plus apparaître dans des médias Bolloré n'est pas une bonne stratégie. Un candidat à l’Élysée doit parler à tous les Français", rétorque à l'AFP l'entourage de Gabriel Attal.

Les plus vives critiques sont venues du leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, l'accusant de vouloir "achever" l’État "au profit d'un système de nomination-copinage généralisé".

Et le tribun a remué le couteau dans la plaie quand Gabriel Attal s'est déplacé sur un campement illicite de gens du voyage en Vendée pour évoquer le sujet hautement inflammable de ces installations illégale.

Le patron de Renaissance a notamment proposé qu'"un délit de maintien illicite" soit créé et que les pouvoirs des préfets soient "renforcés" pour accélérer les évacuations en cas d'occupations illégales.

"Il n'est pas venu régler un problème, mais l'envenimer. À quoi bon ce show?", a pourfendu Jean-Luc Mélenchon.

L'entourage de l'ancien Premier ministre souligne que ce déplacement résulte "de nombreuses alertes d'élus locaux" sur ces installations illicites, qui touchent "l'intégralité du territoire français". "Il était légitime et pertinent pour un candidat à la présidentielle de s'en saisir", ajoute la même source.

Au risque pour cet ancien militant du PS de paraître vouloir concurrencer Édouard Philippe par sa droite ?

"Quand vous regardez les sondages, je suis le seul candidat en dehors des extrêmes à avoir aujourd'hui une dynamique", assure Gabriel Attal sur RTL.

Et son entourage de noter que "la stratégie de se déployer tout l'été fonctionne, sinon pourquoi nos opposants perdraient leur temps à réagir?"