Rome dénonce l'arrestation "inacceptable" d'une journaliste italienne en Iran

Cecilia Sala a été arrêtée le 19 décembre par la police à Téhéran, a indiqué le ministère italien des affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que l'ambassadrice d'Italie, Paola Amadei, lui avait rendu visite plus tôt dans la journée de vendredi. (Capture d'écran/X/@ceciliasala)
Cecilia Sala a été arrêtée le 19 décembre par la police à Téhéran, a indiqué le ministère italien des affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que l'ambassadrice d'Italie, Paola Amadei, lui avait rendu visite plus tôt dans la journée de vendredi. (Capture d'écran/X/@ceciliasala)
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Publié le Samedi 28 décembre 2024

Rome dénonce l'arrestation "inacceptable" d'une journaliste italienne en Iran

  • L'ambassade et le consulat italiens à Téhéran suivent le cas de la journaliste et l'ambassadrice de Rome en Iran, Paola Amadei, lui a rendu visite vendredi pour s'assurer de ses conditions de détention, a indiqué plus tôt dans la journée.
  • La jeune femme, âgée de 29 ans selon les médias, a pu passer deux brefs coups de fil à sa famille au cours de ces derniers jours.

ROME : Rome a dénoncé vendredi l'arrestation « inacceptable » d'une journaliste italienne, Cecilia Sala, le 19 décembre par la police de Téhéran, qui se trouve depuis lors dans une cellule d'isolement de la prison d'Evin, selon son employeur.

L'ambassade et le consulat italiens à Téhéran suivent le cas de la journaliste et l'ambassadrice de Rome en Iran, Paola Amadei, lui a rendu visite vendredi pour s'assurer de ses conditions de détention, a indiqué plus tôt dans la journée le ministère italien des Affaires étrangères.

Le ministre des Affaires étrangères italien, Antonio Tajani, a précisé à Rai News que la diplomate avait passé une demi-heure avec la journaliste et que cette dernière était « en bonne santé ».

La jeune femme, âgée de 29 ans selon les médias, a pu passer deux brefs coups de fil à sa famille au cours de ces derniers jours, selon la même source.

Le ministre de la Défense, Guido Crosetto, a pour sa part dénoncé sur X « l'arrestation inacceptable » de la jeune femme, assurant que tous les plus hauts responsables du pays, y compris la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, s'employaient à obtenir sa libération.

Cecilia Sala était arrivée en Iran le 12 novembre avec un visa de journaliste et devait rentrer en Italie le 20 novembre. Elle a été arrêtée la veille de son retour et se trouve depuis lors dans une cellule d'isolement de la prison de haute sécurité d'Evin, à Téhéran, selon son employeur, Chora Media, un site publiant des podcasts.

« L'Italie et l'Europe ne peuvent pas tolérer cette arrestation arbitraire », a écrit Chora Media sur Facebook, évoquant une journaliste qui exerce son métier « scrupuleusement, avec attention, passion et professionnalisme ».

Dénonçant lui aussi une arrestation qui « présente toutes les caractéristiques d'une détention arbitraire », le directeur général de Reporters sans frontières (RSF), Thibaut Bruttin, a souligné que son ONG appelait « les autorités iraniennes à libérer sur-le-champ la journaliste Cecilia Sala », dans un communiqué.

La jeune femme travaille également pour le quotidien Il Foglio, proche de la droite.

« Le journalisme n'est pas un crime », a écrit vendredi Claudio Cerasa, le patron du quotidien, dans son éditorial.

Cecilia Sala était en Iran « pour raconter un pays qu'elle connaît et qu'elle aime, un pays où l'information est étouffée à coups de répressions, de menaces, de violences, de détentions, souvent visant des journalistes eux-mêmes ».

Il Foglio rappelle que, selon Reporters sans frontières (RSF), l'Iran occupe la 176e place, sur 180 pays mentionnés, concernant la liberté de la presse.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.