La masse monétaire des banques saoudiennes atteint 786 milliards de dollars

L'augmentation des dépôts à terme souligne un changement dans l'approche du secteur bancaire saoudien en matière de financement. (Shutterstock)
L'augmentation des dépôts à terme souligne un changement dans l'approche du secteur bancaire saoudien en matière de financement. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 03 janvier 2025

La masse monétaire des banques saoudiennes atteint 786 milliards de dollars

  • L’augmentation des dépôts à terme est le résultat d'un resserrement des conditions de liquidité et de taux d'intérêt élevés
  • La hausse reflète les mesures stratégiques prises par les banques locales pour faire face à la forte demande de prêts tout en attirant des fonds pour stabiliser leurs bilans

RIYAD: La masse monétaire des banques saoudiennes a atteint 2 950 milliards de riyals saoudiens (785,51 milliards de dollars; 1 dollar = 0,97 euro) en novembre, marquant une hausse de 10,3% par rapport au même mois de l'année dernière, selon les données officielles.

Les chiffres publiés par la Banque centrale saoudienne, également connue sous le nom de SAMA, ont révélé que les dépôts à terme et les dépôts d'épargne ont atteint leur plus haut pourcentage de la masse monétaire en plus de 15 ans, représentant 33,61% ou 989,99 milliards de riyals saoudiens.

Ces dépôts ont également enregistré le taux de croissance le plus rapide parmi toutes les composantes de la masse monétaire, avec une augmentation de 18,10%.

Les dépôts à vue représentaient la part la plus importante avec 48,76%, un léger déclin par rapport à leur part de 50% l'année précédente, bien qu'ils aient augmenté de 7,69% au cours de cette période. Les autres composantes représentaient collectivement 17,63% de la masse monétaire totale.

«Le rôle des prêteurs locaux dans le financement des projets nécessite davantage de liquidités, ce qui explique que Saudi Fransi, ANB, Rajhi et SNB émettent des billets à moyen terme libellés en euros.»

Il a ajouté: «La banque centrale saoudienne plaçant les fonds de l'État sur des dépôts à terme a aidé le flux de trésorerie des banques, ainsi que les opérations d'open market et 31 milliards de dollars de ventes de dette depuis 2022, ou 25 milliards de dollars si l'on exclut les CDS de la SNB.»

Selon l'analyste, cette augmentation des dépôts à terme est le résultat d'un resserrement des conditions de liquidité et de taux d'intérêt élevés. La hausse reflète les mesures stratégiques prises par les banques locales pour faire face à la forte demande de prêts tout en attirant des fonds pour stabiliser leurs bilans.

Des données récentes de la SAMA ont révélé que la croissance des dépôts est légèrement inférieure à l'émission de prêts, ce qui exerce une certaine pression sur les liquidités. Les prêts ont augmenté de 13,33% d'une année sur l'autre en novembre, dépassant l'augmentation de 10,52% des dépôts. Ce déséquilibre a poussé les banques à rivaliser pour attirer les déposants en offrant des rendements attrayants sur les dépôts à terme.

L'Arabie saoudite a lancé d'importants projets gouvernementaux pour soutenir ses ambitions de l'initiative Vision 2030, en mettant l'accent sur l'activité de construction pour transformer son infrastructure, son tourisme et son paysage économique global.

Ces projets, qui vont de mégapoles comme NEOM à d'importants développements d'infrastructures, nécessitent d'énormes quantités de fonds et les banques ont joué un rôle crucial dans leur financement. Pour soutenir ces projets à grande échelle, la demande de crédit a explosé.

Les taux d'intérêt en Arabie saoudite ont également atteint des niveaux élevés, en partie à cause de l'arrimage du riyal au dollar américain, qui a été influencé par le resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale visant à lutter contre l'inflation.

Cela a conduit à un pic des taux d'intérêt, qui ont grimpé jusqu'à 6%. Toutefois, les niveaux d'inflation s'étant modérés, la politique monétaire a changé depuis septembre, la SAMA ayant procédé à trois réductions de taux – une de 50 points de base, suivie de deux réductions supplémentaires de 25 points de base.

Ce changement est le signe d'une politique plus accommodante, susceptible d'atténuer la pression sur les coûts d'emprunt tout en maintenant la stabilité financière.

L'augmentation des dépôts à terme souligne un changement dans l'approche du secteur bancaire saoudien en matière de financement. Les banques incitent les épargnants à des rendements plus élevés pour assurer la stabilité, en particulier alors que la demande de crédit augmente en raison des projets ambitieux de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite.

Les dépôts à terme constituent une source de financement plus prévisible que les comptes à vue, qui peuvent fluctuer considérablement. Ce changement stratégique aide les banques à aligner leur structure de financement sur les exigences de prêt à long terme, en particulier pour les projets d'infrastructure et de construction.

L'augmentation de l'écart du Saibor stimule le financement

L'écart élevé de 115 points de base entre le taux interbancaire offert par l’Arabie saoudite, connu sous le nom de Saibor, et le taux de financement garanti au jour le jour (SOFR) illustre l'étroitesse du paysage des liquidités, selon M. Christou.

Un Saibor plus élevé que le SOFR signifie que les coûts d'emprunt et de financement en Arabie saoudite sont relativement plus élevés qu'aux États-Unis. Historiquement, cet écart a oscillé autour de 70 points de base, mais la demande soutenue de crédit l'a maintenu à un niveau nettement plus élevé.

«L'écart de 115 points de base entre le Saibor et le taux de financement garanti au jour le jour et la fourchette historique normalisée de 70 points de base – qui représente néanmoins une amélioration par rapport à la crise de liquidité de 2022 – montre que les liquidités restent limitées», a déclaré l'analyste.

Dans un environnement où les entrées de dépôts restent modérées, les banques se sont également tournées vers l'emprunt externe, y compris l'émission d'obligations libellées en euros, pour combler les déficits de financement.

Les prêteurs locaux comme Al Rajhi Bank, Saudi National Bank et Banque Saudi Fransi ont eu recours à ces instruments pour soutenir leurs besoins en liquidités, selon l'analyste.

Bien que les liquidités restent limitées, l'environnement actuel est en amélioration par rapport à 2022, selon l'analyste, lorsque les banques saoudiennes étaient confrontées à des pressions aiguës en raison de l'augmentation de la demande de crédit.

L'émission de dette par la SAMA de plus de 31 milliards de dollars depuis 2022, combinée à d'autres mesures de soutien, a permis d'atténuer certaines tensions. Toutefois, le secteur bancaire doit continuer à relever les défis systémiques pour soutenir la croissance à long terme, a déclaré M. Christou.

Ratio prêts/dépôts inférieur à la limite

Le ratio prêts/dépôts (LDR) dans les banques saoudiennes est resté stable à 82,16% en novembre, malgré le fait que les prêts aient augmenté de plus de 13% par an, ce qui a dépassé la croissance des dépôts au cours de la même période.

Le LDR est un indicateur clé utilisé par les banques pour mesurer la proportion de prêts accordés par rapport aux dépôts qu'elles détiennent. Dans le cas présent, bien que la demande de prêts ait augmenté plus rapidement que la croissance des dépôts, le ratio est resté inférieur à la limite réglementaire de 90%.

La stabilité du LDR est probablement due au soutien d'autres sources de financement, telles que l'émission de dettes et les placements privés. Ces méthodes de financement alternatives ont aidé les banques à maintenir leurs liquidités et à s'assurer qu'elles peuvent continuer à prêter sans être trop dépendantes des dépôts, selon M. Christou.

Selon un rapport publié en juin par le Fonds monétaire international, le secteur bancaire saoudien est résilient, les tests de résistance indiquant que les banques et les entreprises non financières peuvent résister aux chocs, même dans des scénarios difficiles.

Cependant, une attention particulière est nécessaire pour équilibrer la croissance du crédit, le financement et les risques systémiques, en particulier avec l'accélération des projets gouvernementaux à grande échelle dans le cadre de Vision 2030.

Bien que les banques soient bien capitalisées, rentables et maintiennent un niveau élevé de liquidité avec peu de prêts non productifs, il existe des risques potentiels liés à la croissance rapide du crédit et à la dépendance croissante à l'égard de sources de financement autres que les dépôts.

Pour gérer ces risques, la SAMA pourrait être amenée à ajuster ses politiques, notamment en réexaminant les limites de prêt par rapport à la valeur, les directives relatives au fardeau de la dette et les ratios prêt/dépôt.

Des outils améliorés, tels qu'un volant de fonds propres anticyclique, peuvent également aider à se préparer aux défis futurs. En outre, un meilleur suivi, par exemple des prix de l'immobilier et de l'exposition des banques aux grands projets, permettrait d'avoir une vision plus claire des risques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".