Quatre personnes ont trouvé la mort dans un bombardement turc dans le nord de la Syrie, selon les Kurdes syriens

Des manifestants brandissent le drapeau tricolore de l'Administration autonome du nord et de l'est de la Syrie (AANES), également connue sous le nom de Rojava, alors qu'ils participent à une manifestation contre l'interdiction du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le 18 novembre 2023 à Berlin. (Photo par Christian Mang AFP)
Des manifestants brandissent le drapeau tricolore de l'Administration autonome du nord et de l'est de la Syrie (AANES), également connue sous le nom de Rojava, alors qu'ils participent à une manifestation contre l'interdiction du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le 18 novembre 2023 à Berlin. (Photo par Christian Mang AFP)
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Publié le Samedi 18 janvier 2025

Quatre personnes ont trouvé la mort dans un bombardement turc dans le nord de la Syrie, selon les Kurdes syriens

  • Des combats opposent depuis fin novembre les Forces démocratiques syriennes ,FDS dominées par les Kurdes aux factions soutenues par la Turquie autour du barrage stratégique de Tekrine.
  • La Turquie menace en effet de lancer une opération militaire pour éloigner de sa frontière les combattants kurdes de Syrie depuis plusieurs semaines.

QAMICHLI, SYRIE : L'administration semi-autonome kurde du nord-est de la Syrie a accusé  samedi la Turquie d'avoir bombardé une zone où se déroulaient des combats entre des groupes proturcs et les forces dominées par les Kurdes, faisant quatre morts.

Des combats opposent depuis fin novembre les Forces démocratiques syriennes ,FDS dominées par les Kurdes aux factions soutenues par la Turquie autour du barrage stratégique de Tekrine, malgré des tentatives américaines d'imposer une trêve.

« L'État d'occupation turc a visé à nouveau un rassemblement de civils au barrage de Techrine, qui étaient venus soutenir les FDS », a annoncé un communiqué de l'administration kurde.

Le communiqué a fait état de quatre morts et 15 blessés, tous « des civils ».

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé au Royaume-Uni mais disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, a pour sa part fait état de trois morts, précisant qu'ils avaient été tués par un drone turc.

La Turquie menace en effet de lancer une opération militaire pour éloigner de sa frontière les combattants kurdes de Syrie depuis plusieurs semaines.

Les factions proturques ont lancé une offensive contre les FDS au moment même où une coalition de groupes rebelles menée par des islamistes radicaux déclenchait, le 27 novembre, une offensive contre les forces du président Bachar el-Assad, qui a été chassé du pouvoir onze jours plus tard.

Les groupes proturcs ont pris aux FDS les villes de Manbij et Tal Rifaat, dans le nord de la province d'Alep, malgré une tentative des États-Unis d'imposer une trêve à Manbij.

Les combats se concentrent actuellement autour du barrage de Tabqa, dont le contrôle « permettrait une rapide avancée vers des zones contrôlées par les Kurdes », a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahman, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les affrontements ont fait plus de 400 morts, pour la plupart des combattants, selon l'OSDH.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.