Le Hezbollah n'acceptera aucun accord avec Israël qui viole «la souveraineté» du Liban, dit son chef

"Nous avons reçu la feuille (américaine) et avons formulé des remarques", a expliqué Naïm Qassem, élu à la tête du Hezbollah un mois après la mort de son prédécesseur, Hassan Nasrallah, dans une frappe israélienne. (AFP)
"Nous avons reçu la feuille (américaine) et avons formulé des remarques", a expliqué Naïm Qassem, élu à la tête du Hezbollah un mois après la mort de son prédécesseur, Hassan Nasrallah, dans une frappe israélienne. (AFP)
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Publié le Mercredi 20 novembre 2024

Le Hezbollah n'acceptera aucun accord avec Israël qui viole «la souveraineté» du Liban, dit son chef

  • "Israël ne peut pas (..) nous imposer ses conditions", a affirmé Naïm Qassem dans un discours pré-enregistré
  • Il a ajouté que le Hezbollah exigeait "l'arrêt total de l'agression et la préservation de la souveraineté" du Liban

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah libanais a assuré mercredi qu'il n'accepterait aucun accord de cessez-le-feu violant "la souveraineté" du Liban, répondant à Israël qui dit vouloir conserver une "liberté d'action" contre la formation pro-iranienne.

"Israël ne peut pas (..) nous imposer ses conditions", a affirmé Naïm Qassem dans un discours pré-enregistré, diffusé pendant qu'un émissaire américain tente de décrocher un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, en guerre ouverte depuis près de deux mois.

Il a ajouté que le Hezbollah exigeait "l'arrêt total de l'agression et la préservation de la souveraineté" du Liban. "L'ennemi israélien ne peut pas pénétrer quand il le veut" en territoire libanais en cas de cessez-le-feu, a-t-il encore dit.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé mercredi que tout accord de cessez-le-feu devrait laisser à son pays une "liberté d'action" contre le Hezbollah "en cas de violations".

L'émissaire américain, Amos Hochstein, a rencontré à deux reprises mardi et mercredi à Beyrouth le président du Parlement, Nabih Berri, qui fait la liaison avec le Hezbollah, pour discuter du plan américain de cessez-le-feu présenté jeudi dernier aux dirigeants libanais.

"Nous avons reçu la feuille (américaine) et avons formulé des remarques", a expliqué Naïm Qassem, élu à la tête du Hezbollah un mois après la mort de son prédécesseur, Hassan Nasrallah, dans une frappe israélienne.

"Nos remarques, et celles du président Berri, qui sont en harmonie, ont été transmises à l'émissaire américain", qui doit se rendre plus tard mercredi en Israël, a-t-il ajouté.

La conclusion d'un accord dépend à présent "de la réponse israélienne et du sérieux de (Benjamin) Netanyahu", le Premier ministre israélien, a-t-il estimé.

"Au final, la partie israélienne s'attend à obtenir par le biais d'un accord ce qu'elle n'a pas pu arracher sur le champ de bataille, et cela n'est pas possible", a-t-il assuré.

"Frapper Tel-Aviv" 

Le chef du Hezbollah a par ailleurs affirmé que son groupe viserait "le centre de Tel-Aviv", en riposte à trois frappes israéliennes sur Beyrouth dimanche et lundi, dont l'une a tué le responsable média du mouvement.

Israël "a attaqué le coeur de la capitale c'est pourquoi il doit s'attendre à une riposte sur le centre de Tel-Aviv", a-t-il dit.

Les violences entre Israël et le mouvement libanais, initiées par ce dernier au début de la guerre dans la bande de Gaza, ont fait plus de 3.540 morts depuis octobre 2023, la plupart depuis que l'armée israélienne a déclenché fin septembre dernier une campagne massive de bombardements suivie d'une offensive terrestre dans le sud du Liban.

Côté israélien, 79 militaires et 46 civils ont été tués en 13 mois.

Le chef du Hezbollah a assuré que son parti se préparait à "une longue bataille" avec Israël et à une "guerre d'usure", en cas d'échec des négociations.

Évoquant l'après-guerre, il s'est par ailleurs engagé à ce que le Hezbollah "apporte une contribution efficace à l'élection d'un président de la République". Le Liban est privé de chef d'Etat depuis plus de deux ans, les adversaires du Hezbollah l'accusant de bloquer le processus d'élection par le Parlement pour imposer son candidat.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.