L’Union européenne plaide pour des solutions durables et un avenir inclusif à la COP16

Christophe Farnaud ambassadeur de l'UE auprès du Royaume d'Arabie saoudite, du Royaume de Bahreïn et du Sultanat d'Oman.
Christophe Farnaud ambassadeur de l'UE auprès du Royaume d'Arabie saoudite, du Royaume de Bahreïn et du Sultanat d'Oman.
Jessica Roswall, commissaire chargée de l'environnement, de la résilience de l'eau et d'une économie circulaire compétitive
Jessica Roswall, commissaire chargée de l'environnement, de la résilience de l'eau et d'une économie circulaire compétitive
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Publié le Lundi 02 décembre 2024

L’Union européenne plaide pour des solutions durables et un avenir inclusif à la COP16

  • L'Union européenne s’engage à collaborer avec ses partenaires internationaux afin de concrétiser les engagements pris au niveau mondial en la matière et mettre en place des solutions viables et avantageuses pour tous.
  • « Le monde perd 100 millions d'hectares de terres saines et productives chaque année. Sans sols riches et fertiles, nous ne pouvons pas nourrir les populations, a déclaré Jessica Roswall

RIYAD : Lors de la 16e conférence des parties à la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD COP16), qui se tient à Riyad, en Arabie saoudite, du 2 au 13 décembre, l'Union européenne encouragera le renforcement de la coopération mondiale sur la désertification, la dégradation des sols et la sécheresse.

L'Union européenne s’engage à collaborer avec ses partenaires internationaux afin de concrétiser les engagements pris au niveau mondial en la matière et mettre en place des solutions viables et avantageuses pour tous face à la sécheresse. L'UE est favorable à la transition d'une approche réactive et fondée sur la crise à une approche proactive de la gestion de la sécheresse.

Exacerbées par le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols et la sécheresse aggravent largement les problèmes économiques, sociaux et environnementaux tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire, la perte de biodiversité, la pénurie d'eau, les migrations et les déplacements forcés.

Les mesures de lutte contre la sécheresse et la dégradation des sols, y compris l'amélioration de la résistance à l'eau, contribueront à garantir l'autonomie stratégique, la compétitivité et la sécurité de l'Union européenne.

En marge de la conférence, le sommet de haut niveau « One Water » se tiendra le 3 décembre. Il servira de ce fait d'incubateur pour des solutions concrètes visant à améliorer la gouvernance mondiale de l'eau et à accélérer la réalisation de l'objectif numéro six relatif à l'eau et à l'assainissement, en prévision de la prochaine conférence des Nations unies sur l'eau, qui se tiendra en 2026.

Jessica Roswall, commissaire chargée de l'environnement, de la résilience de l'eau et d'une économie circulaire compétitive, représente l'UE à la COP16 de l'UNCCD. Elle a déclaré : « Le monde perd 100 millions d'hectares de terres saines et productives chaque année. Sans sols riches et fertiles, nous ne pouvons pas nourrir les populations.

Les populations perdent leurs moyens de subsistance lorsque les sols sont dégradés. Si nous ne luttons pas contre la dégradation des sols et si nous ne renforçons pas notre résistance à la sécheresse, nous ne pourrons ni mettre en place une économie compétitive et circulaire, ni garantir notre sécurité. L'UE s'est engagée à travailler avec des partenaires internationaux et jouera un rôle crucial et de premier plan dans les négociations à Riyad.

Lors de la 16e COP de l'UNCCD, l'UE s'efforcera de renforcer les synergies entre les trois COP de la Convention de Rio (climat, biodiversité, désertification), comme indiqué dans les conclusions du Conseil, en sensibilisant aux liens entre tous les défis et les actions concrètes, y compris les solutions fondées sur la nature, afin de trouver des solutions viables et intégrées.

L'UE appelle également à une plus grande mobilisation des organisations de la société civile et du secteur privé dans l'ensemble des processus et la mise en œuvre de la CNULD, à une meilleure représentation des femmes au sein de la CNULD et à une amélioration des approches de réalisation des politiques qui prennent en compte la dimension de genre.

L'UE soutient le renforcement de la mise en œuvre de la CNULD dans le cadre actuel et au-delà de 2030. Il est également important pour l'UE que les parties conviennent d'un budget suffisant à allouer au secrétariat de la convention afin de mettre en œuvre les décisions adoptées lors de la conférence des parties.

Le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne et l'UNCCD ont collaboré à l'élaboration de l'Atlas mondial de la sécheresse, qui sera lancé à l'occasion de la COP16.

Cet atlas évalue les risques de sécheresse actuels et futurs à l'échelle mondiale et recommande des actions pour renforcer la résilience face à ce phénomène et faire face à la pénurie d'eau.

L'UNCCD lancera également un rapport sur l'économie de la sécheresse qui mettra en évidence les avantages économiques de l'atténuation de la sécheresse et les coûts de l'inaction.

Il est donc impératif de trouver des solutions communes et cohérentes à la triple crise planétaire que constituent le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution des sols, notamment en développant les solutions fondées sur la nature et les approches écosystémiques. 


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.