Airbus s’engage à renforcer les compétences sur le plan local en Arabie saoudite

Faisant partie de la délégation française qui s’est rendue au Royaume cette semaine, dans le cadre de la visite du président français, Emmanuel Macron, à Riyad, le président de la division internationale d’Airbus a rencontré le prince héritier Mohammed ben Salmane. (Fournie)
Faisant partie de la délégation française qui s’est rendue au Royaume cette semaine, dans le cadre de la visite du président français, Emmanuel Macron, à Riyad, le président de la division internationale d’Airbus a rencontré le prince héritier Mohammed ben Salmane. (Fournie)
 Airbus a annoncé, avec le ministre saoudien de l'Investissement, Khalid al-Falih, la création du nouveau siège régional d’Airbus en Arabie saoudite, dirigé par Eid al-Qahtani, afin de soutenir les ambitions du pays. (Fournie)
Airbus a annoncé, avec le ministre saoudien de l'Investissement, Khalid al-Falih, la création du nouveau siège régional d’Airbus en Arabie saoudite, dirigé par Eid al-Qahtani, afin de soutenir les ambitions du pays. (Fournie)
Présent dans le Royaume depuis plus de 40 ans, Airbus est un modèle de partenariat de longue durée. (Fournie)
Présent dans le Royaume depuis plus de 40 ans, Airbus est un modèle de partenariat de longue durée. (Fournie)
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Publié le Samedi 07 décembre 2024

Airbus s’engage à renforcer les compétences sur le plan local en Arabie saoudite

  • Le Royaume est très bien placé géographiquement et a donc un potentiel considérable de devenir une plaque tournante
  • Le capital humain est essentiel pour atteindre les objectifs prévus dans la Vision 2030

RIYAD: L’essor de l’économie saoudienne attire des entreprises et des investissements français dans différents secteurs et l’aérospatiale s’avère un des secteurs clés.

Présent dans le Royaume depuis plus de 40 ans, Airbus est un modèle de partenariat de longue durée.

«Au niveau des produits, comme l’a mentionné le ministre [saoudien de l’Investissement, Khalid al-Falih], les compagnies saoudiennes recourent à bon nombre d’avions Airbus – 200 aujourd'hui et 300 supplémentaires dans les années à venir», a déclaré Wouter Van Wersch, président d’Airbus International, dans un entretien accordé à Arab News en français.

«Nous sommes extrêmement présents au niveau des hélicoptères avec des centres locaux et environ 120 hélicoptères actuellement en activité. Notre partenariat avec THC permettra de renforcer cette présence», a-t-il ajouté.

Un autre domaine de coopération est la défense, Airbus disposant d’avions militaires, de transport et de combat. Sur le plan de l’espace, le géant français a fourni sept satellites à Arabsat.

- Nombre d'avions en service en Arabie saoudite: environ 200

- Nombre d'avions en commande: plus de 350

- Nombre d'hélicoptères en opération: plus de 100

Faisant partie de la délégation française qui s’est rendue au Royaume cette semaine, dans le cadre de la visite du président français, Emmanuel Macron, à Riyad, le président de la division internationale d’Airbus a rencontré le prince héritier Mohammed ben Salmane.

La rencontre témoigne de l’importance de cette coopération. Airbus joue un rôle essentiel dans le soutien de la vision de l'Arabie saoudite en matière de développement de l'écosystème aérospatial.

Pour maintenir cet élan, Airbus a annoncé, avec le ministre saoudien de l'Investissement, Khalid al-Falih, la création du nouveau siège régional d’Airbus en Arabie saoudite, dirigé par Eid al-Qahtani, afin de soutenir les ambitions du pays.

«Nous sommes extrêmement motivés par tout ce qui se passe. Airbus est complètement prêt à accorder son soutien en faveur de la réussite [de ces objectifs]», confirme le président de la division internationale d’Airbus, notamment en favorisant le renforcement des capacités, l'innovation et la durabilité.

Pour le président de la division internationale d’Airbus, le capital humain est essentiel pour atteindre les objectifs fixés par la Vision 2030, mais également pour subvenir aux besoins d’une demande croissante dans la région du Moyen Orient et en Arabie saoudite en particulier.

En termes de capacité locale, Airbus compte aujourd'hui 350 personnes dont un tiers de Saoudiens.

Airbus a pour objectif de poursuivre son expansion conformément à la Vision 2030.

«Au niveau du transport, le Royaume est très bien placé géographiquement et a donc un potentiel considérable de devenir une plaque tournante», explique Wouter Van Wersch.

«Les ambitions du Royaume de tripler le nombre de passagers qui vont transiter par le Royaume ou s’y rendre, ainsi que l'essor remarquable du tourisme, créeront des possibilités avantageuses», ajoute-t-il.

Le président d’Airbus International met en évidence la nécessité de renforcer les capacités des gens au sein du pays, qu’il considère comme une des grandes missions d’Airbus.

«Il faudra plus de pilotes, d'ingénieurs, de techniciens et de personnel navigant. Pour la zone Moyen d'Orient, on estime les besoins en termes de pilotes à 59 000 dans les vingt années à venir», explique-t-il.

Des discussions sont en cours entre Airbus et des universités pour évaluer les moyens d'augmenter sa présence locale au niveau des usines et du développement de nouveaux produits dans le Royaume.

«Nous disposons de grosses équipes en Arabie saoudite et l'objectif c'est d'aider, de jouer un rôle dans le renforcement des capacités du personnel qui sera indispensable pour les compagnies aériennes dans les années à venir. C'est toujours un partenariat avec les acteurs locaux, avec l'écosystème», confirme M. Van Wersch.

Points forts

- Nombre d'avions supplémentaires nécessaires dans la région Moyen-Orient entre 2024 et 2043: 3 740 avions de plus de 100 passagers et cargos

- Airbus prévoit l'arrivée de 226 000 professionnels hautement qualifiés au Moyen-Orient au cours des 20 prochaines années, dont 59 000 nouveaux pilotes, 53 000 nouveaux techniciens et 114 000 nouveaux membres d'équipage d'ici à 2043

L'un des plus grands défis auxquels est confrontée l'industrie aérospatiale est le développement des talents et des capacités locales.

«Chez Airbus, nous nous engageons à favoriser les connaissances et les compétences locales au royaume d'Arabie saoudite et au-delà. Nous nous engageons pleinement à investir au sein du Royaume pour soutenir la formation du prochain groupe de spécialistes et d'experts de l'industrie», a déclaré le président de la division internationale d’Airbus.

Airbus travaille en partenariat avec l'académie d'aviation du prince Sultan pour la formation des équipages et des techniciens et avec Saudia Technic pour renforcer les capacités locales en matière de maintenance d'hélicoptères et de tâches générales.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.