Le volume des échanges du CCG évalué à 1 500 milliards de dollars

Le rapport révèle également que le CCG se classe au troisième rang mondial pour la balance commerciale des marchandises, avec un excédent de 163,7 milliards de dollars en 2023.
Le rapport révèle également que le CCG se classe au troisième rang mondial pour la balance commerciale des marchandises, avec un excédent de 163,7 milliards de dollars en 2023.
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Publié le Mercredi 29 janvier 2025

Le volume des échanges du CCG évalué à 1 500 milliards de dollars

  • Le FMI a noté que le CCG s'est imposé comme un pôle crucial pour la croissance économique régionale
  • La position du CCG dans le commerce mondial a également été renforcée par son classement en tant que cinquième plus grand exportateur de produits de base

DJEDDAH: Le Conseil de coopération du Golfe a atteint un volume commercial de 1 500 milliards de dollars (1 dollar = 0,96 euro), confortant sa position de sixième négociant mondial, selon les dernières données.

Ce chiffre représente 3,4% du commerce mondial, ce qui souligne l'importance économique croissante de la région. Toutefois, le CCG a enregistré une baisse de 4% du volume des échanges par rapport à 2022, comme l'indique le rapport 2023 sur le commerce extérieur du CCG publié par le Centre statistique du Conseil de coopération des pays arabes du Golfe.

Le rapport révèle également que le CCG s'est classé au troisième rang mondial pour la balance commerciale des marchandises, avec un excédent de 163,7 milliards de dollars en 2023. Ce chiffre marque une forte baisse de 57,1% par rapport à l'excédent de 381,3 milliards de dollars enregistré l'année précédente.

Malgré ces défis, les secteurs non pétroliers de la région ont continué à se développer, reflétant l'engagement du CCG en faveur de la diversification économique. En outre, le Fonds monétaire international a souligné que les réserves de change détenues par les banques centrales du CCG équivalent à environ 10 mois des besoins d'importation de la région.

Le FMI a également noté que le CCG s'est imposé comme un pôle crucial pour la croissance économique régionale, grâce à ses politiques commerciales ouvertes, à ses flux de capitaux libéraux et à son approche accueillante de la main-d'œuvre étrangère.

La position du CCG dans le commerce mondial a également été renforcée par son classement en tant que cinquième plus grand exportateur de produits de base, contribuant à 3,1% du total mondial. En 2023, les exportations de produits de base de la région étaient évaluées à 800 milliards de dollars, bien que cela représente une baisse de 14,5 pour cent par rapport à 2022.

En revanche, les importations de marchandises dans le CCG ont augmenté de 13,4% pour atteindre 700 milliards de dollars, soit 2,7% des importations mondiales.

Si l'on exclut le commerce intra-CCG, le total des échanges de marchandises a diminué de 4%, atteignant 1 480 milliards de dollars en 2023. Cette baisse est principalement due à une chute de 14,5% des exportations de produits de base, qui sont passées de 962,6 milliards de dollars en 2022 à 823,1 milliards de dollars en 2023. À l'inverse, les importations de matières premières ont augmenté de 78 milliards de dollars, atteignant 659,3 milliards de dollars en 2023.

Une baisse significative des exportations de pétrole a également été enregistrée. Le CCG a enregistré une baisse de 20,5% des exportations de pétrole, qui ont totalisé 525,5 milliards de dollars en 2023, contre 661,1 milliards de dollars l'année précédente.

La Chine était le premier partenaire commercial du CCG en 2023, avec un commerce total de marchandises évalué à 297,9 milliards de dollars, dépassant de loin l'Inde, qui arrivait en deuxième position avec 150,4 milliards de dollars.

Le pays asiatique est également resté la première destination des exportations de produits de base du CCG, représentant 19,2% du total, soit 158,3 milliards de dollars, bien que cela représente une baisse de 16,8% par rapport à 2022.

En outre, la Chine était en tête de liste des pays fournissant des importations de marchandises au CCG, contribuant à 21,2% des importations totales, évaluées à 139,6 milliards de dollars, en hausse de 10,8% par rapport à 126 milliards de dollars en 2022.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Choose France: le groupe américain Ecolab investit 100 millions d'euros

Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
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  • Le groupe américain Ecolab investira 100 M€ en France dans le cadre de Choose France, pour soutenir la décarbonation industrielle et l’électrification
  • Les fonds seront répartis entre les projets GravitHy (fer décarboné) et HoloSolis (panneaux solaires), avec à la clé environ 2.500 emplois

MARSEILLE: Le spécialiste américain du traitement de l'eau Ecolab va investir 100 millions d'euros sur deux sites en France, près de Marseille et en Moselle, a annoncé samedi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

L'annonce se fait dans le cadre des journées de l'investissement Choose France, avant un sommet prévu lundi à Versailles.

"Je suis très heureux de vous annoncer qu'Ecolab confirme son engagement en faveur de la croissance durable de l'économie française avec un investissement de 100 millions d'euros", a déclaré à La Provence le ministre.

"Ces investissements soutiennent la décarbonation industrielle et l'électrification, le développement économique régional et la création d'environ 2.500 emplois qualifiés", a-t-il ajouté.

La somme se répartit entre deux sites industriels.

Le premier est celui où s'implante, à Fos-sur-Mer, l'usine de fer GravitHy, qui réunit, en plus d'Ecolab, le géant des métaux anglo-australien Rio Tinto, le fonds Japan Hydrogen Fund, l'allemand Siemens et le français Engie.

Le premier, GravitHy, promet un fer "décarboné", c'est-à-dire produit sans énergie fossile, à partir d'hydrogène vert. La construction de l'usine doit commencer en 2027, pour un démarrage de la production en 2030.

Le second est une usine de cellules et modules photovoltaïques, HoloSolis, à Hambach (Moselle) près de Sarreguemines. Appartenant au néerlandais InnoEnergy, elle doit être la plus grande d'Europe lorsqu'elle démarrera en 2027.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.