Cisjordanie: trois Palestiniens tués lors d'une opération israélienne

L'armée a confirmé jeudi dans un communiqué avoir mené une "opération antiterroriste dans la zone de Nour Chams". (AFP)
L'armée a confirmé jeudi dans un communiqué avoir mené une "opération antiterroriste dans la zone de Nour Chams". (AFP)
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Publié le Jeudi 31 octobre 2024

Cisjordanie: trois Palestiniens tués lors d'une opération israélienne

  • A Nour Chams, les branches armées des différents mouvements palestiniens annoncent régulièrement avoir perdu des hommes lors d'opérations militaires ou lors de frappes aériennes israéliennes
  • Plus de 13.000 Palestiniens s'entassent dans le petit camp de réfugiés, ouvert en 1952 pour accueillir des Palestiniens ayant fui ou ayant été forcés de fuir les villages des environs de Haïfa, sur la côte d'Israël, à sa création quatre ans plus tôt

RAMALLAH: Trois Palestiniens ont été tués lors d'une opération militaire israélienne à Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie occupée, ont annoncé jeudi le ministère palestinien de la Santé et un comité local.

Le ministère a fait état dans un communiqué "de martyrs dans le camp de Nour Chams à Tulkarem à la suite de bombardements israéliens".

Rami Alian, du comité populaire du camp, a précisé à l'AFP qu'"Ahmed Fahmawi, 16 ans, et Abdoul Aziz Abou Samane, 20 ans" avaient été tués dans l'opération de l'armée qui a débuté à 02H00 du matin (00H00 GMT).

"Les forces d'occupation israéliennes mènent des opérations de ratissage dans les rues du camp et il y a des blessés", a-t-il ajouté.

A Nour Chams, les branches armées des différents mouvements palestiniens annoncent régulièrement avoir perdu des hommes lors d'opérations militaires ou lors de frappes aériennes israéliennes.

Plus de 13.000 Palestiniens s'entassent dans le petit camp de réfugiés, ouvert en 1952 pour accueillir des Palestiniens ayant fui ou ayant été forcés de fuir les villages des environs de Haïfa, sur la côte d'Israël, à sa création quatre ans plus tôt.

Le ministère de la Santé avait annoncé mercredi soir la mort d'un homme "abattu par l'occupation", toujours à Tulkarem, dans un autre camp de réfugiés. L'Agence de presse palestinienne Wafa a identifié la victime comme étant "Hassam Bassam Melah (30 ans)".

Selon Wafa, il a été tué par "une force spéciale qui s'est infiltrée dans le camp à bord d'un taxi et d'une camionnette".

L'armée a confirmé jeudi dans un communiqué avoir mené une "opération antiterroriste dans la zone de Nour Chams".

Elle a aussi confirmé avoir tué "Hussam Mallah", identifié comme un membre important du Hamas dans la région, "qui était impliqué dans un réseau préparant des attaques terroristes dans un avenir immédiat". La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a confirmé qu'il appartenait au groupe.

Les violences en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, se sont aggravées depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023 à la suite d'une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sud d'Israël.

Depuis, au moins 749 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne ou par les colons, selon le ministère palestinien de la Santé.

Au moins 24 Israéliens, parmi lesquels des soldats, y ont péri dans des attaques palestiniennes ou dans des opérations militaires, selon des données officielles israéliennes.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.