La crise humanitaire au Soudan est la pire jamais enregistrée selon l'IRC

Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé ou contraint à l'exil 12 millions de Soudanais. (Photo Fournie)
Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé ou contraint à l'exil 12 millions de Soudanais. (Photo Fournie)
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Publié le Mercredi 11 décembre 2024

La crise humanitaire au Soudan est la pire jamais enregistrée selon l'IRC

  • « Bien qu'il n'abrite que 1 % de la population mondiale, le pays compte 10 % de toutes les personnes ayant besoin d'une aide humanitaire dans le monde », souligne l'ONG basée à New York
  • Les 9 millions de déplacés internes se tassent, pour la plupart, dans des zones où les infrastructures ont été dévastées et où ils sont confrontés à la menace d'une famine massive.

LE CAIRE : Le Soudan traverse actuellement la pire crise humanitaire jamais enregistrée, résultant de 20 mois de guerre dévastatrice entre deux généraux rivaux, a affirmé mercredi l'International Rescue Committee (IRC).

« Bien qu'il n'abrite que 1 % de la population mondiale, le pays compte 10 % de toutes les personnes ayant besoin d'une aide humanitaire dans le monde », souligne l'ONG basée à New York dans son rapport sur les situations d'urgence en 2023.

Depuis avril 2023, une guerre oppose l'armée régulière, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par l'ancien allié et ancien adjoint du général, Mohamed Hamdane Daglo.

Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé ou contraint à l'exil 12 millions de Soudanais.

Les 9 millions de déplacés internes se tassent, pour la plupart, dans des zones où les infrastructures ont été dévastées et où ils sont confrontés à la menace d'une famine massive.

Selon les Nations unies, près de 26 millions de personnes, soit environ la moitié de la population, souffrent de faim aiguë à travers le pays.

La famine a déjà été déclarée dans le camp de déplacés de Zamzam, dans l'ouest du Darfour, et les Nations unies ont déclaré que le Soudan connaissait la pire crise humanitaire de mémoire récente.

Pour la deuxième année consécutive, le rapport de l'IRC classe le Soudan à la première place des 20 pays traversant une crise humanitaire.

Un total de 30,4 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire dans le pays, ce qui en fait le théâtre de « la pire crise humanitaire depuis que l'on tient des registres » sur les situations d'urgence, selon l'ONG.

La fin de la guerre ne semble pas en vue, les deux parties en conflit ayant intensifié les frappes sur les zones résidentielles au cours des dernières semaines.

L'IRC a mis en garde contre un « effondrement total des opérations d'assistance humanitaire », la crise étant appelée à s'aggraver avec les deux parties en conflit qui continuent à « restreindre l'accès à l'aide humanitaire ».

Selon l'IRC, 305 millions de personnes dans le monde ont besoin d'une aide humanitaire, dont 82 % se trouvent dans des zones de conflit telles que les territoires palestiniens occupés, le Myanmar, la Syrie, le Soudan du Sud et le Liban.

« Le monde est en feu », a commenté David Miliband, directeur de l'IRC, dans le rapport. Selon lui, « le monde est divisé en deux camps : d'un côté, ceux qui sont nés dans des États en proie à des conflits, et de l'autre, ceux qui ont la chance d'être dans des États stables ».

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.