Ukraine : Zelensky exprime sa volonté d'instaurer une « paix durable » après sa rencontre avec Trump

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) et le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Oleksandr Syrsky (à gauche) parlent à côté du premier lot de missiles drones de fabrication ukrainienne « Peklo » (Hell) livrés aux forces de défense ukrainiennes à Kiev le 6 décembre 2024. (Photo AFP)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) et le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Oleksandr Syrsky (à gauche) parlent à côté du premier lot de missiles drones de fabrication ukrainienne « Peklo » (Hell) livrés aux forces de défense ukrainiennes à Kiev le 6 décembre 2024. (Photo AFP)
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Publié le Dimanche 08 décembre 2024

Ukraine : Zelensky exprime sa volonté d'instaurer une « paix durable » après sa rencontre avec Trump

  • Dimanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vouloir une « paix durable » pour son pays, au lendemain d'un entretien à Paris avec le président élu américain Donald Trump.
  • M. Zelensky a longtemps été catégoriquement opposé à toute concession envers Vladimir Poutine, mais a adouci sa position ces derniers mois face aux difficultés de son armée sur le front et aux craintes d'un affaiblissement de l'aide occidentale.

KIEV : Dimanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vouloir une « paix durable » pour son pays, au lendemain d'un entretien à Paris avec le président élu américain Donald Trump, qui a appelé à un « cessez-le-feu immédiat » et à des négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie.

M. Zelensky a longtemps été catégoriquement opposé à toute concession envers Vladimir Poutine, mais a adouci sa position ces derniers mois face aux difficultés de son armée sur le front et aux craintes d'un affaiblissement de l'aide occidentale.

Il a notamment émis l'idée que l'Ukraine renonce temporairement à récupérer les territoires contrôlés par la Russie (près d'un cinquième du pays) en échange de garanties de sécurité de la part de l'OTAN et de livraisons d'armements occidentaux.

« J'ai déclaré que nous avions besoin d'une paix juste et durable, une paix que les Russes ne pourront pas détruire en quelques années, comme ils l'ont fait à maintes reprises par le passé », a annoncé M. Zelensky, en évoquant sa rencontre à Paris avec MM. Trump et Macron.

« Lorsque nous parlons de paix effective avec la Russie, nous devons avant tout parler de garanties de paix effectives », a-t-il ajouté, appelant ses alliés à « garantir la fiabilité de la paix et à ne pas fermer les yeux sur l'occupation » des territoires ukrainiens.

De son côté, le Kremlin a accusé M. Zelensky de « refuser toujours de négocier », soulignant qu'en octobre 2022, le président ukrainien avait interdit par décret tous pourparlers avec Vladimir Poutine.

Il a appelé M. Zelensky à se confronter aux « réalités sur le terrain », où les forces russes progressent sur le front est depuis le début de l'année, malgré une incursion ukrainienne en territoire russe cet été.

- 43 000 soldats ukrainiens ont été tués.

La Russie réclame que l'Ukraine lui cède quatre régions de l'est et du sud du pays, qu'elle occupe partiellement, en plus de la Crimée qu'elle a annexée en 2014, et qu'elle renonce à intégrer l'OTAN. Des conditions jugées inacceptables par Kiev.

M. Zelensky a également révélé dimanche l'ampleur des pertes officielles subies par l'armée ukrainienne depuis 2022 : 43 000 tués et 370 000 blessés. Il s'agissait de la première fois qu'il communiquait ces chiffres, qu'il n'avait révélés qu'une seule fois par le passé, en février 2024.

De son côté, la Russie ne communique pas sur le nombre de ses pertes. Celles-ci ont été estimées à plus de 82 000 tués par le média indépendant Mediazona et le service russe de la BBC, qui se basent sur l'exploitation d'informations publiques telles que les communiqués officiels, les rubriques nécrologiques ou les annonces de décès sur les réseaux sociaux, ainsi que sur l'observation des tombes dans les cimetières.

Ces chiffres de pertes russes et ukrainiens pourraient toutefois être sous-estimés, car ils ne tiennent pas compte des portés disparus, selon des experts.

« Telle est la réalité de cette guerre. Elle ne peut pas se terminer simplement par un bout de papier et quelques signatures », a plaidé M. Zelensky.

Donald Trump avait lui estimé dimanche que l'Ukraine a perdu « inutilement » 400 000 soldats et « bien plus de civils », tandis que « 600 000 soldats russes sont blessés ou morts, dans une guerre qui n'aurait jamais dû commencer et qui pourrait durer éternellement ».

Dans son message, Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a également assuré que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, « aimerait conclure un accord » pour mettre fin à la guerre.

La rencontre avec Donald Trump à Paris revêtait une importance cruciale pour Volodymyr Zelensky, qui craint un désengagement américain après bientôt trois ans d'une invasion russe dévastatrice.

Donald Trump s'est montré très critique quant au financement de l'Ukraine. Il a affirmé à plusieurs reprises qu'il comptait marquer une nette différence avec la politique d'appui massif à Kiev menée par Joe Biden et promis de mettre rapidement fin au conflit.

Samedi, le ministère américain de la Défense a annoncé une nouvelle aide militaire à l'Ukraine estimée à 988 millions de dollars, alors qu'il ne reste que quelques semaines pour fournir les fonds déjà budgétisés avant l'investiture du républicain.

Sur le terrain, signe des difficultés ukrainiennes, la Russie a annoncé avoir pris deux nouveaux villages au cours du week-end. Ses forces se rapprochent de trois villes importantes : Kourakhové, Pokrovsk et Koupiansk.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.


Le secrétaire américain à l'Armée de terre démissionne après des mois de tension

Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
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  • Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll
  • "Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré

WASHINGTON: Le secrétaire américain à l'Armée de terre Dan Driscoll a remis sa démission, après des mois de tensions avec le ministre de la Défense Pete Hegseth, a confirmé lundi la Maison Blanche à l'AFP.

S'il est accepté, ce départ constituera le dernier bouleversement en date à la tête de l'institution, déjà secouée ces derniers mois par plusieurs mises à l'écart dont celle au printemps de son chef d'état-major, le général Randy George.

Dan Driscoll était le plus haut responsable civil de l'armée de terre depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025.

Sa démission a été révélée dans un premier temps par le Wall Street Journal en fin de journée lundi, puis reprise par plusieurs médias américains.

"Le secrétaire Driscoll s'est montré extrêmement efficace pour promouvoir le programme du président Trump (...) apportant un leadership remarquable lors d'opérations militaires historiques", a salué la Maison Blanche dans un communiqué.

Elle a jugé l'armée américaine "plus forte que jamais grâce à son travail aux côtés" de Donald Trump et du ministre de la Défense, Pete Hegseth.

Dan Driscoll a notamment été impliqué dans des négociations concernant la guerre en Ukraine, aux côtés des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

Il est un ami proche du vice-président JD Vance, dont il a été camarade de promotion à la faculté de droit de la prestigieuse université de Yale.

Ses relations avec Pete Hegseth étaient en revanche notoirement mauvaises, selon les médias américains qui bruissaient de rumeurs sur son départ depuis plusieurs mois.

Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll.

"Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré.

Ancien militaire ayant servi en Irak, Dan Driscoll s’est présenté sans succès au Congrès en 2020. Il a ensuite été conseiller dans l'équipe de campagne pour la réélection de Donald Trump en 2024.

Sa démission intervient cinq mois après l'éviction du chef d’état-major de l’Armée de terre, le général Randy George, limogé début avril.

Elle menace de facto de laisser l'armée de terre américaine sans direction civile ni militaire permanente.

Depuis l'éviction du général George, le poste de chef d'état-major de l'armée de terre est occupé par son ancien bras droit, le général Christopher LaNeve, vétéran des guerres d'Irak et d'Afghanistan désigné par Pete Hegseth pour assurer l'intérim.