L'Académie de l'OMS inaugurée mardi à Lyon en présence d'Emmanuel Macron

Le nouveau bâtiment de l'Académie de l'Organisation mondiale de la santé est photographié à la veille de son inauguration, à Lyon, dans le centre de la France, le 16 décembre 2024. Le 17 décembre 2024, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) inaugurera son Académie à Lyon. (AFP)
Le nouveau bâtiment de l'Académie de l'Organisation mondiale de la santé est photographié à la veille de son inauguration, à Lyon, dans le centre de la France, le 16 décembre 2024. Le 17 décembre 2024, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) inaugurera son Académie à Lyon. (AFP)
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Publié le Mardi 17 décembre 2024

L'Académie de l'OMS inaugurée mardi à Lyon en présence d'Emmanuel Macron

  • L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) inaugure son Académie mardi à Lyon, en présence d'Emmanuel Macron, un campus ultramoderne doublé d'une plateforme numérique, dédiée à la formation continue des soignants
  • Le chef de cette puissante agence de l'ONU, Tedros Adhanom Ghebreyesus, présidera la cérémonie organisée sur le site flambant neuf de ce centre de formation, financé à hauteur de 120 millions d'euros par la France

LYON: L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) inaugure son Académie mardi à Lyon, en présence d'Emmanuel Macron, un campus ultramoderne doublé d'une plateforme numérique, dédiée à la formation continue des soignants du monde entier.

Le chef de cette puissante agence de l'ONU, Tedros Adhanom Ghebreyesus, présidera la cérémonie organisée sur le site flambant neuf de ce centre de formation, financé à hauteur de 120 millions d'euros par la France.

"Investir dans les systèmes de santé est le meilleur moyen de se préparer aux prochaines pandémies", avait déclaré en 2021 Emmanuel Macron, qui a beaucoup milité pour que ce centre de formation s'implante à Lyon.

"L'avancée rapide des découvertes scientifiques et des technologies fait qu'il est nécessaire pour les professionnels de santé de continuer à apprendre tout au long de leur carrière", a pour sa part souligné le Dr Tedros dans un document publié en amont de l'inauguration.

Face à des risques sanitaires en perpétuelle mutation, "il nous faut changer notre approche de l'enseignement", a-t-il poursuivi: "les méthodes traditionnelles, telles que les cours dans des salles de classe, ne peuvent plus répondre seules à l'ampleur des besoins futurs."

L'Académie de l'OMS, dont l'idée remonte à 2019 mais que la pandémie de Covid-19 a confortée, se veut donc à la pointe de l'innovation, avec intégration de la réalité virtuelle ou de l'intelligence artificielle sur son site lyonnais.

Quelque 16.000 personnes viendront chaque année se former dans son bâtiment de 11.000 m2 aux lignes futuristes, qui compte 24 salles de classe, une bibliothèque, un centre de réponse d'urgence factice mais surtout un immense plateau pour des exercices de simulation.

- Trois millions -

Les formations s'adressent d'abord aux professionnels de santé (médecins, infirmiers, pharmaciens...) mais aussi aux agents de l'OMS, aux chercheurs et aux décideurs du secteur.

Une plateforme numérique permettra de toucher un public plus large et l'OMS vise trois millions d'apprenants d'ici 2028, grâce à des cours en ligne dans les six langues officielles de l'organisation : l'anglais, l'arabe, le français, le chinois, l'espagnol et le russe.

Accessibles sur ordinateur mais aussi sur téléphone, les formations virtuelles, qui ont déjà débuté, sont déclinées en fonction des besoins géographiques et des priorités sanitaires, avec une offre davantage tournée vers les pays en développement.

Il existe ainsi des cours sur les derniers "tests de diagnostic rapide de la tuberculose", à usage des cadres de santé qui organiseront ensuite les campagnes de dépistage, ou des modules sur "l'ulcère de Buruli" pour les agents de base en première ligne face à cette bactérie qui sévit en zone tropicale.

Outre l'amélioration des soins, l'Académie a également pour but de "participer à la rétention du personnel de santé", a expliqué son directeur exécutif David Atchoarena lors d'une conférence de presse.

Selon l'OMS, dont le siège est à Genève, il y aura en 2030 un déficit de 10 millions de personnels de santé, dont cinq millions en Afrique.


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
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  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.