« Et maintenant ? » : à Calais, des Syriens entre espoir et incertitude après la chute d'Assad

Des migrants syriens dansent la Dabke traditionnelle pendant une pause avant d'essayer de traverser la Manche à Calais, dans le nord de la France, le 29 octobre 2024. (Photo AFP)
Des migrants syriens dansent la Dabke traditionnelle pendant une pause avant d'essayer de traverser la Manche à Calais, dans le nord de la France, le 29 octobre 2024. (Photo AFP)
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Publié le Mardi 10 décembre 2024

« Et maintenant ? » : à Calais, des Syriens entre espoir et incertitude après la chute d'Assad

  • « Tout le monde rêve de rentrer chez soi, mais la situation est trop confuse » : à Calais, alors que le président Bachar al-Assad est tombé dimanche.
  • des migrants syriens se disent soulagés par son départ, mais prudents face à l'incertitude, et poursuivent leur route vers l'Angleterre.

CALAIS, FRANCE : « Tout le monde rêve de rentrer chez soi, mais la situation est trop confuse » : à Calais, alors que le président Bachar al-Assad est tombé dimanche, des migrants syriens se disent soulagés par son départ, mais prudents face à l'incertitude, et poursuivent leur route vers l'Angleterre.

Ali, âgé de 23 ans, sort de la tente où il a passé une nuit glaciale, au cœur du camp de Calais. Originaire de Deraa, berceau du soulèvement de 2011 en Syrie, il vit ici depuis deux mois, dans l'attente de traverser la Manche pour rejoindre l'Angleterre.

Lorsqu'il a appris la chute de Bachar al-Assad, le jeune homme frêle, qui ne souhaite pas donner son nom, raconte avoir été « heureux » de voir tomber ce « criminel ».

« Plus personne ne voulait de lui au pouvoir, mais la situation en Syrie reste confuse et l'atmosphère générale est chaotique », tempère le candidat à l'exil, qui n'a pas changé de projet.

Plusieurs pays, dont l'Allemagne, l'Autriche ou la Grande-Bretagne, ont décidé de geler les procédures d'asile des ressortissants syriens.

Le ministère britannique de l'Intérieur a annoncé lundi avoir « mis sur pause temporairement » l'examen de ces demandes au Royaume-Uni « le temps d'évaluer la situation ».

Une « très mauvaise nouvelle » pour Ali, « mais cela ne nous arrêtera pas : nous voulons rejoindre l'Angleterre car nous recherchons la paix ».

« Si la situation s'améliore en Syrie, nous reviendrons, il n'y a rien de mieux que la maison. Mais pour l'instant, la situation demeure trop incertaine ; les dirigeants viennent d'un milieu lié au terrorisme », s'inquiète le jeune Syrien.

« Il n'y a aucune certitude de paix. »

Emporté par une offensive spectaculaire d'une coalition rebelle dirigée par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) d'Abou Mohammad al-Jolani, Bachar al-Assad a fui le pays avec sa famille pour Moscou, selon les agences de presse russes.

HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, affirme avoir rompu avec le jihadisme, mais cette affirmation ne convainc pas réellement les pays occidentaux, dont les États-Unis, qui le classent toujours comme organisation terroriste.

Fares, 32 ans, qui souhaite également rester anonyme, s'interroge sur les intentions des rebelles qui contrôlent désormais la plus grande partie du pays et ont lancé lundi les discussions sur le transfert du pouvoir.

« Nous ignorons quelles règles régiront le pays », souligne-t-il. « Quelles sont les racines culturelles de ceux qui sont désormais au pouvoir ? Nous n'en savons rien », ajoute-t-il, dans le petit campement d'une vingtaine de tentes, sur un quai près de la mairie.

« Nous sommes soulagés que Bachar al-Assad soit parti, mais il n'y a ni stabilité, ni sécurité en Syrie pour le moment », estime Fares, qui s'inquiète aussi des frappes israéliennes.

Le trentenaire dénonce la décision des autorités britanniques de suspendre l'examen des demandes d'asile des Syriens : « Personne ne sait ce qu'il va se passer maintenant en Syrie. En Grande-Bretagne, nous pouvons nous offrir un avenir, pour nous et pour nos enfants. Il y a du travail, de la paix, tout ce dont nous avons besoin. »

Entre 2011 et 2021, près de 31 000 Syriens ont obtenu l'asile au Royaume-Uni, selon des chiffres de la Chambre des communes britannique. En 2023, un peu plus de 3 000 Syriens y ont demandé l'asile.

« La Syrie c'est le chaos, l'Angleterre c'est le paradis », lance Mohamad, 31 ans, qui utilise une application de traduction pour se faire comprendre.

Il se réjouit de la chute de Bachar el-Assad, mais s'inquiète : « Que va-t-il se passer maintenant ? Nous n'avons aucune certitude quant à la paix, nous ne connaissons pas les nouveaux responsables au pouvoir », affirme ce Syrien originaire de Hama, dans le centre du pays.

Mais ici, à Calais, « je ressens beaucoup de nostalgie », confie Ali, devant sa petite tente, tandis que le vent fouette son visage. « Lorsque la Syrie deviendra un pays sûr, je retournerai chez moi, mais pas pour le moment. »


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.