L'art sous les étoiles: Noor Riyadh revient éblouir la capitale du Royaume

Le festival Noor Riyadh, une initiative clé de Riyadh Art, se tient sous le thème "Light Years Apart" et se poursuivra jusqu'au 14 décembre (AN Photo/Jaafer Alsaleh).
Le festival Noor Riyadh, une initiative clé de Riyadh Art, se tient sous le thème "Light Years Apart" et se poursuivra jusqu'au 14 décembre (AN Photo/Jaafer Alsaleh).
Des centaines de drones ont participé à la création de multiples représentations artistiques dans le ciel de Riyad mardi soir, à l'occasion du lancement du festival Noor Riyad. (Fourni)
Des centaines de drones ont participé à la création de multiples représentations artistiques dans le ciel de Riyad mardi soir, à l'occasion du lancement du festival Noor Riyad. (Fourni)
Le festival Noor Riyadh, une initiative clé de Riyadh Art, se tient sur le thème "Light Years Apart" jusqu'au 14 décembre. (AN Photo/Jaafer Alsaleh)
Le festival Noor Riyadh, une initiative clé de Riyadh Art, se tient sur le thème "Light Years Apart" jusqu'au 14 décembre. (AN Photo/Jaafer Alsaleh)
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Publié le Jeudi 28 novembre 2024

L'art sous les étoiles: Noor Riyadh revient éblouir la capitale du Royaume

  • Une flotte de drones illumine la capitale saoudienne à l'occasion de Noor Riyadh
  • 18 talents saoudiens et 43 talents internationaux présentent des œuvres d'art lumineuses sur le thème "Light Years Apart" (Des années-lumière d'écart)

RIYAD: Les cours du Centre historique du roi Abdelaziz, dans le centre de Riyad, ont été animées mardi soir à l'occasion du lancement du festival Noor Riyadh, auquel ont participé des créateurs du monde entier.

Le collectif d'artistes United Visual Artists, basé à Londres, a transformé le ciel nocturne en une toile vivante en présentant en avant-première son spectacle de drones "Aether".

Mettant en scène 1 500 drones, ce spectacle de sept minutes explore l'harmonie silencieuse des étoiles et des planètes.

Le festival Noor Riyadh, une initiative clé de Riyadh Art, se tient sous le thème "Light Years Apart" et se poursuivra jusqu'au 14 décembre.

Cette année, le festival présentera des œuvres d'art de plus de 60 artistes dans trois centres: le Centre historique du Roi Abdelaziz, Wadi Hanifa et Jax district.

L'architecte Khalid Al-Hazani, directeur du Riyadh Art Program, a déclaré que Noor Riyadh est conçu pour transformer la ville en une exposition d'art en plein air.

La directrice du festival, Nouf Al-Moneef, a déclaré à Arab News: "Ce qui est formidable avec ces trois projets, c'est le lien entre l'art, le patrimoine, la culture, la nature et la créativité contemporaine à Jax".

"La chose la plus importante à Noor Riyadh est l'accessibilité pour les gens. Noor Riyadh est placé sous l'égide de Riyadh Art, dont la mission est de transformer la ville en une galerie sans murs. Où que l'on aille, quels que soient les lieux ou les centres où l'on se rend, on trouve des œuvres d'art spectaculaires".

Le festival vise à améliorer la qualité de vie dans la capitale du Royaume et à contribuer à la promotion de la créativité et à la présentation de l'art à la communauté, a-t-elle ajouté.

Il sert de plateforme pour les échanges artistiques et culturels, conformément à l'objectif de Riyadh Art, qui est d'encourager les talents locaux et de stimuler l'économie culturelle de la capitale.

Outre les 18 artistes saoudiens, 43 artistes internationaux représentent des pays tels que l'Australie, la France, l'Allemagne, la Hongrie, l'Italie, le Japon, le Monténégro, les Pays-Bas, la Pologne, la Russie, la Slovénie, la Corée du Sud, l'Espagne, la Turquie, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis et les États-Unis.

À propos du thème, Al-Moneef a déclaré que "Light Years Apart" s'inspire du lien entre la Terre et le ciel, et a fait l'éloge de l'équipe de conservateurs qui a eu cette idée.

Le festival invite les citoyens, les résidents et les visiteurs à explorer la ville et à célébrer le lien profond entre le patrimoine et la créativité.

Mohammed Al-Bahri, journaliste omanais, a déclaré que ce qui avait le plus attiré son attention lors de la cérémonie d'ouverture était l'étonnante harmonie entre les lumières et la musique, qui a créé une expérience sensorielle unique et immersive pour les spectateurs.

Ces dernières années, le Royaume a connu un développement culturel et artistique qui a contribué à renforcer sa position sur la scène artistique mondiale, a-t-il ajouté.

"Je m'attends à ce que l'intérêt pour la créativité artistique continue de croître à l'avenir, notamment grâce au soutien croissant du gouvernement aux arts et à la culture, ainsi qu'à la prise de conscience de l'importance de l'art dans la vie des gens", a déclaré Al-Bahri.

"L'art deviendra ainsi une partie intégrante du tissu social. De plus, la jeune génération est plus ouverte et apprécie davantage les arts, ce qui laisse présager un avenir radieux pour la créativité artistique dans le Royaume", a-t-il ajouté.

Munirah Abdelrazaq, visagiste bahreïnienne, a déclaré: "Le festival Noor Riyadh est une remarquable célébration de la lumière et de l'art, transformant Riyadh en une toile lumineuse qui comble le fossé entre tradition et modernité".

"La fusion de la créativité, de la technologie et du patrimoine améliore le paysage culturel et positionne l'Arabie saoudite comme un centre en plein essor pour l'art contemporain et l'art public. En célébrant des artistes locaux et internationaux, le festival favorise une profonde appréciation de l'expression artistique et du dialogue culturel, soulignant l'engagement du Royaume à nourrir la créativité et à inspirer les générations futures".

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.