L'autorité saoudienne du divertissement lance un troisième accélérateur de startups pour stimuler l'innovation

L’Autorité générale du divertissement a lancé la troisième édition de son programme d'accélération, qui offre aux jeunes entreprises participantes des services de conseil, de mentorat et d'exposition internationale. Shutterstock
L’Autorité générale du divertissement a lancé la troisième édition de son programme d'accélération, qui offre aux jeunes entreprises participantes des services de conseil, de mentorat et d'exposition internationale. Shutterstock
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Publié le Dimanche 12 janvier 2025

L'autorité saoudienne du divertissement lance un troisième accélérateur de startups pour stimuler l'innovation

  • Le programme offre des services de conseil, de mentorat ainsi qu'une exposition internationale aux startups participantes.
  • D'une durée de 10 mois, cette initiative est conçue pour encourager l'esprit d'entreprise.

RIYADH : Le secteur du divertissement en Arabie saoudite est prêt à poursuivre sa croissance dans le cadre d'initiatives majeures visant à soutenir 32 startups et à stimuler l'innovation dans l'industrie. 

La General Entertainment Authority a lancé la troisième édition de son programme d'accélération, qui offre des services de conseil, de mentorat et une exposition internationale aux startups participantes, a rapporté l'agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).  

L'initiative, d'une durée de 10 mois, est conçue pour encourager l'esprit d'entreprise et s'aligne sur l'objectif de diversification économique de Vision 2030. 

L'accélérateur soutiendra les startups au sein de deux cohortes, chacune comprenant 16 entreprises. Les participants bénéficieront de 192 heures de conseils d'experts, d'espaces de travail et de deux voyages internationaux pour explorer les marchés et les tendances mondiales.

Le secteur du divertissement devant générer 450 000 emplois et contribuer à hauteur de 4,2 % au produit intérieur brut de l'Arabie saoudite d'ici 2030, l'initiative vise à renforcer l'écosystème, à améliorer l'innovation et à attirer les investissements. 

Fort du succès des éditions précédentes, le premier programme d'accélération, lancé en 2023, a approuvé 14 projets à l'issue d'un processus de sélection rigoureux. Les entrepreneurs ont bénéficié d'ateliers, de mentorat et d'un accès aux investisseurs. 

La deuxième édition, lancée à la mi-2023, a poursuivi ces efforts, aidant les startups à surmonter les défis et à se développer sur un marché en pleine expansion. 

La deuxième édition, lancée à la mi-2023, a poursuivi ces efforts en aidant les startups à surmonter les difficultés et à se développer sur un marché en pleine expansion. 

Des programmes sur mesure aideront les jeunes entreprises à relever les défis propres à l'industrie du divertissement et à améliorer leurs chances de réussite. 

La GEA a souligné que cette initiative soutenait également son objectif plus large de positionner l'Arabie saoudite comme un centre régional de divertissement. 

Prévue pour une durée de 10 mois, cette initiative devrait avoir un impact significatif sur le secteur du divertissement, conformément aux objectifs de la Vision 2030. 

En mars 2023, la GEA a approuvé 14 projets pour son premier accélérateur d'entreprises du secteur du divertissement, qui vise à fournir un environnement stimulant avec des conseils, une formation et des opportunités de connexion avec des experts de l'industrie et des investisseurs. 

Le processus de sélection de la première cohorte a débuté avec 260 inscriptions de projets, dont 60 ont donné lieu à des entretiens initiaux. Un jury a finalement présélectionné 22 initiatives et approuvé 14 projets. 

Les participants ont suivi un programme de formation intensif comprenant des ateliers hebdomadaires, des séances de conseil individuelles avec des spécialistes et des rencontres avec des entrepreneurs à succès. 

Le programme comprenait également un mentorat, la fixation d'objectifs hebdomadaires pour suivre les progrès et préparer les participants à présenter leurs idées à des investisseurs. 

En juin 2023, GEA a organisé des sessions avec des conférenciers et des consultants pour guider les entrepreneurs. L'événement a comporté 56 heures de conseils, avec huit conférenciers et trois consultants d'entrepreneurs de renom basés au Royaume-Uni. 

S'appuyant sur le succès du premier accélérateur, GEA a ouvert les inscriptions pour le deuxième Entertainment Business Accelerator en juillet 2023. Le programme s'est déroulé du 24 juillet à la fin du mois d'octobre, poursuivant les efforts de GEA pour soutenir les startups et favoriser un environnement propice aux entrepreneurs du secteur du divertissement.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com  


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.