Algérie: démonstration de force pour le 70e anniversaire de la guerre d'indépendance

Cette photo prise le 25 août 2022 montre le drapeau français et le drapeau algérien avant l'arrivée du président français à Alger pour une visite officielle. (AFP)
Cette photo prise le 25 août 2022 montre le drapeau français et le drapeau algérien avant l'arrivée du président français à Alger pour une visite officielle. (AFP)
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Publié le Samedi 02 novembre 2024

Algérie: démonstration de force pour le 70e anniversaire de la guerre d'indépendance

  • L'Algérie a célébré vendredi par une démonstration de force le 70e anniversaire du déclenchement de la guerre d'indépendance contre la France
  • Un défilé militaire de deux heures et demie a commémoré la nuit du 1er novembre 1954

ALGER: L'Algérie a célébré vendredi par une démonstration de force le 70e anniversaire du déclenchement de la guerre d'indépendance contre la France, avec laquelle les relations sont de nouveau très tendues.

Un défilé militaire de deux heures et demie a commémoré la nuit du 1er novembre 1954, au cours de laquelle une trentaine d'attentats du Front de libération nationale (FLN) visant des symboles de la présence coloniale firent dix morts.

La date est entrée dans l'histoire de France comme la "Toussaint Rouge" et dans celle de l'Algérie comme "la Glorieuse Révolution" ayant conduit à l'indépendance du pays en 1962. Cette guerre sanglante a fait un million et demi de "martyrs" algériens, selon Alger, 500.000 morts dont 400.000 Algériens selon les historiens français.

Avant le coup d'envoi du défilé auquel assistaient les présidents de Tunisie, Kais Saied, de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et du conseil présidentiel libyen, Mohamed el-Menfi, M. Tebboune a souligné l'importance d'un "anniversaire mémorable incarnant la gloire, la dignité et la fierté".

C'est "l'occasion de rappeler que l'Algérie, qui a triomphé du colonialisme hier, continue de réaliser des victoires en toute confiance", a-t-il dit.

"Nous avons veillé à ce que ce défilé militaire soit à la hauteur des dimensions et de la symbolique de ce 70e anniversaire et au niveau des sacrifices" des artisans de l'insurrection de 1954, a-t-il ajouté.

M. Tebboune n'a en revanche pas fait d'allusion à la nouvelle phase de gel avec la France, l'ancienne puissance coloniale, provoquée par l'annonce fin juillet par Paris de son "soutien renforcé" à un plan d'autonomie sous "souveraineté marocaine" pour le territoire disputé du Sahara occidental où Alger appuie les indépendantistes du Front Polisario dont le chef Brahim Ghali était aussi en tribune à Alger.

Aucun commentaire officiel non plus sur l'annonce par le président Emmanuel Macron de la reconnaissance de l'assassinat en 1957 d'un des héros de l'insurrection du 1er novembre, Larbi Ben M'hidi, "par des militaires français".

Après avoir déposé une gerbe au monument aux Martyrs à Alger, le président Tebboune, debout dans un véhicule à toit ouvrant a passé en revue, accompagné du chef d'état-major le général Said Chengriha, les formations militaires.

Le spectacle a débuté par des parades aériennes exécutées au-dessus de la baie d'Alger, par des avions de transport tactique, de reconnaissance et des avions de chasse et bombardiers. L'armée algérienne a fait défiler également des missiles et des dizaines de chars ainsi que des colonnes de soldats et des forces de sécurité sur la vaste avenue jouxtant la Grande mosquée d'Alger, sous les applaudissements de milliers de personnes.

En 2023, le budget de défense de l'Algérie, l'une des principales puissances militaires d'Afrique, avait plus que doublé par rapport à l'année précédente à 22 milliards de dollars, niveau auquel il a été maintenu cette année.

Pour 2025, la loi de finances prévoit un budget de nouveau en hausse à environ 25 milliards de dollars. La Russie est le principal fournisseur d'équipements militaires de l'Algérie.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.