L'histoire a marqué de son empreinte le paysage du nord de l'Arabie

Souvent négligée par les touristes, la région septentrionale de l'Arabie saoudite est un trésor de paysages époustouflants et d'un passé qui ne demande qu'à être exploré. (Photo fournie)
Souvent négligée par les touristes, la région septentrionale de l'Arabie saoudite est un trésor de paysages époustouflants et d'un passé qui ne demande qu'à être exploré. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Mardi 14 janvier 2025

L'histoire a marqué de son empreinte le paysage du nord de l'Arabie

  • On peut découvrir un pays riche en histoire et en mystères, en particulier dans les étendues septentrionales du pays
  • La ville de Hail, située dans le nord du Najd, est célèbre pour ses monuments, notamment dans des villes comme Jubbah et Shuwaymis

RIYAD: Quand on pense à l'Arabie saoudite, les premières choses qui viennent à l'esprit sont peut-être les métropoles animées de Riyad et de Djeddah, ou les sites islamiques sacrés comme la Kaaba à La Mecque et la mosquée du Prophète à Médine.

Mais en s'aventurant plus loin, on peut découvrir un pays riche en histoire et en mystères, en particulier dans les étendues septentrionales du pays. Souvent négligée par les touristes, cette région est un trésor de paysages époustouflants et d'un passé qui ne demande qu'à être exploré.

--
La ville de Hail, située dans le nord du Najd, est célèbre pour ses monuments, notamment dans des villes comme Jubbah et Shuwaymis. (Photo fournie)

La province de Hail, située au nord du Najd, est célèbre pour ses monuments, notamment à Jubbah et Shuwaymis.

Hussain al-Khalifah, archéologue saoudien ayant plus de 30 ans d'expérience, a évoqué, dans un entretien accordé à Arab News, quelques-uns des joyaux cachés de la région.

- Al-Shuwaihatiya, à 45 km de Sakaka, est l'un des plus anciens sites archéologiques du monde et est considéré comme le plus ancien site de peuplement humain de la péninsule Arabique et de l'Asie.

- Au nord-est de Sakaka se trouve le site des chameaux, où l'on peut voir des images sculptées d'animaux – principalement des chameaux – qui dateraient d'environ 7 000 à 7 200 ans.

«Il y a des montagnes appelées Al-Raat et Al-Manjor. Ces deux sites contiennent le plus ancien art rupestre jamais immortalisé sur des roches... de merveilleuses images d'animaux et de lions (sculptés)», a-t-il déclaré.

--
Al-Shuwaihatiyah est un site unique au monde avec ses outils oldowayens, des outils en pierre utilisés par les humains il y a des millions d'années. (photo: fournie)

«Ces deux montagnes figurent sur la liste de l'Unesco des sites d'art rupestre. Il s'agit en quelque sorte d'une forme d'art rupestre continu, qui part de Shuwaymis, se déplace vers Jubbah et se termine sur la montagne Al-Tawil à Jouf.»

Al-Khalifah a expliqué que cette forme d'art s'est répandue dans deux autres villes par le biais de migrations il y a des milliers d'années. Dans les temps anciens, a-t-il suggéré, les gens ont migré de Hail à Dumat al-Jandal et Tayma.

--
Al-Shuwaihatiyah est le deuxième site archéologique le plus ancien du monde et le plus ancien site de peuplement humain de la péninsule Arabique et de l'Asie. (Photo fournie)

Fayd est une autre région proche de Hail qui mérite d'être découverte. Cette ville est au centre de la route du Hadj, connue par les habitants sous le nom de Darb Zubaidah, le long de laquelle les gens se rendaient de Koufa, en Irak, à Médine.

«Fayd est considérée comme l'un des points phares de la région. C'est l'une des plus belles destinations, connue pour sa riche histoire islamique», a déclaré M. Al-Khalifah. «Cela vaut la peine pour moi de prendre ma voiture et de partir de Riyad pour explorer cet endroit.»

La province de Jouf est également propice à l'exploration. Al-Shuwaihatiyah, à 45 km de Sakaka, est l'une des régions recommandées aux visiteurs.

Il s'agit de l'un des plus anciens sites archéologiques au monde, considéré comme le plus ancien site de peuplement humain dans la péninsule Arabique et en Asie. Selon Al-Khalifah, son histoire remonte à 1,3 million d'années.

Cette ville est unique, dit-il, avec ses outils oldowayens – des outils en pierre utilisés par les humains il y a des millions d'années. Il recommande de profiter au maximum de l'expérience en la visitant avec un expert qui connaît l'histoire de la région.

Au nord-est de Sakaka se trouve le site des chameaux, où l'on peut voir des images sculptées d'animaux – principalement des chameaux – qui dateraient d'environ 7 000 à 7 200 ans.

«Ce site est l'une de mes découvertes, mais pour le visiter, il faut obtenir un permis de la Commission du patrimoine car il est surveillé par la sécurité environnementale», explique M. Al-Khalifah.

Que vous soyez aventurier, féru d'histoire ou passionné de culture, le nord de l'Arabie saoudite est l'endroit où il faut aller.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Avec la plateforme RMC+, CMA Media accélère sur le streaming

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
Short Url
  • "Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain"
  • Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming

PARIS: Chaînes en direct, contenus du média Brut ou séries verticales: le groupe CMA Media, propriétaire de BFMTV et RMC, lance mardi une nouvelle plateforme de streaming avec l'ambition de changer d'échelle sur le numérique.

RMC+, qui succède à RMC BFM Play, va réunir sur une seule plateforme gratuite ses chaînes de la TNT (BFMTV, RMC Story, RMC Découverte, RMC Life), dix chaînes thématiques, dont une chaîne Brut - le média en ligne devenu propriété de CMA Media en 2025 -, et une offre de près de 10.000 heures de contenus à la demande.

En misant sur les classiques des chaînes RMC (mécanique, histoire et découverte, sport, enquêtes criminelles), des mini-séries verticales (ou micro-drama), des telenovelas et des créateurs de contenus comme Nota Bene ou Loury Lag notamment, "ce sera une véritable plateforme de streaming", résume Julie Gauchotte, directrice de la stratégie numérique de RMC BFM.

"Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain", ajoute auprès de l'AFP Stéphane Sallé de Chou, directeur général du pôle Entertainment CMA Media.

"Mais on veut être les meilleurs dans nos univers", poursuit-il.

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. CMA Media est aussi entrée en phase finale d'acquisition de la chaîne RMC Sport, qui diffuse notamment le MMA (arts martiaux mixtes).

Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming. Mais leurs recettes publicitaires se concentrent encore très majoritairement sur la télé dite linéaire, à 93% dans le cas des chaînes BFMTV et RMC, contre 6% pour la plateforme RMC BFM Play et 1% sur les réseaux sociaux, explique-t-on chez CMA Média.

CMA Media a également noué début 2026 un partenariat avec Youtube pour y diffuser ses contenus et a lancé une agence de production audiovisuelle, CMA Studio. Le groupe compte aussi lancer un studio de créateurs de contenus, CMA Creator, d'ici fin 2026.

En parallèle, CMA Media veut faire des économies en vendant les neuf chaînes de télévision locales de BFM.


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
Short Url
  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
Short Url
  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."