Le Premier ministre libanais espère un cessez-le-feu avec Israël dans les prochaines heures ou les prochains jours

"L'appel que j'ai eu aujourd'hui avec Hochstein m'a laissé entendre que nous pourrions peut-être parvenir à un cessez-le-feu dans les prochains jours, avant le 5 novembre", a déclaré mercredi Najib Mikati. (File/AFP)
"L'appel que j'ai eu aujourd'hui avec Hochstein m'a laissé entendre que nous pourrions peut-être parvenir à un cessez-le-feu dans les prochains jours, avant le 5 novembre", a déclaré mercredi Najib Mikati. (File/AFP)
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Publié le Jeudi 31 octobre 2024

Le Premier ministre libanais espère un cessez-le-feu avec Israël dans les prochaines heures ou les prochains jours

  • Le porte-parole du département d'État, Matthew Miller, a déclaré que M. Hochstein se rendait en Israël mercredi pour discuter des conditions d'un cessez-le-feu avec le Hezbollah

BEYROUTH : Le Premier ministre libanais a déclaré que l'émissaire américain Amos Hochstein avait indiqué, lors d'un appel téléphonique mercredi, qu'un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hezbollah était possible avant les élections américaines qui se tiendront le 5 novembre.

"L'appel téléphonique d'aujourd'hui avec Hochstein m'a laissé entendre que nous pourrions peut-être parvenir à un cessez-le-feu dans les prochains jours, avant le 5 novembre", a déclaré Najib Mikati lors d'une interview télévisée avec le radiodiffuseur libanais Al-Jadeed.

M. Hochstein s'est rendu en Israël mercredi pour discuter des conditions d'un cessez-le-feu avec le Hezbollah, a déclaré à la presse le porte-parole du département d'État, Matthew Miller.

Le nouveau chef du Hezbollah, Naim Qassem, a déclaré mercredi que le groupe accepterait un cessez-le-feu avec Israël dans des conditions acceptables, mais il a ajouté qu'un accord viable n'avait pas encore été présenté.

"Nous faisons de notre mieux pour obtenir un cessez-le-feu dans les heures ou les jours à venir", a déclaré M. Mikati à Al-Jadeed, ajoutant qu'il était "prudemment optimiste".

M. Mikati a déclaré que le Hezbollah ne liait plus un cessez-le-feu au Liban à une trêve à Gaza, critiquant toutefois le groupe pour ce revirement "tardif".

Auparavant, le Hezbollah avait déclaré à plusieurs reprises qu'il ne cesserait ses attaques contre Israël que si un cessez-le-feu était conclu à Gaza.

Mais mercredi, M. Qassem a déclaré que le groupe accepterait un cessez-le-feu dans des conditions jugées "appropriées et convenables", sans mentionner le territoire palestinien.

M. Mikati a déclaré qu'un cessez-le-feu serait lié à la mise en œuvre d'une résolution des Nations unies qui a mis fin à la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies stipule que seule l'armée libanaise et les forces de maintien de la paix de l'ONU doivent être déployées dans le sud du Liban, tout en exigeant le retrait des forces israéliennes du territoire libanais.

"L'armée libanaise est prête à renforcer sa présence au Sud-Liban et à veiller à ce que les seules armes et infrastructures militaires présentes dans la région soient celles contrôlées par l'État, a déclaré M. Mikati.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.