Un premier avion transportant des Israéliens évacués d'Amsterdam atterrit à Tel-Aviv

Selon la compagnie aérienne El Al, il s'agissait d'un vol régulier dans lequel ont pris place des Israéliens évacués. (AFP)
Selon la compagnie aérienne El Al, il s'agissait d'un vol régulier dans lequel ont pris place des Israéliens évacués. (AFP)
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Publié le Vendredi 08 novembre 2024

Un premier avion transportant des Israéliens évacués d'Amsterdam atterrit à Tel-Aviv

  • Plusieurs personnes ont été blessées dans ces incidents, qualifiés d'"explosion d'antisémitisme" par la maire de la ville vers laquelle Israël a dépêché des avions pour rapatrier des citoyens israéliens
  • Un premier avion destiné à rapatrier les citoyens israéliens d'Amsterdam "vient d'arriver à Tel-Aviv", a déclaré vendredi après-midi à l'AFP une porte-parole des autorités aéroportuaires, Liza Dvir

TEL-AVIV: Un premier avion transportant des Israéliens évacués d'Amsterdam après des heurts jeudi en marge d'un match de football entre l'Ajax et le Maccabi Tel-Aviv, a atterri vendredi à Tel-Aviv, au lendemain de violences ayant suscité des réactions d'indignation dans le monde.

Plusieurs personnes ont été blessées dans ces incidents, qualifiés d'"explosion d'antisémitisme" par la maire de la ville vers laquelle Israël a dépêché des avions pour rapatrier des citoyens israéliens.

Un premier avion destiné à rapatrier les citoyens israéliens d'Amsterdam "vient d'arriver à Tel-Aviv", a déclaré vendredi après-midi à l'AFP une porte-parole des autorités aéroportuaires, Liza Dvir.

Selon la compagnie aérienne El Al, il s'agissait d'un vol régulier dans lequel ont pris place des Israéliens évacués.

En plus des vols réguliers, quatre vols spéciaux d'évacuation sont prévus ce vendredi et deux autres samedi, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la compagnie, Shira Kesselgross.

"Tous les vols qui atterriront dorénavant sont des vols d'évacuation", a-t-elle dit.

"En ajoutant les vols de ce matin, cela signifie qu'environ 1.850 Israéliens rentreront d'Amsterdam à Tel-Aviv", a-t-elle précisé.

Ces violences représentent une "explosion d'antisémitisme" qui "n'avait pas été vue depuis longtemps", a déclaré la maire d'Amsterdam Femke Halsema, faisant état de personnes qui ont frappé des supporters de l'équipe Maccabi Tel-Aviv avant de prendre la fuite, avec des "hooligans sur des scooters" à la recherche de supporters israéliens.

Elle a également a annoncé un renforcement des mesures de sécurité ainsi qu'une interdiction temporaire des manifestations dans la capitale.

Police sur le qui-vive 

Largement déployée jeudi avant le match, la police néerlandaise était sur le qui-vive après qu'un drapeau palestinien a été arraché la veille d'une façade sur une grande avenue du centre-ville.

"Les violences avaient déjà débuté mercredi soir entre supporters. C'était une nuit avec des incidents des deux côtés. Les partisans du Maccabi ont retiré un drapeau d'une façade du Rokin et ont détruit un taxi. Un drapeau palestinien a été incendié sur le barrage", a déclaré vendredi Peter Holla, le chef de la police à Amsterdam.

La police a fait état vendredi de cinq personnes brièvement hospitalisées et de 62 arrestations après les heurts de la nuit.

Dans la nuit, "la police a dû intervenir à plusieurs reprises, pour protéger les supporteurs israéliens et les escorter jusqu'à leurs hôtels. Malgré la présence policière massive dans la ville, des supporters israéliens ont été blessés", ont ajouté les autorités néerlandaises.

ONU et UE indignées 

L'ONU et l'UE ont exprimé vendredi leur indignation après ces attaques.

"Nous avons vu ces informations très perturbantes. Personne ne devrait être soumis à la discrimination ou à la violence sur la base de son origine nationale, religieuse, ethnique ou autre", a déclaré Jeremy Laurence, un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est dite "indignée" par ces "attaques ignobles". "L'antisémitisme n'a absolument pas sa place en Europe."

En Israël, où les scènes de violences ont suscité une vive émotion, l'armée a annoncé l'interdiction à tous ses personnels de se rendre aux Pays-Bas "jusqu'à nouvel ordre".

Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, s'est entretenu avec son homologue néerlandais, Caspar Veldkamp, lui demandant "d'assurer la sécurité immédiate de toutes les personnes en danger".

Effroyable incident"

Ces violences surviennent dans un contexte marqué par la montée des actes antisémites dans le monde depuis la guerre entre Israël et le Hamas, des représentants de l'UE et des Etats-Unis déplorant en septembre un "tsunami d'antisémitisme".

Le Premier ministre néerlandais Dick Schoof a qualifié d'"inacceptables" les "attaques antisémites" de la nuit.

En Israël, les autorités ont réagi très vivement, le Premier ministre Benjamin Netanyahu disant considérer "l'effroyable incident avec la plus grande gravité" et "exiger (des autorités néerlandaises) d'agir vigoureusement et rapidement contre les émeutiers".

M. Netanyahu a par ailleurs ordonné au Mossad, le renseignement extérieur israélien, d'élaborer un plan d'action pour prévenir les violences lors de futurs événements sportifs.

Ces évènements n'ont "rien à voir avec le football", a commenté le patron du Maccabi Tel-Aviv, Ben Mansford, à son retour en Israël.

Fondé sous un autre nom en 1906, le Maccabi Tel-Aviv est le club le plus ancien et le plus titré d'Israël.

Ses supporters ne sont pas particulièrement réputés violents, mais des images circulant vendredi sur les réseaux sociaux et présentées comme filmées à Amsterdam --dont l'AFP n'a pas encore pu vérifier l'origine-- montrent ce qui semble être des dizaines de fans du club chantant en hébreu "Finir les Arabes! On va gagner!" ou encore "Laissons Tsahal gagner pour finir les Arabes".

Jeudi après-midi, une centaine de supporters israéliens s'étaient rassemblés sur la place du Dam, entourés d'un important dispositif policier, avant de se rendre au stade Johan Cruyff à Amsterdam.

Un rassemblement propalestinien condamnant la venue du club israélien était initialement prévu aux abords du stade, mais avait été déplacé un peu plus loin dans le quartier par la mairie pour des raisons de sécurité.

Match France-Israël 

Interrogé sur le match France-Israël, prévu jeudi au Stade de France, le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a déclaré qu'il n'accepterait pas sa délocalisation.

"Certains demandent la délocalisation du match France-Israël. Je ne l'accepte pas: la France ne recule pas car cela reviendrait à abdiquer face aux menaces de violence et face à l'antisémitisme", a-t-il écrit sur son compte X, ajoutant: "À ma demande, le préfet de police Laurent Nunez prend les dispositions de sécurité nécessaires pour que ce match ait lieu au stade de France, comme habituellement.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.