Les articles marquants de la première vente aux enchères internationale de Sotheby's en Arabie saoudite

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Publié le Jeudi 16 janvier 2025

Les articles marquants de la première vente aux enchères internationale de Sotheby's en Arabie saoudite

Dubaï : Le 8 février, Sotheby’s organisera “Origins”, présentée comme “la première vente aux enchères internationale de l’histoire de l’Arabie saoudite”. En plus des œuvres d’artistes internationaux renommés tels que René Magritte et Andy Warhol, ainsi que de figures régionales comme Etel Adnan et Mohammed Al-Saleem, la vente proposera également divers articles de luxe et lots liés au sport. De nombreux objets seront prrésentés dans le cadre d’une exposition qui se tiendra du 1er au 8 février à la Bujairi Terrace de Diriyah. Voici un aperçu de quelques-uns des lots qui seront mis aux enchères.

L'œuvre “Then What” de Louay Kayyali

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Cette toile expressive de 1965, qui pourrait établir un record d’enchères, aborde les thèmes de l’exil, du traumatisme et de la guerre, en écho à la situation critique des réfugiés palestiniens. L’œuvre est issue de la collection Samawi, l’une des plus prestigieuses et anciennes collections privées d’art moderne et contemporain arabe, iranien et turc.

“L'État de veille” de René Magritte

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René Magritte, l'un des artistes surréalistes les plus connus et les plus appréciés au monde, est célèbre pour ses images intrigantes combinant des objets quotidiens dans des contextes fantaisistes et stimulants. “L'État de veille” fait partie d'une série de gouaches oniriques présentant plusieurs motifs emblématiques : un ciel rempli de nuages, des cadres de fenêtres et une façade de maison.

L'œuvre de Refik Anadol “Machine Hallucinations : Mars” 

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La vente aux enchères met également en avant des œuvres remarquables d’art numérique, dont celles de Refik Anadol, l’un des artistes les plus influents et recherchés dans ce domaine. “Machine Hallucinations: Mars” (estimation : 800 000 $ - 1 200 000 $) est une œuvre d’IA générative en temps réel, qui s'appuie sur les données collectées par un télescope spatial et des souvenirs visuels de Mars. Ces données sont réinterprétées à l’infini pour créer des paysages hallucinatoires, offrant une réflexion fascinante sur la relation entre la technologie, l’intelligence artificielle et l’exploration spatiale.

O' God, Honour Them and Do Not Honor an Enemy Over Them” de Mohammad Al-Saleem

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Véritable pionnier, l'artiste saoudien Mohammad Al-Saleem a grandement contribué à l'évolution de l'art dans le Royaume et détient actuellement le record mondial pour un artiste saoudien (établi chez Sotheby's à Londres en 2023). “O' God, Honour Them and Do Not Honor an Enemy Over Them” s'inspire de la ligne d'horizon dégradée de Riyad depuis le désert, la ligne d'horizon et la calligraphie se fondant dans des motifs en forme de mosaïque sur la surface.

Le maillot de Michael Jordan pour les éliminatoires de 1998

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L'un des lots phares de la vente aux enchères - qui devrait rapporter environ 1 million de dollars (SR 3 753 740) - est ce maillot emblématique portant le numéro 23, porté par le plus grand joueur de basket-ball de tous les temps lors des séries éliminatoires de la NBA au cours de sa dernière saison avec les Chicago Bulls, connue sous le nom de “The Last Dance”. Selon les notes de vente de Sotheby’s, il s’agit “peut-être de la période la plus emblématique du champion, marquant l’apogée de sa popularité et de ses performances.” La maison de vente souligne également que les objets de cette époque sont “extrêmement rares et très recherchés”.

Bracelet en rubis et diamants

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Parmi les nombreux bijoux haut de gamme présentés lors de “Origins”, on trouve des pièces exceptionnelles telles qu’un bracelet Art déco en saphir et diamant, ainsi qu’une bague en saphir et diamant signée Cartier. Une autre pièce phare est ce bracelet en rubis et diamant attribué à la prestigieuse maison de joaillerie américaine Harry Winston. Décrit comme “une pièce impressionnante et très flexible, fabriquée aux alentours de 1972”, ce bracelet est estimé entre 210 000 et 300 000 dollars.

Maillots de Cristiano Ronaldo

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“Origins” présentera plusieurs maillots portés par l'un des plus grands joueurs de football de l'histoire : Cristiano Ronaldo. La légende portugaise, qui réside actuellement à Riyad et joue pour Al-Nassr, a remporté cinq fois le Ballon d'or de la FIFA (seul Lionel Messi en a davantage) et est indissociable du célèbre numéro 7. Parmi les pièces phares figure ce maillot du Portugal, porté par Ronaldo lors du quart de finale de l’UEFA Euro 2024 contre la France, qui devrait atteindre un prix supérieur à 50 000 dollars.

Crash unique commandé par Cartier

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“Cartier est universellement reconnu comme le roi des joailliers et le joaillier des rois”, mentionnent les notes de la vente aux enchères. “Parmi ses créations les plus emblématiques figure la Crash, une montre qui incarne une mystique durable et une pertinence culturelle indéniable. Ces pièces, avec leurs cadrans déformés inspirés du surréalisme, ont toujours été produites en quantités très limitées”. Ce modèle particulier, estimé entre 130 000 et 260 000 dollars, est une pièce unique, spécialement conçue sur mesure en 2007 pour “un client privé prestigieux de la Maison”.

Sacs à main Hermès

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La vente aux enchères mettra en lumière plusieurs sacs issus de la prestigieuse maison de couture française, renommée pour ses créations exclusives fabriquées à la main et ses symboles de statut iconiques. Parmi ces pièces d’exception figure un mini Kelly Pique-Nique en édition limitée, en Jaune de Naples Swif et osier, estimé à environ 50 000 dollars. Sotheby’s précise également que la sélection inclut quatre superbes modèles Diamond Himalaya, comprenant des Birkin, Kelly, et Constance, disponibles dans différentes tailles.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.