Syrie: le chef des forces kurdes salue l'appel d'Öcalan à la dissolution du PKK

Des portraits d'Abdallah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis 26 ans, sont souvent visibles dans ce région, où il bénéficie d'une certaine popularité parmi la communauté kurde. (AFP)
Des portraits d'Abdallah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis 26 ans, sont souvent visibles dans ce région, où il bénéficie d'une certaine popularité parmi la communauté kurde. (AFP)
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Publié le Vendredi 28 février 2025

Syrie: le chef des forces kurdes salue l'appel d'Öcalan à la dissolution du PKK

  • La Turquie, qui considère le PKK comme "organisation terroriste", accuse la principale composante des FDS, les Unités de protection du peuple (YPG), d’y être affiliée
  • Des portraits d'Abdallah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis 26 ans, sont souvent visibles dans ce région, où il bénéficie d'une certaine popularité parmi la communauté kurde

QAMICHLI: Le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, a salué jeudi l'appel du leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à dissoudre ce mouvement et déposer les armes, soulignant toutefois que ses forces n'étaient pas concernées.

A la faveur du conflit syrien déclenché en 2011, les FDS ont profité d'un retrait des forces du président Bachar al-Assad pour prendre le contrôle de vastes pans du territoire dans le nord-est de la Syrie, où elles bénéficient d'une autonomie de facto.

Des portraits d'Abdallah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis 26 ans, sont souvent visibles dans ce région, où il bénéficie d'une certaine popularité parmi la communauté kurde.

"Nous voyons cette initiative de manière positive car il s'agit de paix ici", a déclaré lors d'une visioconférence Mazloum Abdi, le chef des FDS, bras armé de l'administration autonome kurde.

"Je pense que si cette étape se concrétise, son impact sera également positif pour nous (...) En raison du PKK, la Turquie attaque nos régions", a-t-il expliqué. "C'est pourquoi nous le voyons d'un oeil positif".

La Turquie, qui considère le PKK comme "organisation terroriste", accuse la principale composante des FDS, les Unités de protection du peuple (YPG), d’y être affiliée.

"L'appel à déposer les armes du PKK le concerne lui et ne concerne pas nos forces", a toutefois nuancé M. Abdi, estimant que ses forces devaient plutôt rejoindre les rangs de l'armée syrienne qui est actuellement mise en place par les nouvelles autorités, après la chute de Bachar al-Assad en décembre.

"Une nouvelle Syrie se forme, un nouvel Etat est en construction, et bien sûr, les FDS doivent avoir une place dans la nouvelle armée syrienne (...) Nous ne voulons pas dissoudre les FDS, au contraire, nous pensons que les FDS renforceront la nouvelle armée syrienne", a poursuivi M. Abdi.

Cette déclaration intervient alors que les nouveaux dirigeants syriens, islamistes et proches d'Ankara, ont exhorté l'ensemble des groupes armés, dont les FDS à déposer les armes, rejetant toute forme d'autonomie kurde.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.