Ministre saoudien: Le monde doit déployer plus d'efforts pour garantir la sécurité au Moyen-Orient

Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, a évoqué l'importance des efforts visant à renforcer la sécurité régionale, lundi, à Barcelone, lors du neuvième forum régional de l'Union pour la Méditerranée. (Agence de presse saoudienne)
Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, a évoqué l'importance des efforts visant à renforcer la sécurité régionale, lundi, à Barcelone, lors du neuvième forum régional de l'Union pour la Méditerranée. (Agence de presse saoudienne)
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Publié le Mardi 29 octobre 2024

Ministre saoudien: Le monde doit déployer plus d'efforts pour garantir la sécurité au Moyen-Orient

  • M. Elkhereiji a insisté sur la gravité des crises humanitaires en Palestine et au Liban, qu'il a qualifiées d'intolérables
  • Il a condamné le ciblage systématique et le déplacement forcé de civils innocents par Israël, ainsi que la destruction délibérée de bâtiments et d'infrastructures

BARCELONE: Le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, s'est exprimé lors du neuvième Forum régional de l'Union pour la Méditerranée, qui s'est tenu lundi à Barcelone, sur l'importance des efforts visant à renforcer la sécurité régionale, à un moment où une action internationale décisive et concrète est nécessaire pour mettre fin à un cycle continu de violence et de destruction.

Il a déclaré que la région se trouvait à un tournant critique en raison de l'agression israélienne à Gaza et au Liban, qui place la communauté internationale devant deux options: agir efficacement pour soutenir le droit international et renforcer la nécessité d'une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien au sens large, ou risquer de nouvelles escalades et des souffrances plus profondes qui sapent la crédibilité des efforts internationaux visant à maintenir la paix et la sécurité dans la région.

M. Elkhereiji a insisté sur la gravité des crises humanitaires en Palestine et au Liban, qu'il a qualifiées d'intolérables. Il a condamné le ciblage systématique et le déplacement forcé de civils innocents par Israël, ainsi que la destruction délibérée de bâtiments et d'infrastructures, qui constituent des violations flagrantes du droit humanitaire international et qui continuent d'être perpétrées sans que personne n'ait à en rendre compte ni à en payer le prix.

Il a réitéré la ferme condamnation par les autorités du Royaume des attaques menées par les forces israéliennes contre des civils et des employés des Nations unies et d'autres organisations, notamment l'Office de secours et de travaux des Nations unies et la Force intérimaire des Nations unies au Liban.

Il a ajouté que l'Arabie saoudite rejetait toute expansion des colonies illégales en Cisjordanie, ou toute action d'Israël affectant le statut juridique et historique de Jérusalem, et qu'elle appelait à mettre fin à ces activités pour éviter de prolonger le cycle de la violence et de la destruction.

Le ministre a déclaré que la condamnation verbale n'était plus suffisante pour dissuader de nouvelles violences et a appelé la communauté internationale à prendre des mesures plus audacieuses et plus décisives. À cette fin, il a déclaré que le Royaume se réjouissait d'accueillir la première réunion de haut niveau de la Coalition mondiale pour la solution à deux États à Riyad le 30 octobre.

M. Elkhereiji a déclaré que la mise en œuvre d'une solution à deux États relevait de la responsabilité collective de la communauté internationale et constituait la seule voie viable vers une paix durable, grâce à la reconnaissance du droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à un État indépendant.

Il s'agit là d'une condition fondamentale pour assurer la stabilité dans la région. Il a déclaré que le Royaume restait déterminé à travailler avec ses partenaires pour faire en sorte qu'une telle solution ne reste pas une aspiration lointaine, mais devienne une réalité tangible dans un avenir proche.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.