Aman AI, une start-up qui ambitionne de conquérir l’Arabie saoudite

 Pavillon d'Aman AI au LEAP 2025 (Photo Fournie)
Pavillon d'Aman AI au LEAP 2025 (Photo Fournie)
 Pavillon d'Aman AI au LEAP 2025 (Photo Fournie)
Pavillon d'Aman AI au LEAP 2025 (Photo Fournie)
 Pavillon d'Aman AI au LEAP 2025 (Photo Fournie)
Pavillon d'Aman AI au LEAP 2025 (Photo Fournie)
Short Url
Publié le Mardi 18 février 2025

Aman AI, une start-up qui ambitionne de conquérir l’Arabie saoudite

  •  Aman AI est une société franco-saoudienne qui se consacre à l'innovation et à l'excellence dans le domaine de l'intelligence artificielle.
  • Fouad Hachmieh, cofondateur d'Aman AI a déclaré "Nous avons décidé de créer une filiale avec un siège social à Riyad et d'y ramener la technologie française que nous avons développée depuis 2010." 

RIYAD : Les start-ups saoudiennes affichent une croissance rapide et un forte capacité d'innovation dans des secteurs clés tels que la sécurité numérique, les applications pratiques et les solutions commerciales.

Aman AI est une société franco-saoudienne qui se consacre à l'innovation et à l'excellence dans le domaine de l'intelligence artificielle.

En collaborant avec le cabinet français MAO Conseil, fondé en 2019, la start-up bénéficie d'une expertise internationale tout en restant profondément ancrée dans les ambitions et les valeurs du Royaume.

En alliant des connaissances globales à des talents locaux, l'entreprise développe des solutions d'intelligence artificielle qui soutiennent la vision stratégique de l'Arabie saoudite.

Aman AI vise ainsi à contribuer aux avancées technologiques du royaume tout en favorisant l'expertise nationale et l'autosuffisance dans ce domaine en pleine évolution.

Fouad Hachmieh, cofondateur d'Aman AI, a déclaré à Arab News : « Nous sommes une société franco-saoudienne créée en France en 2019. Nous avons décidé de créer une filiale avec un siège social à Riyad et d'y ramener la technologie française que nous avons développée depuis 2010. 

Nous avons développé une expertise solide dans ces domaines. Notre domaine d'expertise est la donnée, l'intelligence artificielle et le cloud. Nous avons également développé nos propres produits, notamment dans le domaine de la santé, avec des solutions Smart Hospital et des produits d'analyse d'image et d'imagerie médicale destinés à la détection précoce de certaines maladies et à soutenir les médecins dans leur pratique. »

« Nous avons également développé des chabots, des collaborateurs intelligents qui apprennent vite et qui répondent rapidement. Ils peuvent conseiller un médecin sur une maladie ou un assureur sur le contenu de milliers de documents. Notre chabot absorbe ces données, les analyse et peut ainsi répondre et conseiller le professionnel de santé.

Nous sommes également spécialisés dans la sécurité via un autre logiciel, Nadra, que nous utilisons pour sécuriser le palais présidentiel de Tunisie, car nous avons remporté l'appel d'offres. Nous utilisons ce logiciel pour améliorer le chiffre d'affaires d'un supermarché, en analysant les aléas de chaque moment de passage et le comportement des consommateurs.

Parallèlement, nous avons développé un centre d'entraînement à l'image de ce que l'on trouve dans les pays occidentaux, afin d'aider les sociétés saoudiennes à passer à l'étape suivante en matière d'innovation et de technologie. » a-t-il expliqué. 

Sa participation au LEAP 2025, qui s’est tenu à Riyad du 9 au 12 février, lui a permis de diversifier ses futurs partenaires en Arabie saoudite. Fouad Hachmieh a confié à Arab News : « En prenant part au LEAP 2025, nous avons depuis des partenaires issus de divers secteurs, notamment des pharmaciens, des directeurs d'hôpitaux, des éducateurs, des représentants de services publics, des financiers et des banquiers. Tout le monde est venu nous voir parce que nos produits peuvent s'adapter à tous les secteurs d'activité."

L’environnement est au cœur des préoccupations d'Aman AI, qui cherche à contribuer efficacement à sa protection.  Hachmieh a annaoncé à Arab News : « Nous sommes très engagés aujourd'hui parce que nous avons l’opportunité d'améliorer l'environnement à travers nos caméras et nos logiciels intelligents. En Arabie saoudite, nous sommes en contact avec le ministère de l'Environnement et la police chargée de la protection de l'environnement dans le pays afin d'anticiper les départs de feu, la pollution et la qualité de l'air. »

"Nous travaillons actuellement sur ces trois axes. Nous nous sommes lancés il y a un mois maintenant à Riyad, mais nous restons très attachés à la France parce que toute notre expertise et l'ensemble de nos collaborateurs sont basés dans l'Hexagone et seront mis à contribution pour développer cette activité ici, en Arabie saoudite », a conclu Fouad Hachmieh.

La vision nationale du Royaume, les opportunités du marché saoudien en plein essor et l'infrastructure technologique croissante sont les catalyseurs de l'émergence de ces entreprises dans le pays.


Paris accueillera la Coupe du monde d'esport 2026

 L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
Short Url
  • C'est la première fois que l'événement se tient en dehors de l'Arabie saoudite
  • La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs

RIYAD: L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris, pour la première fois en dehors de Riyad.

Le tournoi se déroulera du 6 juillet au 23 août et devrait rassembler plus de 2 000 joueurs et 200 clubs de plus de 100 pays.

L'Esports Foundation a déclaré que cette décision reflétait une stratégie à long terme visant à étendre le tournoi à l'échelle internationale par le biais d'une rotation des villes hôtes, tout en maintenant Riyad comme lieu d'accueil de la compétition.

La décision d'organiser l'événement 2026 à Paris fait suite à ce que les organisateurs ont décrit comme un long processus d'évaluation et a été prise "à la lumière de la situation régionale actuelle".

Ralf Reichert, PDG de l'Esports Foundation, a déclaré : Riyad a contribué à faire de la Coupe du monde d'esport un phénomène mondial", ajoutant : "Riyad est la patrie de la Coupe du monde d'esport : "Riyad est le siège d'EWC et l'un des principaux centres mondiaux de l'esport.


Ralf Reichert (G), PDG de l'Esports Foundation, s'entretient avec le président français Emmanuel Macron. (Fourni)
Les organisateurs ont déclaré que la capitale française avait été choisie en raison de son profil sportif mondial et du soutien local important qu'elle apporte aux sports électroniques et aux événements de jeu.

La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs.

L'édition de l'année dernière a généré plus de 350 millions d'heures de visionnage et a été diffusée sur 28 plateformes par 97 partenaires dans 35 langues, touchant des téléspectateurs dans 140 pays.

La compétition de 2026 comprendra 24 matchs répartis en 25 tournois, et les joueurs se disputeront une cagnotte de plus de 75 millions de dollars.

De plus amples informations sur le site de Paris devraient être annoncées dans les semaines à venir.


Financement du terrorisme: les pays n'ont pas d'autre choix que de collaborer, affirme la présidente du Gafi

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
Short Url
  • Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
  • Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump

PARIS: Les pays ne peuvent pas se permettre de ne pas collaborer entre eux pour lutter contre le financement du terrorisme, a déclaré mardi à l'AFP la présidente du Gafi, organisme international chargé de coordonner ce combat.

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris.

Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, notamment en évaluant les systèmes nationaux et en recommandant des mesures de contrôle.

Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump, la Russie et la Chine.

"Nous devons coopérer. Nous devons échanger des informations. Prenez par exemple la France et les Jeux olympiques de 2024: plusieurs attaques terroristes ont été déjouées et stoppées grâce au renseignement financier. Nous savons donc que cela fonctionne et que cela peut dissuader les attaques. Nous n'avons pas le luxe d'arrêter", a-t-elle déclaré.

Lors de sa prise de parole au début de la réunion, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent a réaffirmé que les Etats-Unis devaient être soutenus dans leur politique de sanctions contre l'Iran, un sujet qui n'est que marginalement lié à la lutte contre le financement du terrorisme, selon l'Elysée.

Lors de cette 5e conférence "No money for terror", qui réunit plusieurs dizaines de délégations, l'objectif est de "continuer à travailler pour être capable de faire face aux innovations, adapter les méthodes, les outils, partager les bonnes pratiques", selon la présidence française.

Les services de renseignement constatent un éclatement de la menace terroriste, notamment jihadiste, dans un environnement marqué d'une part par l'affaiblissement des deux grandes centrales, Al-Qaida et l'organisation de l'Etat islamique, au profit de leurs franchises territoriales, et d'autre part, par la montée en puissance de la menace intérieure, émanant de personnes isolées qui n'agissent pas nécessairement en lien avec des donneurs d'ordre en amont.

Les circuits de financement ont aussi évolué. "Le panorama que nous avons aujourd'hui est complètement différent de celui de 2018, lorsque cette conférence a commencé. À l'époque, tout était plus centralisé", rappelle Mme de Anda Madrazo.

"Aujourd'hui, nous avons de multiples cellules et une plus grande décentralisation. Mais les outils ont aussi changé. Nous avons désormais les actifs virtuels, la numérisation et une économie dont l'architecture est différente. Et la combinaison des mécanismes traditionnels et des nouvelles technologies constitue effectivement un défi".


Le G7 Finances «réaffirme son engagement envers une coopération multilatérale» face aux risques sur l'économie mondiale

Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
Short Url
  • Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux
  • Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz

PARIS: Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris.

Cela "met en relief l'engagement des partenaires internationaux pour promouvoir la résilience, le développement et la croissance économique afin de garantir une prospérité partagée", ajoutent les participants dans une déclaration, publiée après des échanges élargis mardi à d'autres pays invités (Kenya, Brésil, Inde, Corée du Sud).

La présidence française espérait ce réengagement, dans une période géopolitique troublée.

Les banques centrales, associées aux discussions, ont, elles, indiqué à nouveau être "fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à assurer la résilience durable du système financier".

"La politique monétaire restera tributaire des données: les banques centrales suivent de près l’impact des tensions sur les prix de l’énergie et des autres matières premières sur l’inflation, les anticipations d’inflation et l’activité économique", ajoute cette déclaration.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux afin de garantir la stabilité économique", lors d'une conférence de presse.

Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour les hydrocarbures et l'engrais, bloqué par l'Iran dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.

Avant le sommet des dirigeants du G7 à Evian du 15 au 17 juin, "nous avons, je pense, pas mal avancé le travail, de manière à ce que nos leaders puissent, je l'espère en tout cas, le conclure sur des sujets aussi importants, très concrètement, que les minerais critiques, que le règlement des déséquilibres globaux", a-t-il par ailleurs indiqué.

M. Lescure a aussi affirmé mardi "la volonté" des pays du G7 de "maintenir la pression sur la Russie" pour qu'elle ne profite pas de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi prolonger la suspension temporaire des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer pour modérer la flambée des cours du brut consécutive à la guerre au Moyen-Orient.