Soudan: 3,2 millions d'enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition, selon l'UNICEF 

Short Url
Publié le Vendredi 10 janvier 2025

Soudan: 3,2 millions d'enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition, selon l'UNICEF 

  • Cette année, 3,2 millions d'enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition aigüe au Soudan, pays d'Afrique de l'Est ravagé par un conflit entre deux chefs de guerre, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef)
  • "Parmi eux, environ 772.000 enfants risquent de souffrir de malnutrition aiguë sévère", a déclaré à l'AFP jeudi soir Eva Hinds, responsable du plaidoyer et de la communication de l'Unicef au Soudan

PORT-SOUDAN: Cette année, 3,2 millions d'enfants de moins de cinq ans risquent de souffrir de malnutrition aigüe au Soudan, pays d'Afrique de l'Est ravagé par un conflit entre deux chefs de guerre, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef).

"Parmi eux, environ 772.000 enfants risquent de souffrir de malnutrition aiguë sévère", a déclaré à l'AFP jeudi soir Eva Hinds, responsable du plaidoyer et de la communication de l'Unicef au Soudan. Il s'agit de la forme de dénutrition la plus mortelle.

De manière générale, le faible accès aux soins médicaux et à l'eau potable, le manque d'hygiène, les pratiques alimentaires inappropriées surtout pour les nourrissons, les enfants et les femmes, ainsi que l'insécurité alimentaire représentent les principales causes structurelles de la malnutrition aigüe, selon l'Unicef.

La famine a déjà frappé cinq régions du Soudan, selon des agences de l'ONU s'appuyant sur un récent rapport du système de classification de la sécurité alimentaire (IPC).

L'IPC prévoit que la famine s'étendra à cinq autres districts de la région occidentale du Darfour au Soudan d'ici mai, une vaste zone qui a connu les pires violences du conflit.

En outre, 17 autres régions de l'ouest et du centre du Soudan sont également menacées de famine.

"Sans un accès humanitaire immédiat et sans entrave facilitant une intensification significative de la réponse multisectorielle, la malnutrition risque de s'aggraver dans ces zones", a ajouté Mme Hinds.

Le Soudan est frappé depuis vingt mois par un conflit violent entre l'armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide paramilitaires (FSR), une guerre qui a provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes, déplacé 12 millions de personnes et poussé le pays au bord de la famine.

Les Nations Unies ont décrit la situation comme la plus grande crise de déplacement de population au monde.

Le gouvernement soudanais, aligné sur l'armée, a nié les rapports de famine, tandis que les agences d'aide humanitaire se plaignent que l'accès est bloqué par des obstacles bureaucratiques et une violence ininterrompue.

L'armée et les FSR ont été accusées d'utiliser la famine comme arme de guerre.


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

Short Url
  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
Short Url
  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Short Url
  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.