Depuis Paris, des ONG lancent un appel «pour que le journalisme vive à Gaza»

Depuis l'IMA, les organisations et les journalistes présents ont exprimé leur solidarité avec leurs collègues journalistes palestiniens (Photo, RSF).
Depuis l'IMA, les organisations et les journalistes présents ont exprimé leur solidarité avec leurs collègues journalistes palestiniens (Photo, RSF).
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Publié le Samedi 17 février 2024

Depuis Paris, des ONG lancent un appel «pour que le journalisme vive à Gaza»

  • L'objectif principal de cette rencontre a été de lancer un «appel solennel» à la communauté internationale pour mettre fin à la détérioration du journalisme à Gaza
  • Les organisations et les journalistes des deux rives de la Méditerranée ont fermement condamné les actions de l'armée israélienne visant à «éradiquer le journalisme palestinien et le droit à l'information à Gaza»

RABAT: Vendredi, depuis l'Institut du monde arabe à Paris (IMA), Journalism & Citizenship (J&C), Reporters Sans Frontières (RSF) et la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) se sont réunis pour «une journée de dialogue entre journalistes des deux rives de la Méditerranée». 

L'objectif principal de cette rencontre a été de lancer un «appel solennel» à la communauté internationale pour mettre fin à la détérioration du journalisme à Gaza et permettre un accès libre aux médias internationaux pour «documenter la réalité brutale de cette guerre».

Depuis plus de quatre mois, les journalistes palestiniens risquent leur vie quotidiennement pour informer le monde de la situation à Gaza et en Cisjordanie, rappellent les signataires de cet appel. Près de 100 d'entre eux ont déjà été tués affirment ces ONG. Et de rappeler que d’autres journalistes «ont été gravement blessés, ont perdu des membres de leur famille, ont vu leurs maisons détruites ou ont été contraints de se déplacer». Des défis qui n’empêchent pas les journalistes toujours vivants de «continuer héroïquement d'exercer leur métier», estiment les signataires.

«Exercer des pressions sur Israël»

Dans une déclaration commune, les organisations et les journalistes des deux rives de la Méditerranée ont fermement condamné les actions de l'armée israélienne visant à «éradiquer le journalisme palestinien et le droit à l'information à Gaza». Elles ont appelé les gouvernements et les organisations internationales à «exercer des pressions sur Israël pour mettre fin à ces attaques».

Les principales exigences adressées au gouvernement israélien incluent: «émettre des instructions claires et strictes à ses forces armées pour qu'elles respectent les obligations en matière de protection des journalistes selon le droit international humanitaire» ; «permettre l'entrée des médias internationaux à Gaza en ouvrant les portes du passage frontalier de Rafah et faciliter l'évacuation des journalistes palestiniens qui souhaitent quitter la zone de conflit» ; «définir des zones de sécurité pour protéger les journalistes travaillant depuis Gaza» ; et «faciliter la livraison d'équipements de protection et de matériel professionnel».

Depuis l'IMA, les organisations et les journalistes présents ont exprimé leur solidarité avec leurs collègues journalistes palestiniens et ont rendu hommage à ceux qui ont perdu la vie en essayant de tenir le monde informé.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".