En Syrie, le Premier ministre se dit prêt à coopérer avec le « leadership » que choisira le peuple

Le président syrien Bachar el-Assad a signé un décret pour former un nouveau gouvernement. (Fournie)
Le président syrien Bachar el-Assad a signé un décret pour former un nouveau gouvernement. (Fournie)
Short Url
Publié le Dimanche 08 décembre 2024

En Syrie, le Premier ministre se dit prêt à coopérer avec le « leadership » que choisira le peuple

  • Le Premier ministre syrien, Mohamed al-Jalali, a déclaré qu'il était prêt à coopérer avec tout nouveau « leadership » choisi par le peuple, ajoutant qu'il se trouverait dimanche matin dans ses bureaux au siège du gouvernement.
  • De son côté, le commandant de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui dirige l'offensive des rebelles ayant pénétré dans la capitale syrienne, a appelé ses combattants à ne pas s'approcher des institutions publiques de Damas.

DAMAS : Le Premier ministre syrien, Mohamed al-Jalali, a déclaré qu'il était prêt à coopérer avec tout nouveau « leadership » choisi par le peuple, ajoutant qu'il se trouverait dimanche matin dans ses bureaux au siège du gouvernement pour toute procédure de « passation » de pouvoir.

De son côté, le commandant de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui dirige l'offensive des rebelles ayant pénétré dans la capitale syrienne, a appelé ses combattants à ne pas s'approcher des institutions publiques de Damas, qui restent sous contrôle de l'ex-Premier ministre jusqu'à une « passation officielle ».

Prenant de court le pouvoir de Bachar al-Assad et la communauté internationale, HTS et plusieurs groupes rebelles alliés ont lancé le 27 novembre une offensive fulgurante qui leur a permis de prendre le contrôle de plusieurs métropoles en quelques jours seulement : d'abord Alep (nord), puis Hama et Homs dans le centre.

Les provinces de l'est et du sud, notamment Deraa, berceau de la « révolution » de 2011, sont tombées aux mains des rebelles quand des combattants locaux ont pris le contrôle du terrain, à la faveur d'un retrait des forces du régime.

Les groupes rebelles entrés à Damas ont annoncé la « fuite » du « tyran » Bachar al-Assad, appelant les Syriens exilés à l'étranger à rentrer dans une « Syrie libre » et proclamant « Damas libre de la tyrannie ».

« Après 50 ans d'oppression sous le pouvoir du parti Baas, et 13 années de crimes, de tyrannie et de déplacements forcés, nous annonçons aujourd'hui la fin de cette période sombre et le début d'une nouvelle ère pour la Syrie », indiquent des messages partagés par la coalition rebelle sur l'application Telegram.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que le président Bachar al-Assad, au pouvoir depuis vingt-quatre ans, avait « quitté la Syrie via l'aéroport de Damas, avant le retrait des membres des forces armées et de sécurité » du site.

Le chef du gouvernement syrien à Damas, Mohamed al-Jalali, a déclaré qu'il était prêt à coopérer avec les nouveaux dirigeants.

« La Syrie peut devenir un pays normal, entretenant de bonnes relations avec ses voisins et le reste du monde. Cette question relèvera toutefois du leadership que choisira le peuple syrien, et nous sommes prêts à coopérer et à lui apporter toutes les facilités possibles », a-t-il indiqué dans une vidéo publiée sur son compte Facebook.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Short Url
  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Short Url

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com