Frappes israélienne sur la banlieue de Beyrouth, dont une près de l'aéroport

Un homme prend des photos avec son téléphone de la destruction sur le site d'une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth le 7 novembre 2024. (AFP)
Un homme prend des photos avec son téléphone de la destruction sur le site d'une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth le 7 novembre 2024. (AFP)
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Publié le Jeudi 07 novembre 2024

Frappes israélienne sur la banlieue de Beyrouth, dont une près de l'aéroport

  • De violentes frappes israéliennes ont visé dans la nuit la banlieue sud de Beyrouth, dont une près de l'aéroport international de Beyrouth qui continue cependant de fonctionner normalement
  • La frappe a causé "des dégâts mineurs" dans des bâtiments de l'aéroport, "mais pas dans le terminal", a indiqué à l'AFP un responsable de l'aéroport

BEYROUTH: De violentes frappes israéliennes ont visé dans la nuit la banlieue sud de Beyrouth, dont une près de l'aéroport international de Beyrouth qui continue cependant de fonctionner normalement, a assuré jeudi le ministre libanais des Transports.

Un photographe de l'AFP a vu un hangar contigu au mur d'enceinte de l'aéroport, touché par une frappe et très endommagé.

Le ministre des Transports, Ali Hamié, a assuré sur X que "l'aéroport fonctionn(ait) normalement".

"Les avions décollent et atterrissent" sans problème, a-t-il précisé à l'AFP.

La frappe a causé "des dégâts mineurs" dans des bâtiments de l'aéroport, "mais pas dans le terminal", a indiqué à l'AFP un responsable de l'aéroport qui a requis l'anonymat.

Il a précisé que les dégâts avaient touché "des locaux de la Middle East Airlines" (MEA), la compagnie nationale libanaise, et notamment ceux de la compagnie chargée de la maintenance des avions.

Abou Elie, un chauffeur de taxi, se trouvait à l'aéroport au moment de la frappe. "Tout le parking a tremblé", a-t-il dit à l'AFP.

"Les gens ont porté leurs valises et se sont mis à courir", a-t-il ajouté, indiquant que le secteur était recouvert d'une épaisse fumée.

La MEA est pratiquement la seule compagnie à continuer d'assurer des vols depuis que Israël a intensifié ses frappes contre le Liban fin septembre.

La frappe près de l'aéroport est intervenue après que le Hezbollah a annoncé mercredi avoir visé une base militaire proche de l'aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv, principal aéroport d'Israël. Le trafic aérien n'a pas été affecté.

Les frappes nocturnes sur la banlieue sud de Beyrouth avaient été précédées d'un appel de l'armée israélienne à évacuer quatre quartiers du sud de Beyrouth, dont un site situé près de l'aéroport, le seul du pays.

"Dès qu'ils ont envoyé les ordres d'évacuation, nous sommes montés en voiture et nous avons fui", a déclaré à l'AFPTV Malak Aqil, une habitante d'Ouzai, quartier populaire contigu à l'aéroport.

"Cela devient répétitif. Nous avons dû fuir nos maisons plusieurs fois. Parfois nous dormons dans la voiture (...), la mort est devenue une question de chance, vous pouvez mourir ou survivre", a dit pour sa part Ramzi Zaiter, un habitant de la banlieue sud.

Plus de 2.600 personnes ont été tuées au Liban depuis le début de l'escalade entre Israël et le Hezbollah le 23 septembre, pour la majorité des civils, selon le ministre de la Santé Firass Abiad.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.