Le Japon espère attirer davantage de voyageurs saoudiens grâce à des expositions dans le Royaume

Des personnes visitent le temple Sensoji à Tokyo, le 19 mars 2024. (AFP)
Des personnes visitent le temple Sensoji à Tokyo, le 19 mars 2024. (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 06 janvier 2025

Le Japon espère attirer davantage de voyageurs saoudiens grâce à des expositions dans le Royaume

  • l'Office national du tourisme japonais prévoit de nouvelles expositions pour attirer les voyageurs saoudiens, a déclaré Daisuke Kobayashi, le directeur exécutif de l'organisation à Dubaï.
  • M. Kobayashi a déclaré à Arab News Japan que depuis l'événement, le JNTO avait observé une « augmentation significative de l'intérêt des voyageurs saoudiens pour le Japon ».

DUBAÏ : À l'approche du 70^e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et l'Arabie saoudite, l'Office national du tourisme japonais prévoit de nouvelles expositions pour attirer les voyageurs saoudiens, a déclaré Daisuke Kobayashi, le directeur exécutif de l'organisation à Dubaï.

M. Kobayashi a déclaré à Arab News Japan que le JNTO espérait maintenir des « partenariats solides » avec les agences de voyage locales et les organisations connexes.

« Grâce à ces collaborations, nous souhaitons fournir des informations plus complètes et plus intéressantes aux voyageurs saoudiens, afin de les encourager à découvrir les expériences uniques que le Japon a à offrir », a-t-il déclaré.

Il n'est pas encore prévu d'ouvrir un bureau du JNTO en Arabie saoudite, a-t-il ajouté. Il a toutefois confirmé que l'organisation poursuivra ses activités promotionnelles dans le Royaume pour répondre à l'intérêt croissant des voyageurs saoudiens pour le Japon.

En décembre 2024, le JNTO a organisé son premier événement à Riyad, intitulé « Feel Your Four Seasons ».

L'exposition a permis aux visiteurs de découvrir les diverses attractions saisonnières du Japon, notamment les voyages de luxe.

M. Kobayashi a déclaré à Arab News Japan que depuis l'événement, le JNTO avait observé une « augmentation significative de l'intérêt des voyageurs saoudiens pour le Japon ».

« Au cours de l'événement, nous avons constaté que les participants souhaitaient vivement se rendre au Japon, en particulier au printemps pour admirer les cerisiers en fleurs », a-t-il déclaré. « Nous avons également constaté une curiosité croissante pour les offres estivales et hivernales du Japon. Les visiteurs étaient intéressés par les paysages naturels, les festivals d'été et les activités hivernales telles que l'observation des paysages enneigés.

L'Exposition universelle de 2025 à Osaka, dans le Kansai, en avril, est également une grande attraction touristique pour les voyageurs saoudiens et du CCG.

Selon Kobayashi, les voyageurs de la région sont généralement plus intéressés par les hébergements japonais traditionnels tels que les ryokan (auberges de style japonais), qui proposent souvent des expériences onsen (sources chaudes) et une cuisine japonaise authentique.

La popularité de l'anime et du manga au Moyen-Orient figure également parmi les principales raisons pour lesquelles les touristes arabes choisissent le Japon pour leurs vacances.

D'un point de vue culturel, M. Kobayashi explique que les cultures japonaise et arabe partagent des valeurs similaires, ce qui peut contribuer à mettre les voyageurs saoudiens à l'aise.

« Les parallèles culturels créent un sentiment de familiarité et de confort pour les voyageurs d'Arabie saoudite et de la région du CCG lorsqu'ils visitent le Japon », a-t-il déclaré. « Qu'il s'agisse de découvrir les cérémonies traditionnelles du thé au Japon, de séjourner dans un ryokan ou simplement d'apprécier l'hospitalité chaleureuse et respectueuse des Japonais, ces expériences trouvent un écho profond auprès des visiteurs saoudiens. »

Selon Kobayashi, le nombre de visiteurs saoudiens au Japon a augmenté de 72,2 % au cours du premier semestre 2024 par rapport à la même période en 2023.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse

Retrait prochain des soldats américains de Syrie, selon la presse
Short Url
  • Les États-Unis prévoient de retirer leurs 1.000 soldats de Syrie dans les deux prochains mois, selon le Wall Street Journal et CBS, après l’extension du contrôle du gouvernement syrien sur le territoire
  • Washington recentre son attention militaire sur l’Iran, avec des porte-avions déployés dans le Golfe et des frappes envisagées si aucun accord n’est trouvé sur le nucléaire iranien

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient de retirer l'ensemble de leurs 1.000 soldats de Syrie au cours des deux prochains mois, selon la presse américaine.

Washington mettra fin à sa présence dans le pays, a indiqué le Wall Street Journal, après que le gouvernement syrien a étendu son contrôle sur le territoire et a annoncé fin janvier être parvenu à un accord pour intégrer à l'Etat syrien les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, qui jouaient un rôle clé dans la lutte contre l'Etat islamique (EI).

Le média CBS a également fait état de ce projet, citant des responsables américains sous couverts d'anonymat.

Les forces américaines présentes en Syrie ont récemment amorcé leur retrait, notamment la semaine dernière des bases d'al-Tanf et d'al-Chaddadi, utilisées dans le cadre de la lutte menée par la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis avaient soutenu les forces kurdes dans leur lutte contre les jihadistes de l'EI à partir de 2014.

Mais après le renversement de Bachar al-Assad fin 2024 et l'arrivée au pouvoir de l'islamiste Ahmad al-Chareh, ils ont soutenu le nouveau président dans sa détermination à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est félicité dimanche de "la trajectoire" suivie par la Syrie, malgré "des jours difficiles".

Dernièrement, les Etats-Unis rassemblent aussi leur attention et leurs capacités militaires autour de l'Iran, qu'ils menacent de frapper si les deux ennemis ne parvenaient pas à conclure un accord au sujet du programme nucléaire iranien.

CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end, même si Donald Trump n'a selon eux pas encore pris de décision finale.

Washington a dépêché deux porte-avions dans le Golfe et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases à travers la région.

Sollicité, le Pentagone n'a pas donné de réponse dans l'immédiat à une demande de commentaires.


La médiation saoudienne permet la libération de détenus pakistanais en Afghanistan

Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
Short Url
  • Le porte-parole du gouvernement afghan a indiqué que les détenus ont été libérés en signe de bonne volonté

DUBAÏ : L’Arabie saoudite a facilité la libération de trois détenus pakistanais retenus en Afghanistan, suite à une demande du Royaume et à la visite d’une délégation saoudienne à Kaboul avant le mois sacré du Ramadan.

Le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, a déclaré mardi que les détenus avaient été libérés en signe de bonne volonté, reflétant la politique de l’Afghanistan de maintenir des relations positives avec les autres pays et en reconnaissance des efforts de médiation saoudiens.

Les trois Pakistanais avaient été capturés lors d’affrontements frontaliers entre les forces afghanes et pakistanaises le 12 octobre 2025, et ont été remis à la délégation saoudienne en visite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël accusé de vouloir étendre Jérusalem vers la Cisjordanie

Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967. (AFP)
Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967. (AFP)
Short Url
  • Ces mesures ont été qualifiées d'"illégales" par l'ONU et nombre de capitales arabes et occidentales, alors que la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée atteint un niveau record
  • Le ministère de la Construction et du Logement a annoncé le 3 février un projet d'extension vers l'ouest de la colonie de Geva Binyamin, ou Adam, située en Cisjordanie occupée, qui aboutirait à la création d'un nouveau quartier en bordure de Jérusalem-Est

JERUSALEM: Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967, à l'heure où les critiques se multiplient face à une annexion rampante du territoire.

Ce projet, encore au stade initial, a été publié début février alors que différentes mesures gouvernementales visant à renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie font redouter une annexion par Israël de ce territoire palestinien.

Ces mesures ont été qualifiées d'"illégales" par l'ONU et nombre de capitales arabes et occidentales, alors que la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée atteint un niveau record.

Le ministère de la Construction et du Logement a annoncé le 3 février un projet d'extension vers l'ouest de la colonie de Geva Binyamin, ou Adam, située en Cisjordanie occupée, qui aboutirait à la création d'un nouveau quartier en bordure de Jérusalem-Est, la partie de la ville sainte occupée et annexée par Israël en 1967 après la conquête de la Cisjordanie.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, la capitale du futur Etat auquel ils aspirent.

Un projet "symbolique" 

Le nouveau projet, selon le ministère, prévoit la construction de "2.780 unités de logement et une vaste modernisation des infrastructures" dans le cadre de l'extension de Geva Binyamin, pour un montant d'environ 120 millions de shekels (33 millions d'euros).

Mais selon l'ONG La Paix maintenant, opposée à la colonisation, ce projet reviendrait à "une extension" pure et simple de Jérusalem en Cisjordanie, sans précédent depuis 1967.

"Le nouveau quartier sera partie intégrante de la ville de Jérusalem et en particulier de la colonie de Neve Yaakov, construite dans le nord de Jérusalem", a expliqué mardi à l'AFP Lior Amihai, directeur exécutif de La Paix maintenant.

"Ce qui est unique dans ce cas, c'est que le quartier sera relié directement à Jérusalem (...) mais se trouvera intégralement sur le territoire de la Cisjordanie, adjacent à Jérusalem", a-t-il ajouté, en voyant dans ce projet une dimension "symbolique".

"Tout changement touchant à Jérusalem est sensible, pour l'opinion israélienne mais aussi pour les Palestiniens", souligne-t-il.

"Comme des habitants de Jérusalem" 

Aviv Tatarsky, un chercheur de l'ONG Ir Amim, qui travaille sur la place de Jérusalem dans le conflit israélo-palestinien, affirme lui aussi que ce projet équivaut dans les faits à une expansion de la ville.

"Si des gens y vivent, ils vivront là comme des habitants de Jérusalem", a-t-il déclaré à l'AFP. "Dans la pratique, ce n'est pas la colonie qui sera étendue, mais Jérusalem".

A l'heure où une annexion formelle reste difficilement réalisable, "il est beaucoup plus facile de créer une situation de fait sur le terrain", ajoute le chercheur.

La Paix maintenant a souligné, dans un communiqué illustré par une carte, que le nouveau quartier serait séparé de la colonie d'Adam par le mur érigé par Israël dans les années 2000, qui longe la quasi-totalité de la frontière avec la Cisjordanie mais dont le tracé à cet endroit ne suit pas exactement la limite administrative et dévie vers l'est en contournant une colline.

Il n'existera donc "aucune connexion territoriale" entre la nouvelle colonie et celle d'Adam, ajoute l'ONG.

Hormis Jérusalem-Est, plus de 500.000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.

La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, de gauche comme de droite depuis 1967. Elle s'est nettement intensifiée sous l'actuel gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023.

L'expansion de la colonisation juive en Cisjordanie est considérée par l'ONU, avec la poursuite des violences entre populations locales palestiniennes, colons juifs et armée israélienne, comme l'un des principaux obstacles à la résolution du conflit israélo-palestinien.

La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport de l'ONU.