Comment l'Arabie Saoudite révolutionne le secteur de la construction pour le rendre plus écologique et durable

Vue conceptuelle de The Line, un projet de NEOM dans la région de Tabuk, au nord de l'Arabie saoudite.
Vue conceptuelle de The Line, un projet de NEOM dans la région de Tabuk, au nord de l'Arabie saoudite.
Short Url
Publié le Samedi 25 janvier 2025

Comment l'Arabie Saoudite révolutionne le secteur de la construction pour le rendre plus écologique et durable

Riyad : L'Arabie Saoudite place le développement durable au cœur de son programme de réforme économique Vision 2030, en favorisant des pratiques innovantes et transformatrices à travers tous les secteurs d’activité.

Cela est particulièrement évident dans le secteur de la construction du Royaume, où des solutions innovantes et des stratégies écologiques transforment profondément le paysage urbain.

En s’appuyant sur des technologies avancées, des partenariats stratégiques et l’utilisation de matériaux écologiques, des entreprises telles que Red Sea Global, SCG International, VEKR Environmental Services et SABIC redéfinissent les normes du développement durable.

Red Sea Global place la gestion de l’environnement au cœur de tous ses mégaprojets, s’assurant que chaque développement contribue à améliorer l’écosystème fragile plutôt qu’à le perturber.

“Red Sea Global a mis en place plusieurs programmes essentiels pour protéger des espèces menacées, notamment les tortues imbriquées et les faucons fuligineux”, a expliqué Raed Al-Basseet, responsable de l’environnement et de la durabilité chez RSG, lors d’un entretien avec Arab News.

“Ces efforts comprennent la conservation de l'habitat, la protection des sites de nidification des tortues et des programmes de marquage pour surveiller leur comportement. Pour les oiseaux, nous avons établi des sites de nidification artificiels pour le faucon fuligineux et mis en œuvre des mesures préventives pour réduire les risques de collision avec les oiseaux”.

--
Ingénieurs et professionnels de la construction sur un chantier de construction durable. (fichier AN)

L'organisation s'est également tournée vers des technologies avancées pour protéger les écosystèmes marins.
“RSG utilise des technologies avancées, notamment des drones équipés de caméras multispectrales et des images satellites, pour cartographier et surveiller les récifs coralliens,” a déclaré M. Al-Basseet.

Ces outils permettent de surveiller en temps réel les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers marins, tout en aidant à réagir rapidement aux changements environnementaux.

Les réalisations de RSG vont au-delà de la conservation. Les initiatives de la société en matière d'énergie renouvelable ont permis d'installer plus de 760 500 panneaux solaires, réduisant ainsi les émissions de CO2 de 46 350 tonnes par an.

En outre, sa pépinière de mangroves a produit plus d'un million de plants en 2024, l'objectif étant d'atteindre 3 millions cette année.

“Notre engagement à atteindre un bénéfice net de conservation de 30% d'ici 2040 fait partie intégrante de notre vision de création d'un développement harmonieux”, a ajouté Al-Basseet.

SABIC, leader mondial de l'innovation en matière de matériaux et de solutions environnementales, est un autre acteur clé du développement durable en Arabie saoudite.

--
Un bâtiment moderne et durable avec des cascades de verdure, représentant des pratiques architecturales respectueuses de l'environnement qui fusionnent le design et la nature. (Dossier AN)

Le siège de SABIC à Jubail, certifié LEED Gold, est un modèle exemplaire de construction écologique.

Le bâtiment intègre des systèmes d'énergie solaire, des éoliennes et des stations de recharge pour véhicules électriques, tout en utilisant des systèmes de recyclage de l'eau et des commandes d'éclairage à faible consommation d'énergie.

Au-delà des infrastructures, SABIC se positionne comme un pionnier dans le domaine de la capture et de l'utilisation du carbone. La société exploite la plus grande usine de purification et de liquéfaction du CO2 au monde, capturant 500 000 tonnes par an pour les convertir en produits à forte valeur ajoutée, tels que le méthanol et l’ammoniac.

Ces initiatives reflètent l'objectif plus large de SABIC d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, avec un objectif intermédiaire de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % d'ici 2030.

En plus de ces efforts, SABIC a lancé un modèle d'économie circulaire du carbone, encourageant les énergies renouvelables, le recyclage des produits chimiques et les projets de boisement.

Les récentes exportations d'ammoniac à faible teneur en carbone vers les marchés mondiaux, notamment le Japon et la Corée du Sud, soulignent le leadership de l'entreprise en matière de pratiques industrielles durables.

Dans le domaine de la construction, la durabilité ne consiste pas seulement à préserver la nature, mais aussi à adopter des technologies qui redéfinissent la manière dont les bâtiments sont construits. SCG International, leader mondial des solutions de construction écologique, ouvre la voie à l'innovation technologique dans le Royaume.
“La technologie de l'impression 3D permet d'accélérer considérablement les délais de construction, réduisant le temps de 30 à 50 % tout en diminuant les besoins en main-d'œuvre de 50 %”, a déclaré Abhijit Datta, directeur général de SCG International, à Arab News.

“Elle réduit considérablement les déchets de matériaux et garantit l'absence de restes de matières premières, contribuant ainsi à un environnement de travail plus propre et plus sûr, en réduisant les niveaux de poussière et de bruit.”

Parmi ses innovations, le béton textile développé par SCG propose une solution durable et efficace pour le contrôle de l'érosion et la gestion des ressources en eau.

“Ce matériau flexible s'adapte à différentes formes, réduisant les coûts logistiques et les émissions tout en garantissant la durabilité”, a déclaré M. Datta.

L'engagement de l'entreprise en faveur de l'autonomisation locale est tout aussi remarquable. SCG collabore activement avec des entreprises saoudiennes pour former des équipes à la production de béton bas carbone et aux services de conseil en matière de béton prêt à l'emploi.

Malgré les progrès récents, l'adoption des technologies de construction durable continue de faire face à plusieurs défis.

“L'un des principaux défis est le coût initial élevé des pratiques de construction durable, ce qui constitue souvent une préoccupation majeure pour les clients”, a déclaré à Arab News Dana Al-Damegh, consultante en environnement chez VEKR Environmental Services.

“Beaucoup ne sont pas pleinement conscients des avantages à long terme, y compris les économies et l'amélioration de l'efficacité, que les matériaux durables peuvent offrir”.

Un autre problème pressant est la rareté des ressources.

“Il y a actuellement une pénurie de matériaux d'origine locale, ce qui pose un défi aux efforts de construction durable”, a déclaré Mme. Al-Damegh.

“Cette pénurie s'étend également à la main-d'œuvre qualifiée, limitant davantage la capacité à exploiter pleinement les ressources locales. Il est essentiel de combler ces lacunes pour parvenir à une plus grande durabilité dans le secteur”.
Néanmoins, Mme. Al-Damegh est optimiste quant à l'avenir. “La collaboration entre les entreprises de services environnementaux et les organismes de réglementation a joué un rôle déterminant dans la réalisation de progrès”, a-t-elle déclaré.

Alors que le Royaume progresse dans la mise en œuvre de son programme de réforme Vision 2030, l’intérêt pour la construction écologique ne cesse de croître. L’intégration de technologies avancées, le renforcement des chaînes d’approvisionnement locales, ainsi que les investissements dans l’éducation et la formation, seront des éléments clés pour favoriser l’expansion des pratiques durables.

“La mise en œuvre réussie de méthodes durables repose sur la collaboration, l'engagement et l'accès aux ressources adéquates”, a déclaré Mme. Al-Damegh. “Ces éléments deviennent de plus en plus accessibles grâce à l'évolution rapide du paysage environnemental en Arabie saoudite”.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Flambée des prix de l'énergie: en France, "baisse des taxes pas envisagée" à ce stade

La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
Short Url
  • Le gouvernement français, via sa porte-parole Maud Bregeon, n’envisage pas de baisser les taxes sur les carburants malgré la hausse des prix liée aux tensions au Moyen-Orient
  • Le président Emmanuel Macron appelle à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et insiste sur la nécessité de maîtriser le déficit public

PARIS: Le gouvernement français n'envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les prix des carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole, alors que les prix du gaz et du pétrole ont grimpé de nouveau après des attaques par l'Iran d'installations énergétiques au Qatar.

"Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie" de différents secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, a affirmé sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon qui est également chargée du portefeuille de l'Energie.

Elle a expliqué que le gouvernement n'avait "plus les moyens du quoi qu'il en coûte" comme pendant l'épidémie de Covid et devait tenir le déficit public à 5% du Produit intérieur brut (PIB), en rappelant avoir fait "le choix" dans le budget 2026 de "ne pas augmenter l'impôt des Français".

Maud Bregeon a souligné aussi que la situation n'avait "rien à voir" avec 2022, quand les prix de l'énergie avaient augmenté après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Evoquant une réunion prévue sur l'énergie, jeudi en fin de matinée autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, la porte-parole a indiqué que ce rendez-vous visait à faire "le point sur la situation pour envisager les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques".

"Toutes les options sont sur la table", a-t-elle dit.

"J'entends ceux qui voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j'entends les difficultés (...) mais il faut aussi porter ce discours de vérité" sur la "nécessité" de réduire le déficit, a-t-elle insisté.

La représentante du gouvernement a aussi rappelé les initiatives d'Emmanuel Macron en faveur du déblocage du détroit d'Ormuz.

Le président a en outre appelé jeudi à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques, et a dit avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.


Les marchés boursiers les yeux tournés vers les banques centrales plus que vers le Moyen-Orient

Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
  • Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre
  • Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones)

PARIS: Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole.

Dans ce contexte, Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre.

Symbole de ce rebond, l'action du constructeur automobile Stellantis a progressé de 2,89% à Paris.

A Francfort, les investisseurs ont privilégié les valeurs défensives, moins exposées à la conjoncture, comme l’énergéticien E.ON (+3,20%, 20,30 euros), les réassureurs Hannover Re (+4,03%, 273,80 euros) et Munich Re (+2,48%, 553,40 euros).

Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones).

"Comme hier (lundi), nous sommes dans une vague de reprise, peut-être technique", résume Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour la banque privée Mirabaud.

Cette légère amélioration "ne constitue pas vraiment une lueur d’espoir", tempère Andreas Lipkow à Francfort.

Ralentissement de la hausse du pétrole 

Aucune amélioration géopolitique au Moyen-Orient n'explique la résilience des marchés boursiers.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué que la France n'était pas prête à s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel".

La compagnie aérienne British Airways a annoncé mardi suspendre jusqu'au 31 mai inclus ses vols vers Amman, Bahreïn, Dubaï et Tel-Aviv "en raison de l'incertitude persistante de la situation au Moyen-Orient".

Surtout, les prix du pétrole continuent à augmenter, moins fortement que la veille: vers 17H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à 102,17 dollars (+1,96%) et son équivalent américain du WTI progressait de 1,82% à 95,20 dollars.

Passée la "stupéfaction" des premiers jours, "il y a une forme de normalisation (...) au bout de deux ou trois semaines de conflit (...) le marché se remet en mode économie de guerre", décrypte Frédéric Rozier.

Détente sur les taux d'emprunt des États 

De fait, les marchés boursiers semblent anticiper les décisions des banques centrales de ne pas relever leurs taux directeurs malgré des risques d'inflation liée à la hausse du pétrole.

"Le marché a envie de croire que les banques centrales vont considérer cette inflation comme temporaire et donc ne vont pas sur-réagir par une hausse des taux", commente Frédéric Rozier.

"Nous anticipons que la Fed laissera ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion de cette semaine", estime aussi Bénédicte Kukla, stratégiste en chef chez Indosuez Wealth Management

"Il est probable que l'inflation dépasse temporairement les 3% d'ici la fin 2026 (...) Malgré ces tensions, nous n'anticipons pas de modification des taux directeurs de la BCE cette semaine — trop tôt", ajoute Mme Kukla.

Dans ce contexte, les taux d'intérêt sur les emprunts émis par les États pour financer leurs dettes reculaient, après avoir bondi aux premiers jours du conflit.

Aux alentours de 17H00 GMT, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (Bund), qui fait référence en Europe, se maintenait à 2,90% contre 2,95% la veille. Il évoluait autour de 2,64% avant la guerre.

Son équivalent français affichait un rendement à 3,55% contre 3,61% lundi en clôture (et contre 3,22% avant le début du conflit).

Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans, l'échéance la plus scrutée, se maintenait à 4,19%.

La Banque centrale australienne (RBA) a de son côté relevé mardi son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, invoquant la "forte hausse des prix des carburants".

 


Commerce: la Chine envoie samedi son vice-Premier ministre en France pour des discussions avec Washington

Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng se rendra en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec les États-Unis, avec des discussions prévues à Paris avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent
  • Ces négociations interviennent sur fond de tensions commerciales persistantes entre Washington et Pékin, avant une possible visite du président américain Donald Trump en Chine fin mars

PEKIN: La Chine a confirmé vendredi que son vice-Premier ministre He Lifeng, chargé des questions économiques, effectuera à partir de samedi une visite en France, pour mener des discussions avec les Etats-Unis sur le commerce.

Ces négociations de haut niveau se dérouleront quelques semaines avant une possible visite à Pékin du président américain Donald Trump, lors de laquelle il rencontrerait son homologue Xi Jinping.

Le Trésor américain avait déjà indiqué jeudi que ces discussions commerciales bilatérales auraient lieu dimanche et lundi à Paris, entre He Lifeng et le ministre américain des Finances, Scott Bessent.

Le dirigeant chinois "conduira une délégation en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec la partie américaine" sur des questions "d'intérêt mutuel", a indiqué vendredi le ministère chinois du Commerce.

Scott Bessent sera accompagné à Paris par le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.

Le président américain prévoit de se rendre à Pékin du 31 mars au 2 avril, a indiqué la Maison Blanche. Les autorités chinoises n'ont pas confirmé cette visite ni ce calendrier, ce qui est habituel de leur part.

Les Etats-Unis et la Chine se sont livré l'an passé une âpre bataille aux retombées mondiales, à coups de droits de douane et de restrictions diverses. Une trêve précaire a ensuite été conclue, sous l'égide, déjà, de Scott Bessent et He Lifeng.

Des points de friction subsistent toutefois.

La Maison Blanche a annoncé mercredi lancer une série d'enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis. Elles visent une quinzaine de pays ou bloc (l'Union européenne), dont la Chine. Elles sont une première étape vers de potentiels nouveaux droits de douanes.

Cette initiative est un "exemple typique d'unilatéralisme" qui "porte gravement atteinte à l'ordre économique et commercial international", a dénoncé vendredi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué séparé.

"La Chine exhorte les Etats-Unis à revenir sur leurs pratiques contestables et à privilégier le dialogue et la consultation pour résoudre les différends", a-t-il souligné.