ONU: Au Soudan en guerre, plus de 30 millions de personnes ont besoin d'aide 

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 8 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays, ce qui, en plus des 2,7 millions de personnes déplacées avant la guerre, a provoqué la plus grande crise de déplacement interne au monde. (AFP)
Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 8 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays, ce qui, en plus des 2,7 millions de personnes déplacées avant la guerre, a provoqué la plus grande crise de déplacement interne au monde. (AFP)
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Publié le Mardi 07 janvier 2025

ONU: Au Soudan en guerre, plus de 30 millions de personnes ont besoin d'aide 

  • L'ONU a lancé un appel de fonds de 4,2 milliards de dollars, ciblant 20,9 millions de personnes à travers ce pays d'Afrique de l'Est sur un total de 30,4 millions d'habitants qui ont besoin d'aide
  • "Le Soudan reste plongé dans une crise humanitaire d'une ampleur ahurissante", a déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU à New York Edem Wosornu

PORT-SOUDAN: Plus de 30 millions de personnes, dont plus de la moitié d'enfants, ont besoin d'aide au Soudan, après vingt mois d'une guerre dévastatrice, a déploré lundi l'ONU, réclamant une mobilisation internationale "sans précédent" face cette crise humanitaire "ahurissante".

L'ONU a lancé un appel de fonds de 4,2 milliards de dollars, ciblant 20,9 millions de personnes à travers ce pays d'Afrique de l'Est sur un total de 30,4 millions d'habitants qui ont besoin d'aide.

"Le Soudan reste plongé dans une crise humanitaire d'une ampleur ahurissante", a déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU à New York Edem Wosornu, du bureau des Affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), dénonçant les entraves à l'aide humanitaire.

"La faim et la famine se répandent à cause des décisions prises chaque jour pour poursuivre cette guerre, sans tenir compte du prix pour les civils", a-t-elle ajouté.

"Les besoins sans précédent au Soudan requièrent une mobilisation sans précédent" de la communauté internationale, a-t-elle insisté.

"Nous avons besoin de votre poids politique pour mettre un terme aux hostilités et aider les Soudanais qui ont un besoin urgent de nourriture, d'eau, d'abris, de médicaments et d'une aide agricole, aujourd'hui et pas demain", a également plaidé devant le Conseil Beth Bechdol, directrice générale adjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

"Si nous échouons à agir maintenant, collectivement et à l'échelle nécessaire, des millions de vies seront encore plus menacées", a-t-elle ajouté, évoquant également le risque pour la stabilité de la région.

La guerre, qui a éclaté en avril 2023 entre l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a poussé le pays dans la famine.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et plus de 8 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays, ce qui, en plus des 2,7 millions de personnes déplacées avant la guerre, a provoqué la plus grande crise de déplacement interne au monde.

En outre, 3,3 millions de personnes supplémentaires ont quitté le pays, ce qui signifie que plus d'un quart de la population soudanaise d'avant la guerre, estimée à environ 50 millions, est désormais déracinée.

La famine a déjà été déclarée dans cinq régions du Soudan et devrait s'étendre à cinq autres d'ici mai.

Le gouvernement soudanais, aligné sur l'armée, a nié l'existence d'une famine, mais les agences d'aide se plaignent que l'accès soit bloqué par des obstacles bureaucratiques, des combattants et des violences.

L'armée et les FSR sont accusées d'utiliser la famine comme arme de guerre. Pendant la majeure partie de la guerre, l'ONU a eu du mal à réunir ne serait-ce qu'un quart des fonds nécessaires.

Le conflit au Soudan a souvent été qualifié de "guerre oubliée", éclipsée par celles au Moyen-Orient et en Ukraine, malgré l'ampleur des horreurs infligées aux civils.

 


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com